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Essais sur la schizophrénie et le traitement des psychoses. Tome 1, L'impossible réalité
Michaud Ginette
ERES
26,00 €
Épuisé
EAN :9782749203638
C'est pour contribuer à donner des points de repère aux praticiens qui, comme moi, se confrontent à la psychose que j'ai entrepris cet ouvrage. Mon objectif est de montrer comment les psychotiques, et les schizophrènes en particulier, vont nous amener à comprendre, à travers leur souffrance, que les symptômes qu'ils mettent en avant et qui sont si"fous"sont des constructions qu'ils échafaudent pour résister à une désorganisation psychique. Celle-ci priverait leur vie de tout sens, de toute humanité, et les conduirait à une mort psychique. Ces constructions traduisent un défaut de leur structure qui les condamne à toujours réagir de cette façon folle à chaque phénomène nouveau venant bouleverser leur équilibre. Lorsqu'on peut avoir accès, par l'analyse, aux mécanismes de défense que ces malades mettent en place, on peut approcher le défaut de structure qui semble la cause de toute leur organisation psychique. Alors, on peut pallier ce défaut par des dispositifs que la théorie psychanalytique nous permet d'imaginer." GM
Jacques Derrida est sans contredit le philosophe qui s'est le plus passionné pour la littérature, sous toutes ses formes (impossibles à formaliser) et en tous genres (impossibles à assigner). Dès les commencements de son oeuvre philosophique, il s'est non seulement engagé à penser la question de l'écriture en tant qu'elle avait toujours été marginalisée et abaissée dans la tradition occidentale, il s'est aussi inlassablement tourné vers la littérature pour élaborer ses propres questions touchant le secret, le témoignage, la promesse, le mensonge, le pardon et le parjure, pour en nommer quelques-unes. A la littérature, on ne saurait imposer, selon Derrida, des règles, des prescriptions ou des fonctions. Les essais réunis ici s'emploient à examiner plusieurs des propositions du philosophe au sujet de la "littérature sans condition., à commencer par celles qui concernent la souveraineté poétique et qui relient, de manière indissociable, la littérature comme "droit de tout dire" à la démocratie (à venir). Derrida insiste en effet sur la "puissance" du "principe" littéraire, qui permet a la littérature de s'affranchir en interrogeant ses propres règles, voire la loi même, dans une performativité sans précédent. L'expérience littéraire s'avère aussi le lieu par excellence pour expérimenter toutes les modalités de la représentation et de la délégation sur lesquelles se fonde la démocratie. La littérature est ainsi associée pour Derrida à une certaine (ir) responsabilité, à une manière singulière de penser la question de l'éthique en la dégageant de toute morale et de toute instrumentalisation et, il va sans dire, de tout préjugé. S'appuyant sur Kafka Bartleby et Abraham, Derrida souligne avec force l'importance que cette question d'une éthique autre revêt pour lui et il n'hésite pas à donner une préséance — préférence encore — à la littérature en ce qu'elle s'avance vers la loi pour en comprendre l'origine. De manière significative, il place la question de l'invention poétique et du langage — de ce qu'il appelle l'idiome, irréductible à toute traduction — au coeur de sa réflexion au sujet de la différence sexuelle et de l'hospitalité. C'est à cette passion de Derrida pour la littérature que sont consacrés les essais réunis dans cet ouvrage.
La littérature aura été pour Maurice Blanchot et Jacques Derrida le lieu par excellence du secret. L'un et l'autre posent en effet qu'il y a dans le secret un "il est impossible de dire" qui ne peut être levé même lorsqu'il est dévoilé ou rompu. Comment, dès lors, présenter ce qui, dans ce secret sans contenu et non caché, se refuse à toute présentation et, surtout, comment en parler sans déchirer sa nuit propre et privée? Cet essai se propose de suivre cette aporie dans le récit de Maurice Blanchot, L'Instant de ma mort, texte testamentaire d'une inépuisable réserve paru en 1994, et dans la lecture minutieuse, pas à pas, que lui consacrait Derrida dans Demeure-Maurice Blanchot. Prenant appui sur plusieurs séances inédites du Séminaire de Derrida intitulé "Répondre du secret"", qui se tint en 1991, cet essai cerne dans un premier temps l'originalité de l'approche derridienne en retraçant les choix que fait le philosophe de sémantiques et de logiques qui le portent à puiser à un fond plus mystérieux et même étranger au secret freudien ou (post-) psychanalytique. Dans un second temps, cette pensée hétéronomique du secret est saisie tant dans le récit de Blanchot, qui en offre une exemplaire mise en oeuvre, que dans les" effets de secret "qui viennent se déposer et se sceller en retour dans la propre lecture de Derrida. Forme de célébration de la parution de Demeure il y a quelque dix ans (et faisant constamment place à cette question de la date), ce livre tente de prendre la mesure de l'événement du secret qui s'est trouvé noué entre ces textes de Blanchot et de Derrida. Plutôt que d'interprétation ou d'herméneutique, c'est d'une autre expérience de la lecture qu'il sera aussi question une lecture qui souhaiterait elle-même" demeurer ", loin de toute évidence, de toute explication et de toute certitude, une" expérience secrète au sujet d'un secret ", comme y appelait Derrida dans Donner la mort."
Le poème n'était pas pour Jacques Brault une question rhétorique ou seulement esthétique : il était indissociable de la vie, saisie dans tous ses aspects, les plus humbles, les plus quotidiens, comme les plus mystérieux. Ni vers ni prose, la poésie passait outre ces limites et circulait aussi librement dans ses essais où surgissaient ses "épiphanies pourvoyeuses de petite éternité". Dans ses derniers ouvrages Chemins perdus, chemins trouvés, Dans la nuit du poème et Images à Mallarmé, Jacques Brault nous a donné une méditation à la fois profonde et intime sur l'énigme du poème. Ces Sentiers sont une invitation à poursuivre la conversation infinie avec lui.
L'écriture philosophique de Sarah Kofman a eu pour enjeu "la vie comme texte" . De L'enfance de l'art (1970) à L'imposture de la beauté (1995, posthume), la philosophe a exploré cette question dans un geste de lecture audacieux par lequel elle confronte philosophes anciens (Empédocle, Héraclite, Platon), modernes (Descartes, Kant, Rousseau, Kierkegaard, Comte, Marx) et contemporains (Sartre, Blanchot, Derrida). Sarah Kofman convoquait aussi dans toutes ses analyses deux interlocuteurs privilégiés, Freud et Nietzsche. La littérature, l'idéologie, le féminin, le rire, les rapports à l'art et à la psychanalyse, l'autobiogriffure furent les "voies de traverse" par lesquelles celle qui, enfant, avait survécu à la Shoah, reconduisit la philosophie "au coeur de la vie" . Plus de vingt-cinq ans après la parution de Rue Ordener, rue Labat et du Mépris des Juifs en 1994, n'est-il pas temps de prendre la mesure de cette oeuvre philosophique ? Cet ouvrage réunit, dans une perspective transdisciplinaire et internationale, philosophes, littéraires, historiens, historiens de l'art et psychanalystes autour du travail de la philosophe. Multipliant les approches et les interprétations, faisant droit aux questions historiographiques et archivistiques liées à son oeuvre, ces lectures entendent donner toute son actualité critique à la voix unique de Sarah Kofman.
A travers les yeux d?un bébé, cet ouvrage évoque la vie quotidienne des bébés chez leur assistantematernelle. S?appuyant sur des témoignages de collègues, de parents, de professionnels de lapetite enfance et sur sa propre expérience, l?auteur aborde le métier d?assistante maternelle danssa globalité et au quotidien, avec ses joies, ses difficultés, ses incertitudes, tout au long des étapesdu développement physique et psychologique de l?enfant. Des sujets plus délicats y sont abordés,comme la maltraitance, la négligence professionnelle ou parentale, le manque de formation desassistantes maternelles. Une approche intimiste du métier, élargie à des recherches plusapprofondies et prolongée par des conseils et des contacts professionnels.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
La résilience, terme emprunté à la physique pour désigner la capacité des individus à surmonter les traumatismes, n'est pas une notion globale ou uniforme : elle présente de multiples facettes et provoque des controverses dans le monde thérapeutique. Dans cet ouvrage où dialoguent Boris Cyrulnik, à 'origine de la diffusion de cette notion en France, et Serge Tisseron qui en combat les ambiguïtés, les auteurs s'attachent à explorer les phénomènes de résiliences: la résilience serait-elle une recette miracle ou une réelle capacité de chacun à s'épanouir malgré le poids d'un traumatisme ? S'agit-il d'un état ou d'un processus ? D'un mécanisme de défense inné ou acquis ? D'une méthode comportementale ou d'une thérapie ? A mener seul ou avec l'aide d'un tuteur de résilience ? Apanage seulement de la jeunesse ou bien possible à tout âge ? Serait-ce un mot magique survalorisant ceux qui ont survécu à un traumatisme en même temps qu'il donnerait du rêve à ceux qui, dans des difficultés graves, peuvent espérer guérir par leurs seules ressources ? D'autre part, la résilience relève-t-elle du scientifique ou bien du moral dans la mesure où l'amour et la compassion semblent y jouer un râle primordial au détriment du travail scientifique sur l'Inconscient ? Et n'emprunte-t-elle pas à la psychanalyse certains concepts dans leur seul aspect positif et structurant ? Enfin, peut-on en tirer des outils thérapeutiques, voire pédagogiques, où à la traditionnelle prise en charge se substituerait une approche valorisant les ressources de vie, les potentialités de l'individu et de son environnement en développant l'espoir sous forme de réparation ou de création ? . . Joyce Aïn, psychanalyste (Toulouse), membre de la Société Psychanalytique de Paris, présidente de l'association Carrefours & Médiations.