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Paroles tissées. Sénégal et Guinée
Meyer Gérard
L'HARMATTAN
24,00 €
Épuisé
EAN :9782343231365
Les 28 contes de cet ouvrage ont été recueillis en Afrique de l'Ouest, notamment au Sénégal et en Guinée. Ils constituent une partie de l'immense patrimoine oral de trois peuples : Toucouleurs du Boundou au Sénégal, Malinkés du Niokolo (Sénégal oriental) et du nord de la Guinée, Badiarankés de la Guinée. A l'image du pagne traditionnel, tissé habilement, les contes abondent en motifs divers. Il y a des motifs récurrents : l'oiseau "messager" mais qui se révèle délateur et en sera puni. L'arbre protecteur de l'orpheline, substitut de la mère, ou l'arbre lieu de tous les dangers... La vieille femme, qui peut être à la fois la bonne mère initiatrice et salvatrice, mais aussi la méchante délatrice. L'orpheline, souvent maltraitée par une méchante marâtre ou marginalisée par ses camarades d'âge. Le roi ou le chef qui apparaît souvent comme une figure négative, au pouvoir arbitraire et injuste. Mais ces contes, sur le mode de l'irréel, de l'invraisemblable, du merveilleux et de la fiction ne permettent-ils pas d'affirmer, à l'instar du rite, une certaine permanence des êtres et des choses, car, comme l'affirment les Malinkés, "le monde n'a pas été créé aujourd'hui, il ne finira pas aujourd'hui" ?
Laissez-vous transporter dans la garrigue ensoleillée, où les saisons mènent la danse et les vents vous content des histoires. Dans ce roman où l'auteur se fait conteur, une galerie de personnages hauts en couleur et une ménagerie aussi diverse qu'attachante vous attendent. Chiens fidèles, poneys malicieux, ânes têtus... Chaque page est un fait divers à elle seule, un tableau vivant de la vie méridionale. Avec Tramontane, évadez-vous dans un récit où chaque souffle est une aventure. Né en 1945 en Moselle, dans un village proche de la frontière allemande, Gérard Meyer devient porion dans les mines de charbon à Forbach. Passionné de lecture, il se met à écrire sur le tard. Après un premier ouvrage sur son ami Roger Bichelberger, les Editions Vérone publient les livres suivants : Et au milieu coule la Simbach, Floréal et aujourd'hui, Tramontane.
Résumé : Les 170 proverbes présentés ici en version bilingue font partie d'un corpus plus large recueilli auprès de divers peuples de l'Afrique de l'Ouest : Malinkés, Toucouleurs et Badiarankés. Ils ne constituent qu'une infime partie de l'immense patrimoine culturel de ces peuples. Ces proverbes sont aussi intéressants par ce qu'ils disent que par leur manière de le dire. Ainsi, ils privilégient le raisonnement de la pensée imageante, suggérant des vérités tout en ayant l'air de parler d'autre chose. Les proverbes sont polysémiques : ils n'ont de sens que dans le contexte où ils ont été employés et dans les situations concrètes où ils sont énoncés. C'est toute leur richesse que l'ouvrage révèle par des éclairages linguistiques et culturels. Ils disent, à leur manière, un des visages possibles de l'humanité, patiemment transmis chez des peuples pour qui la noblesse consiste à dire et à comprendre l'essentiel à demi-mot, cet essentiel qui est le voyage de l'homme avec son semblable.
Résumé : Les trente-quatre contes de ce recueil proviennent tous de pays de l'Afrique de l'Ouest : Sénégal, Guinée et Guinée-Bissau. Ils ont été enregistrés et traduits à partir de cinq langues parlées dans ces pays : bambara, toucouleur, matinké, badiaranké et créole, tout au long de mon séjour dans ces pays entre 1975 et 2014. Ces récits imaginaires ont comme personnages centraux des animaux, soit domestiques soit sauvages. Oiseaux, mammifères et reptiles s'y côtoient. Certains contes décrivent un trait étiologique indiquant comment certains comportements animaux ont commencé : on apprend ainsi pourquoi l'éléphant ne supporte pas le chant du coq, pourquoi le lièvre a de longues oreilles et pourquoi le lièvre et le singe rouge ne sont pas des amis. On nous raconte aussi l'origine du cri de l'hyène et des gémissements du lion.
Résumé : Nous voici plongés dans le monde de la mine à travers l'expérience de trois jeunes gens. Floréal présente la grande dangerosité de cet univers clos aux conditions de travail féroces. Soumises aux drames naturels comme les coups de grisou, les relations entre mineurs en pâtissent. Un savant mélange entre dureté et camaraderie s'établit cependant. Au-delà de l'hostilité de la tâche, on découvre néanmoins une organisation sociétale assez bienveillante de la part de la société dirigeante : les logements avec chauffage, consultations aux médecins, hospitalisations, sont pris en charge. Né en 1945 à Alsting, Gérard Meyer devient électromécanicien pour les mines de charbon à Petite Rosselle, ensuite au puits Simon à Forbach. Il deviendra l'agent de maîtrise dans les mines, le "porion" , jusqu'à sa retraite. Il a toujours composé des poèmes, des discours lors d'évènements. Mais c'est par suite d'une période très douloureuse bouleversant sa vie, qu'il a réellement commencé à écrire. Durant le premier confinement, il s'attelle à cet ouvrage sur Roger Bichelberger, présenté au salon du livre à Forbach en 2022. Après un deuxième livre sur ses souvenirs d'enfance, Et au milieu coule la Simbach, édité par les éditions Vérone, Floréal est son 3e ouvrage.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.