Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
L'Etat inachevé. La question du droit dans les pays arabes
Mezghani Ali ; Filali-Ansary Abdou ; Charfi Abdelm
GALLIMARD
27,30 €
Épuisé
EAN :9782070134335
Le rapport au droit est le grand impensé des sociétés arabo-musulmanes. Non qu?elles ignorent ledroit, bien au contraire: ce sont les sociétés les plus juridicisées qui soient. Mais celui qu?ellesrespectent n?est en rien une instance autonome, séparée et distincte d?autres instances: il n?estperçu qu?à travers la religion, sous la forme de la charia, réceptacle de la foi, de la morale, desmoeurs et du droit. L?islam entretient un rapport très particulier au temps qui situe son avenir dans le passé, où un modèle idéal est censé s?être réalisé au cours de la période prophétique. Le dogme d?un Coran incréé exclut toute historicisation: la loi est valable en tout temps et en tout lieu, l?oeuvre des jurisconsultes se bornant à découvrir dans le Texte la norme qu?ils énoncent. Parce que la théologie rationnelle a très tôt été supplantée par un courant anticolonialiste, la raison autonome et législatrice s?est effacée au profit d?une raison instrumentale dédiée à la seule compréhension du Texte. L?idée de nation ne s?est pas non plus acclimatée. Manquent dès lors à l?appel les fondements mêmes de la démocratie, le contrat social et ses corollaires, la liberté adjointe à l?égalité. En se mettant à l?abri des évolutions, les sociétés arabes se sont empêchées de construire l?État de droit et d?instaurer la démocratie. C?est en cela que leur État reste inachevé. Sa construction dépendra en grande partie de leur capacité à clarifier leur rapport à la modernité et à redéfinir le statut de leur passé. Sans doute est-ce là le véritable enjeu des révolutions arabes de 2011.
Ces travaux sont le fruit d'un programme international de coopération scientifique franco-tunisien soutenu par la Direction générale de la recherche scientifique et technique du ministère tunisien de l'Enseignement supérieur et le Centre national de la recherche scientifique. Notre contribution à l'étude des aspects juridiques de la protection de la diversité culturelle prend sa place au sein d'un vaste corpus consacré aux effets de la mondialisation devenue un des grands sujets d'affrontement, outil d'affirmation collective et de quête d'identité. Mais si la littérature consacrée à la diversité culturelle est considérable, la thématique ici retenue n'a pas encore fait l'objet de nombreux travaux comparatifs de la part des juristes. Ce premier volume aborde la question centrale de la légitimité des droits nationaux dans le domaine de la sauvegarde du patrimoine de la culture. Est rappelé en quoi l'intervention des Etats, garants de l'intérêt culturel, se justifie et quels sont les fondements et finalités de leurs actions. Sont aussi abordées des questions relatives aux patrimoines d'intérêt local ainsi que la protection des minorités culturelles.
Ces travaux sont le fruit d'un programme international de coopération scientifique franco-tunisien soutenu par la Direction générale de la recherche scientifique et technique du ministère tunisien de l'Enseignement supérieur et le Centre national de la recherche scientifique. Notre contribution à l'étude des aspects juridiques de la protection de la diversité culturelle prend sa place au sein d'un vaste corpus consacré aux effets de la mondialisation devenue un des grands sujets d'affrontement, outil d'affirmation collective et de quête d'identité. Mais si la littérature consacrée à la diversité culturelle est considérable, la thématique ici retenue n'a pas encore fait l'objet de nombreux travaux comparatifs de la part des juristes. Ce second volume est consacré à l'étude du droit international de la culture, marqué par l'adoption récente d'un certain nombre de textes dans des domaines variés : circulation illicite des biens culturels, protection du patrimoine immériel. En vis-à-vis, la production de normes commerciales dans l'espace européen et international peut être de nature à perturber les systèmes de protection de la culture.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Traduction de l'anglais par Madeleine Rossel, André Parreaux, Lucien Guitard et Pierre Leyris. Édition de Pierre Leyris. Traduction de Souvenirs intimes de David Copperfield sous la direction de Léon Lemonnier, revue et complétée par Francis Ledoux et Pierre Leyris.