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L'hiver au Siècle d'or hollandais. Art et climat
Metzger Alexis
SUP
35,00 €
Épuisé
EAN :9791023106206
Une fièvre de glace ! Quand la Hollande connaît une succession d'hivers froids au XVIIe siècle, les peintres se mettent à représenter l'hiver comme on ne l'avait jamais vu. Patineurs, traîneaux, nouveaux bourgeois, paysans, tous envahissent ces territoires éphémères, représentés par tes maîtres hollandais tels Avercamp, van Goyen ou van Ruisdael. Mais pourquoi tant représenter ces hivers-là, jusqu'à rendre ces images emblématiques ? Ce livre interpelle les sources de l'histoire du climat pour proposer une nouvelle lecture, géohistorique, de ces oeuvres d'art. En comparant ce qui est écrit à l'époque à ce qui est peint par les artistes, en jonglant entre disciplines et champs de recherche, il met en lumière les figures de l'hiver en ce Siècle d'or hollandais. Il sillonne la palette des représentations hivernales pour replonger le lecteur à une époque où chacun négocie avec le froid. Vermeer lui-même avait bien vendu un de ces tableaux en échange d'une barque montée sur des patins à glace. Anecdotes, facéties hivernales, la rencontre de l'art et du climat forme le récit d'un autre conte d'hiver à découvrir.
Résumé : Un jour, Louis, trentenaire à la vie monotone, achète un vieux téléphone dans une brocante. Une fois chez lui, alors qu'il s'amuse à le tester, Louis découvre que son nouvel appareil est en réalité une machine à téléphoner dans le passé. Grâce à celle-ci, il parvient à joindre son père, pourtant défunt depuis des années. Le téléphone pourra-t-il empêcher la disparition de ce dernier ? Un soir, Orphée décide de partir à la recherche d'Eurydice. Malheureusement, il ne connaît rien d'elle, ne sait pas du tout à quoi elle ressemble : elle est un fantasme impossible, une lumière au bout d'un couloir sans fin. Tout ce qu'il espère finalement, c'est qu'une fois dans ses bras, il trouvera enfin la paix. L'enfer d'Orphée, c'est la nuit, les soirées, l'alcool, les souvenirs. Il l'arpente, guidé par le fidèle Virgile, et dévore les cercles nocturnes les uns après les autres, remplis de nymphes et de démons : Eurydice où es-tu ? Louis et Orphée, le jour et la nuit, chacun poursuivant une chimère. Jusqu'où la folie peut-elle les conduire ?
Nous baignons toutes et tous dans une culture météorologique qui nous fait envisager le quotidien de la météo avec un certain regard. Dans ce livre, l'étude des rapports culturels au temps qu'il fait et au(x) climat(s) permet d'interroger les savoirs qui font société. Les pratiques liées à certains phénomènes météorologiques comme la pluie, le vent ou la neige participent-elles d'identités ? Comment se sont tissées ces représentations au cours de l'histoire ? Comment les sociétés appréhendent-elles les saisons ? Ces cultures sont-elles modifiées avec le changement climatique ? Acclimatons-nous donc aux pluies du Japon ou du Mexique, au soleil de France ou de Palestine, aux saisons des Antilles et des îles Cook, au grand froid du Québec ou encore aux cyclones du Vanuatu ! En croisant les exemples de météores, d'aires géographiques et de disciplines, l'ouvrage nous invite à une approche sensible de la météo. Avec la présentation d'une diversité de savoirs et croyances, ce sont des cultures météorologiques kaléidoscopiques que l'on découvrira.
Mégafeux en Californie ou en Australie, précipitations hors norme et inondations dans le sud et le nord de la France, ouragans dévastateurs en Asie ou dans les Caraïbes... les catastrophes climatiques semblent se multiplier et s'intensifier. Elles suscitent effroi et inquiétude au sein des populations. Disparition de sociétés, déclenchement d'événements historiques majeurs, source de conflits et de guerre, de maladies et de migrations de masse... les nombreuses idées reçues liées à ces phénomènes climatiques inquiètent. Cependant, ces catastrophes climatiques sont-elles inéluctables ? De tous les périls, sont-elles les plus graves ? Ne sont-elles pas autant d'opportunités pour repenser et transformer nos sociétés ? La science et le progrès technique peuvent-ils nous mettre à l'abri ? Au Nord comme au Sud ? Comment faire face ? Ces idées reçues mêlant histoire, science et géographie nous permettent de démêler le vrai du faux sur ces catastrophes climatiques qui effraient autant qu'elles fascinent.
Les inondations et les crues, une forme de patrimoine ? C'est la question paradoxale au premier abord que pose cet ouvrage, publié dans le cadre des travaux de la Chaire Capital environnemental et Gestion durable des cours d'eau (GEOLAB / Université de Limoges). Mettant en lumière différents cas d'étude en France, en Grande-Bretagne, en Italie, en Inde et au Canada, il interroge les dimensions sociales et culturelles des inondations. Car autour de ce risque gravitent des enjeux de traces, de mémoires, de représentations, de sensibilisation... que les différents chapitres relient au concept de patrimoine. Les inondations comme les crues peuvent constituer une forme de patrimoine matériel et immatériel, construite par les acteurs locaux tels que les autorités ou les habitants, voire une ressource pour les territoires, aussi bien physique que sociale. Selon les exemples développés, ces liens sont plus ou moins forts. Ce livre aborde ces enjeux avec une perspective critique, en confrontant des regards de géographes, historiens et sociologues qui nous emmènent dans la Loire, sur le Rhin, avec Garonne, près de la rivière des Outaouais en Ontario ou encore le long du Brahmapoutre et du Tibre. Si " vivre avec " les inondations apparait de plus en plus comme une nécessité, il s'agit de montrer aussi en quoi l'inondation, dans des territoires, peut être patrimonialisée par différents biais qui lui confèrent des attributs dignes d'être conservés et transmis. Renversons donc la perspective et voyons ce qu'une lecture patrimoniale des inondations peut apporter aux territoires.
Alors que l'Amérique s'interroge sur l'héritage de la révolution fondatrice, et doit faire face à de grandes questions telles que l'expansion territoriale vers l'Ouest, l'industrialisation naissante, l'afflux massif d'immigrants ou encore la question de l'esclavage, les Américains manifestent un vif intérêt pour les deux révolutions qui secouent la France en 1830 et 1848. Ces événements font l'objet de multiples célébrations officielles et populaires aux Etats-Unis et donnent lieu à des débats passionnés dans la presse américaine, au Congrès et dans les milieux contestataires tels que les premiers mouvements ouvriers, les abolitionnistes ou encore le féminisme naissant. L'approche transnationale de Yohanna Alimi-Levy se démarque de l'historiographie traditionnelle et invite à penser autrement la démocratie américaine en soulignant la circulation d'idées entre les deux rives de l'Atlantique.
Carraud Vincent ; Bayle Claire ; Meyer-Bisch Gabri
L'un des traits caractéristiques de Leibniz est son rapport, positif, érudit et essentiel à toute la tradition philosophique antérieure. Le rapport qu'il assume à celle-ci peut s'entendre par analogie avec les parties célèbres où les joueurs d'échec apprennent leur art : un bon joueur, instruit de l'histoire des échecs, reconnaît aux premiers coups l'ouverture choisie par son adversaire. Il s'épargne ainsi supputations et hypothèses. Se trouvent ici non seulement restitué ce que Leibniz a pensé des auteurs antiques et médiévaux mais encore analysé son bon usage de l'histoire de la philosophie. "
Résumé : Cet essai porte sur les romans écrits par Georges Simenon au cours des années trente, aussi bien les " romans durs " que les " Maigret ", et en renouvelle profondément la lecture. Il y décèle un scénario latent. Hanté par le " vertige de la perte " qui le pousse à un retour fusionnel dans le Monde-Mère sous les espèces du rien, voire de la mort, l'écrivain l'exorcise en se réfugiant dans le contre-monde du Livre, par instinct de conservation, en " avare " de son désir. Mais il en conçoit de la mauvaise conscience, car il s'éprouve alors comme un escroc, ou un faussaire : c'est donner en effet pour réels, dans ses livres, des êtres et un monde de papier, sans vraie consistance. Pour se laver de ce péché d'escroquerie, il place dans ses romans des personnages qui sont ses doubles, assignés à des espaces mettant en abyme le Livre. Ce sont des boucs émissaires, car ils endossent la faute et, d'une façon ou d'une autre - en mourant, dans bien des cas -, l'expient, ce qui permet d'en dédouaner l'écrivain. Cependant, il n'y a là qu'un subterfuge puisque, en réalité, ce sacrifice expiatoire du Livre et de son démiurge se produit... dans un livre. C'est pourquoi, un roman terminé, Simenon n'a d'autre choix que d'en entreprendre un autre.