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Marcello Mastroianni. Le latin lover au miroir déformant de sa filmographie
Micallef Claire
AEDON LIVRES
21,00 €
Épuisé
EAN :9791096613007
Avec La Dolce Vita, Marcello Mastroianni est devenu, aux yeux du monde entier, l'incarnation du latin lover. Cette identification de l'acteur à l'archétype du séducteur italien ne laisse pas d'étonner, au regard du reste de sa filmographie qui s'emploie à mettre en pièces cette image, que ce soit sur le mode dramatique ou dans la pure tradition de la comédie de moeurs à l'italienne. De l'immédiat après La Dolce Vita, aux rôles de la fin de carrière, les réalisateurs, de Germi à Mikhalkov en passant par Fellini lui-même, ne cesseront de proposer à Mastroianni des rôles de mâle mis en déroute par les femmes, de séducteur veule, d'impuissant... Cette démystification, à laquelle se prêtera l'acteur avec malice, donne à sa filmographie des airs de miroir déformant. Qui dit miroir déformant dit aussi jeux de miroirs : la filmographie de Mastroianni est truffée de clins d'oeil plus ou moins explicites aux rôles du passé. Tout en s'attachant à cerner la persona de Marcello et ce qui fait la quintessence du jeu de cette icône, que son éthique de la légèreté et de la distanciation ont rendue irrésistible, cet essai revient sur les pans les plus emblématiques de la carrière de l'acteur, plus mâle mis à mal que latin lover.
Résumé : Aux XVIe et XVIIe siècles, l'ordre européen était parfois menacé par des crises d'origine régionale. Ces désordres venaient des initiatives scandaleuses d'acteurs politiques habituellement peu présents sur la scène internationale (municipalités, institutions provinciales, seigneurs locaux). Pour résoudre des conflits internes, parfois contre leur propre souverain, ces acteurs n'hésitaient pas à appeler des puissances étrangères à leur secours, dans des logiques de solidarités politico-religieuses internationales. Les "affaires de Provence" (1580-1598) permettent de comprendre le fonctionnement de ce type de crises. Au plus fort des guerres de Religion en France, les catholiques de Provence appelèrent à leur secours le duc de Savoie, le grand-duc de Toscane, les papes et le roi d'Espagne. Parce que la Provence avait une position stratégique entre Barcelone et Gênes, d'autres puissances intervinrent à leur tour : l'Angleterre, l'Empire ottoman, le duché de Lorraine et la République de Venise. A partir d'une étude minutieuse des événements, ce livre mène une réflexion approfondie sur les défis stratégiques, intellectuels et rhétoriques d'une situation vécue à l'époque comme un désordre international, en raison de la marge de manoeuvre subversive acquise par des acteurs ordinairement faibles.
Le mouvement écologique a dénoncé la dévastation industrielle de la nature, mais il tient peu compte des ravages humains. En opposition, nous définirons au-dessus de la politique, de l'économie et de l'innovation technique, de nouveaux droits dits "poétiques" destinés à maintenir des liens de fraternité et de proximité. Après avoir analysé le capitalisme, nous proposerons de rompre avec des siècles de division du travail. Nous chercherons à rapprocher les lieux de production des lieux de consommation : l'échange de biens et services doit devenir un prétexte à la rencontre, afin de renforcer les liens humains. Ce nouveau stade de l'humanité sera défini par le dépassement de la lutte sous toutes ses formes. Nous examinerons à quelles conditions le principe de gratuité permet de faire correspondre le niveau de la consommation à celui des besoins. Nous esquisserons enfin le concept d'économie poétique fastueuse.
Le marketing, composante obligée du fonctionnement des entreprises, semblait jusqu'ici bénéficier d'un statut établi et quasi-définitif. Voici que de considérables transformations socio-économiques de l'environnement et des changements brutaux de mentalités et de comportement des individus et des groupes, incitent à une profonde révision de ce statut. Dès lors, il devenait nécessaire d'effectuer une triple démarche : donner au lecteur les moyens de dominer et de manipuler avec précaution ce qui pouvait être considéré comme définitivement acquis ; suggérer les voies d'une réflexion nouvelle sur le marketing, tout en conservant les méthodes et les techniques qui ont fait leur preuve ; indiquer les modes d'action sur le terrain, en les accompagnant d'un esprit critique constructif. Le présent ouvrage s'y emploie, et c'est dans cet esprit que sont construites les trois grandes parties qui le composent : évaluation du marché, stratégie concurrentielle, marketing opérationnel. Cet ouvrage convient parfaitement à tous les étudiants qui souhaitent à la fois aborder le marketing dans ce qu'il a d'essentiel, et disposer d'une méthode sérieuse de réflexion et d'approfondissement. Cet ouvrage convient aussi, et pour les mêmes raisons, aux enseignants et aux cadres d'entreprises.
Ce livre, c'est l'histoire d'un artisan du cinéma et de son petit magasin, tel celui de Leonor dans Brooklyn Village, loin des modes, au temps de tous les bouleversements. Pas une histoire folle, sans climax, juste le parcours d'un cinéaste citoyen qui filme le monde, son intimité, partageant son goût affirmé pour un certain cinéma, sans esbroufe, avec simplicité, honnêteté et transparence.
Il y a longtemps que Little Nemo in Slumberland occupe, en ouverture de toute histoire de la bande dessinée qui se respecte, la place de chef-d´oeuvre des incunables du neuvième art. Car c´est bien de cela qu´il s´agit, lorsqu´on feuillette n´importe quelle anthologie de Little Nemo, même avec son format papier journal réduit de moitié : le choc, les retrouvailles, l´éblouissement, d´une pure splendeur graphique. La lanterne magique de Little Nemo agit sur deux tableaux : elle emprunte aux fêtes foraines les miroirs déformants, les décors improbables, les frissons captivants de l´illusion à laquelle on se laisse prendre.
Inventé en 1940, Robin n´a cessé d´illuminer, depuis sa création, les aventures du sombre Batman et, plus largement, du "genre super-héroïque" . Alors qu´il fête cette année ses 80 ans d´existence, il est temps de se pencher sur cette grande figure de l´éternelle jeunesse qui, au fil de son évolution, a présenté différents visages de l´enfance, tout à la fois jeune sidekick en proie à la peur de l´abandon ou adolescent en pleine rébellion. Ce présent ouvrage se dédie donc tout spécialement à son parcours dans les comics, ainsi qu´à celui de ses compères qui permirent aux jeunes lecteurs d´épauler symboliquement leurs héros de prédilection. Sous leur regard, c´est tout un portrait en creux qui est esquissé : celui de justiciers aux multiples facettes, tout à la fois mentors, amis et grands enfants eux- mêmes. Car, loin d´être de simples faire-valoir, Robin, et consorts sont la preuve indéniable de cette part enfantine que les super-héros continuent d´entretenir en eux. Et en nous.
Elles orchestrent la rencontre et scellent la désunion, établissent le partage et la déchirure : les mains parcourent le cinéma. Connectées à l'oeil, elles se font pensée en mouvement et réconcilient comme elles opposent. Main-pulsionnelle ou main-affect qui formulent les sentiments secrets, elles sont un langage. Au cinéma, elles rivalisent d'éloquence. Plus qu'un motif iconographique, les mains s'accordent à la temporalité émouvante d'une existence. Leur visibilité à l'écran cache pourtant le paradoxe de leur mystère et de leur incapacité à embrasser la totalité de l'autre. Temps, mouvement, mémoire, altérité, sexualité se mêlent dans le battement harmonieux des mains. Faites de la même substance que le cinéma, elles l'obsèdent. Scorsese, De Sica, Fellini, Vidor, Preminger, Denis, Bresson, Mann, Hitchcock, Chabrol, Lang, Wiene, Burton, Craven, Raimi, Browning, Genet, Godard, Kubrick : tous les ont fétichisées, transformant leurs films en étreintes.