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L'ange à la fenêtre d'Occident
Meyrink Gustav ; Pollet Jean-Jacques
FLAMMARION
14,00 €
Épuisé
EAN :9782080712226
L'Ange à la fenêtre d'Occident, l'ultime roman de Gustav Meyrink, est de ces livres qui, sitôt ouverts, n'en finissent plus de vous hanter. Rédigé peu avant la mort de l'auteur, il est à son ?uvre ce que Faust est à celle de Goethe: une "somme", summa scientia. L'histoire fascinante de John Dee, célèbre alchimiste du XVI° siècle, y est relatée à travers les fragments de son journal, que le baron Müller, un lointain descendant, a reçu en héritage. De l'Autriche du XX° siècle à l'Angleterre de la reine Élisabeth, en passant par la Prague du Rabbi Löw, droit venu du Golem, les repères peu à peu vacillent, et l'on voyage, de la table de travail de Müller au cachot où l'alchimiste, accusé de sorcellerie, est retenu prisonnier... Placé sous l'auspice du culte de la "putain du diable" Isaïs la Noire, figure de la tentatrice, ce roman est sans doute l'un des plus sensuels de Meyrink. Sombre et charnel, L'Ange à la fenêtre d'Occident, où les ressorts du fantastique meyrinkien sont exploités jusqu'au vertige, est un "livre extraordinaire, foisonnant de symboles, pullulant de mystères, rempli d'un désordre grandiose où la vision profonde confine souvent à la folie" (Marcel Béalu).
Paru en 1915, ce roman connut un immense succès. Ruelles sinistres du ghetto de Prague hantées par un automate d'argile qui incarne le mal, rabbins kabbalistes dotés de pouvoirs inquiétants : une oeuvre placée sous le sceau de l'occultisme et du fantastique. Nouvelle traduction.
4e de couverture : «Sans raison», sous le coup d'une illumination qu'elle n'expliquera pas, la femme de ce récit demande à son mari de s'en aller, de la laisser seule avec son fils de huit ans. La voici, désormais, «libre», bien que le mot, trop grand, trop précis, ne soit pas prononcé, ni pensé peut-être. Avec la simplicité déroutante que nous lui connaissons, Peter Handke impose puissamment à l'enchaînement des faits et gestes insignifiants de la vie quotidienne une dimension universelle et tragique.
Quatrième de couverture «Alors Érasme, dans le délire de son désespoir d'amour, s'écria : "Faut-il donc que je te quitte ? S'il faut que je parte, que mon reflet reste en ta possession à jamais et pour l'éternité !" À peine eut-il prononcé cette imprécation que Giulietta couvrit ses lèvres de baisers brûlants ; puis elle se retourna et tendit avec ivresse les bras vers le miroir... Érasme vit son image avancer, indépendant des mouvements de son corps, il la vit glisser entre les bras de Giulietta, et disparaître avec elle...»
- Dans quel village me suis-je égaré ? Y a-t-il donc ici un château ? - Mais oui, dit le jeune homme lentement, et quelques-uns des paysans hochèrent la tête, c'est le château de M. le Comte Westwest. - Il faut avoir une autorisation pour pouvoir passer la nuit ? demanda K. comme s'il cherchait à se convaincre qu'il n'avait pas rêvé ce qu'on lui avait dit. - Il faut avoir une autorisation, lui fut-il répondu, et le jeune homme, étendant le bras, demanda, comme pour railler K., à l'aubergiste et aux clients : - A moins qu'on ne puisse s'en passer ?...
1187, Jérusalem. Au c?ur du chaudron brûlant allumé par les Croisades. Saladin vient de reprendre la ville aux Croisés. Victorieux, il agit vis-à-vis des juifs et des chrétiens dans un esprit de tolérance inconnu jusqu'alors. Seuls les Templiers, qui tuent en invoquant Dieu, ne trouvent pas grâce à ses yeux. Or, fait inouï, il vient justement d'en épargner un, un jeune. Et Jérusalem bruit de rumeurs. Ce jeune homme, alors qu'il erre, mélancolique, par les rues de la ville, sauve à son tour des flammes une jeune fille juive- acte, lui, hors normes pour un Templier... Le père de cette dernière, un riche marchand, revient d'un long voyage... La " folle journée " peut commencer. En imaginant ainsi la rencontre d'un musulman apôtre de la tolérance, d'un juif sympathique, et d'un chrétien assailli par le doute, Lessing, en 1779, bouscule les représentations de son temps (et du nôtre ?).