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Valoriser les patrimoines militaires. Théories et actions
Meynen Nicolas
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782753511613
L'examen des formes prises par la valorisation des patrimoines militaires et des processus mis en oeuvre a donné lieu en 2008, à Brest, à un colloque international dont nous rapportons, à travers cet ouvrage, quatorze témoignages marquants. Ces exemples d'actions abouties et de projets en cours au moment de ces rencontres éclairent ce que l'on pressentait de la richesse de notre idée du patrimoine militaire tiraillé entre mutation de propriété sur un mode accéléré depuis les procédures de "démilitarisation" engagées par le Ministère de la Défense à la fin des années 1980, acceptation, reconversion et transformation par les collectivités locales. Situés au carrefour de plusieurs approches historique, politique, financière, patrimoniale, touristique et environnementale qui soulignent les besoins en matière de connaissances préalables, ces échanges proposent une réflexion d'ensemble sur les mécanismes de la valorisation et de l'animation de ce patrimoine, dans un contexte conjoncturel peu favorable. Les schémas généraux qui ont ainsi émergé de ces trois journées ont pour ambition d'accompagner les acteurs désormais opérateurs de ce patrimoine dans leurs actions en lien avec un patrimoine militaire, sans toutefois s'imposer à eux comme modèle. En effet, en tenant compte d'éléments nouveaux tels que le développement durable ou la biodiversité, et l'affaiblissement des subventions public ; les modes opératoires appropriés cavèrent relever de montages innovants, souvent audacieux, qui s'appuient sur la mobilisation d'énergies diverses et plurielles, privées et publiques.
Longtemps considérée comme une frontière naturelle, la montagne a été fondamentale pour le contrôle et la mise en défense permanente du territoire national largement bordé de massifs élevés. Contraints par des impératifs topographiques invariants et par des conditions météorologiques très souvent défavorables en altitude, les ingénieurs militaires ont procédé à des adaptations tant stratégiques que techniques et architecturales de leurs ouvrages, si nécessaire en domptant la nature sinon en la faisant plier. Quel est aujourd'hui l'état des connaissances de ces ouvrages de montagne (Pyrénées, Alpes, Jura, Vosges) et des documents historiques qui leur sont liés ? Comment les ingénieurs se sont-ils adaptés à l'anatomie si particulière de la montagne ? Comment construit-on en montagne, avec quels matériaux et dans quelles conditions ? Quel dialogue entre tradition vernaculaire et invention formelle et technique s'est mis en place ? Comment camoufler les ouvrages aux yeux des ennemis ? Et enfin, comment aujourd'hui conserver, mettre en valeur, faire vivre et connaître ces ouvrages aux typologies très variées, souvent difficiles d'accès et fragilisés par des conditions climatiques rigoureuses ? Ce riche ouvrage collectif, fruit d'une collaboration entre les universités Toulouse - Jean-Jaurès et Bordeaux-Montaigne, explore l'ensemble de ces questions à la lumière de cas d'études français et européens.
Meynen Nicolas ; Jalabert Laurent ; Castañer Muñoz
La construction des Pyrénées par le tourisme se constate tant dans son legs patrimonial que par ses relations directes et indirectes avec l'ensemble des autres activités. En prenant appui sur les récentes données de la recherche produites de 2017 à 2021 par le programme européen FEDER TCV-PYR consacré à l'inventaire du patrimoine culturel thermal pyrénéen, cet ouvrage apporte un regard élargi sur ce territoire en quittant l'approche monographique pour étudier les stations à l'échelle de leur maillage et de leurs caractéristiques, au prisme de comparaisons avec d'autres sites français et européens. Les 17 contributions s'intéressent au cadre urbain et à l'architecture, que le thermalisme a élaborés à la fois par mimétisme et souci de distinction, dans le but de permettre et de rendre désirables des soins et une sociabilité. Mais la montagne a produit bien plus que des équipements thermaux au service d'une clientèle à la fois consommatrice d'eaux de source et désireuse de profiter à la belle saison d'un cadre de vie saisonnier tranquille et paisible en harmonie avec la nature, adapté toutefois à son statut social. Elle est un espace d'ouvertures et de rencontres, un creuset de formes, de paysages et d'usages.
L'État belge n'existe que depuis 1830, mais un État ne surgit pas du néant grâce à une révolution aisément victorieuse. À travers les siècles, la Belgique a connu des avatars multiples, des phases de rayonnement et des heures d'effacement, c'est-à-dire une évolution qui explique la réalité d'aujourd'hui. Qu'il analyse les convergences culturelles autour de l'Escaut et de la Meuse, qu'il évoque le rôle de Charlemagne, de Louis de Male, de Philippe le Bon, celui de Charles Quint, de Joseph II ou de Napoléon, Georges-Henri Dumont réussit à dégager l'essentiel de l'accessoire et à faire revivre avec intensité le jeu des forces en présence. Son don exceptionnel de synthèse a été célébré par une critique unanime. Par ailleurs, conséquence d'un enseignement de l'Histoire qui, en l'absence générale de manuels, ne s'articule plus autour de dates précises mais découpe le passé en grands thèmes, effet indirect d'une culture en mosaïque diffusée par l'audio-visuel, on situe de plus en plus mal ce que l'on étudie, lit dans la presse ou voit sur le petit cran. Nombreux sont ceux qui s'en plaignent et souhaitent disposer de points de repère. Le présent ouvrage tente de leur en offrir.
Résumé : Au Mexique, en ce temps-là, certains caressaient l'espoir de se tailler un Empire ; d'autres rêvaient de gloire, de panache et de médailles... Quant à la troupe, c'était l'envie de butin, de pillage et de jolies femmes... Pour Félix Sauvage, rien ne comptait plus que d'assouvir sa vengeance !
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Subjectivités numériques et posthumain s'inscrit dans le sillage de l'ouvrage PostHumains : frontières, évolutions, hybridités publié dans la collection "Interférences" des presses universitaires de Rennes. Ce recueil était davantage consacré aux mutations, évolutions et hybridations du corps dans un devenir posthumain. Ce livre propose d'explorer l'imaginaire associé à l'émergence d'une subjectivité numérique dans la période contemporaine de l'hyperconnectivité et du développement de l'intelligence artificielle. Tout comme dans la perspective d'une corporéité posthumaine, un esprit qui ne serait plus ancré à un corps organique suscite de nombreuses réflexions et mises en fiction. L'approche proposée dans ce livre est par ailleurs fondamentalement interdisciplinaire car les questionnements relatifs aux devenirs de l'humain et à la définition de son identité que déclenche le posthumain sont universels.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.