Quelque part, au large du Chili, vit une peuplade aux moeurs étranges. Des hommes oubliés ?? Des mutants ?? Des bêtes ?? Des crétins ? ! Une expédition scientifique, dirigée par le Pr Baber, se donne pour mission de les étudier. Mais - est-ce le climat ou la contagion ?? - les observateurs se crétinisent à leur tour... Valcrétin est le dernier roman écrit par Régis Messac, terminé en mars 1943, peu avant sa déportation sans retour. C'est le roman messacquien par excellence ? : noir, acide et satirique. Après Quinzinzinzili, ce tant attendu Valcrétin donne la mesure d'un auteur en avance sur son temps, précurseur d'une dystopie à la française. Ecrivain protéiforme, auteur notamment d'une série de quatre romans policiers, Régis Messac (1893-1945) reste traumatisé par l'absurdité meurtrière de la Première Guerre mondiale ainsi que par la lâcheté et la démission de ses contemporains face à l'Occupation.
Dans Cosmos Twist, Ivan Messac invente et illustre une poétique aventure de science-fiction. Perdus dans l'immensité cosmique, un astronaute et une jeune femme se rencontrent et dansent ensemble sur des airs de twist.
Bien sûr, cela fait des décennies que la littérature nous annonce l'anéantissement de la race humaine, notre capacité à nous détruire ne se discutant plus. Beaucoup de livres pour un sujet aussi crucial, mais dans le lot peu de chefs-d'oeuvre... Quinzinzinzili, ce roman au titre improbable, est pourtant de ceux-là, ses rares lecteurs n'en démordent pas, qui s'étonnent toujours de son ironie visionnaire, de son pessimisme halluciné et de ses trouvailles géniales. Publié en 1935, il a été imaginé par Régis Messac (1893-1945), considéré comme l'un des précurseurs du genre, et nous entraîne après le cataclysme, à la suite du dernier des adultes, témoin stupéfait de la renaissance du genre humain : sous ses yeux désabusés, un groupe d'enfants réinvente une Humanité dont l'Histoire a disparu. Et Messac, qui sait que la Civilisation est mortelle, nous offre le spectacle d'une poignée de gosses en train de lui régler son compte... Stupéfiant, Quinzinzinzili renaît et devrait susciter l'admiration de ceux qui croient davantage aux vertus des Lettres qu'à celles de l'Homme.Formidable précurseur, Régis Messac, né en 1893, fils d'instituteur, qui deviendra enseignant, il est le premier Français à s'être intéressé de près au roman de détection - appellation d'époque du polar -, en le portant sur les bancs de l'université avec une thèse qui fait date, Le Detective novel et l'influence de la pensée scientifique , rédigée à son retour d'un long séjour en Amérique du Nord. Auteur prolifique sur une courte période, habile à manier l'anticipation et la chronique sociale, il s'était très tôt rebellé contre un système (on lui doit un pamphlet A bas le latin !) qui le marginalisera. Blessé à la guerre, il est un pacifiste convaincu. Il a une intense activité de critique (il écrit les premiers essais littéraires sur la S.F.), de traducteur et de romancier durant les années 30. Gagné par un pessimisme acide, il imagine des contre-utopies : Quinzinzinzili (1935), La Cité des Asphyxiés (1937) ou le posthume Valcrétin indiquent que rien de l'avenir messacien n'est souriant. Motivés par la provocation dont il espère qu'elle conduira à un soubresaut moral ( Où est le bonheur ? Dans l'accord avec son milieu. Si nous vivons parmi les Crétins, soyons crétins. ), ses récits présentent une vue panoramique de sociétés futures ou parallèles. Arrêté par les Allemands en 1943, déporté Nacht und Nebel , il disparaît en Allemagne en 1945.
Tyler City, à la frontière entre les Etats-Unis et le Canada, au temps de la prohibition... Espérance Cohélet est un représentant de commerce malchanceux et son incompréhension de l'anglais n'est pas étrangère à ses déconvenues professionnelles. Après une énième journée infructueuse, il trébuche sur le cadavre abandonné d'un vagabond. Suspect numéro un, coupable idéal ? Sa liberté tient désormais à son talent inattendu de détective. Avec La Taupe d'or, Régis Messac confirme son art des intrigues malicieuses à rebondissements et offre une sévère critique dé la corruption et des moeurs américaines.
Monsieur Ernest est mort de noyade. Quelques jours plus tard, les gendarmes découvrent un autre cadavre, celui de Monsieur Desarraigado, l'un des hommes les plus riches de la ville. Ernest, endetté et paresseux, était son héritier... Il n'en faut pas plus pour que les ragots et la peur se répandent comme la poudre. Benoît Bandan, étudiant en droit flâneur (le détective amateur d'Ardinghera), s'adjoint les services de Georges de la Barèche, jeune bourgeois discret, pour élucider ces mystères. Une sous-préfecture de province, plusieurs cadavres et un héritage contesté... Sous un classicisme de façade, Régis Messac nous offre une vraie leçon de méthode de narration policière. Il donne des coups de griffes au mythe de Sherlock Holmes et en profite pour régler ses comptes avec le puritanisme et la justice imbécile de l'entre-deux-guerres.
Observer son époque, l'analyser, comprendre ce qui se trame dans l'envers du décor, empoigner le réel avec le mordant qu'il faut, témoigner, ne jamais tricher avec la vérité, déjouer le mensonge en dévoilant les mécanismes et les intentions dont il procède, voilà ce qui devrait constituer le souci et le travail de tous ceux qui ont à subir la présente organisation sociale. Voilà une exigence éthique élémentaire, un enjeu épistémologique socialement vital. Une humanité un peu plus avertie aurait à coup sûr compris que c'est à cela que se distingue un peuple libre". Ce recueil de critiques, souvent jubilatoires, parfois féroces, retrace des souvenirs de luttes et de dissidences des années cinquante à aujourd'hui, de Paris, et sa banlieue, au plateau de Millevaches. Postface Une "lettre à un ami"
Résumé : C'est dans une autre vie que j'ai grandi sans mourir et ce n'était pas simple couteaux battes chaînes les poings serrés les têtes dures la fatalité des coups Ce long poème initiatique est un cri de rage contre la misère, l'injustice et le racisme, écrit dans un style navigant entre hip hop, grime et punk. Le héros en est Julius White, un gangster londonien tout droit sorti de la série Peaky Blinders. Jean-Claude Pirotte, né à Namur en 1939 et décédé en 2014, est un poète important - il est l'auteur d'une soixantaine d'ouvrages - qui connut un destin hors-norme. Avocat, accusé d'avoir aidé un de ses clients dans une tentative d'évasion, il fut condamné à dix-huit mois de prison. Protestant de son innocence, il s'exila en France et entama une cavale de cinq années. On peut penser que tout ceci n'est pas pour rien dans la singularité troublante de cette oeuvre soi-disant traduite de l'anglais par Ange Vincent, hétéronyme de Jean-Claude Pirotte.
Résumé : Jusque-là, les bonnes manières qui traînaient dans l'air du temps voulaient qu'on s'inquiétât pour le climat. Jusqu'aux cimes de l'Etat, l'écologie faisait florès, la "transition" était en route... En attendant, chaque nouvelle année apportait son lot de phénomènes ravageurs, faisant partir en fumée des contrées entières ou les noyant sous les inondations. D'aucuns redoutaient avant toute chose les accidents industriels, nucléaires. D'autres scrutaient les convulsions de l'économie, nous voyant sombrer dans la disette avec l'effondrement de la finance. Les plus pessimistes enfin redoutaient carrément la conjonction de tous les fléaux s'abattant au même moment sur nos têtes à la faveur d'une désorganisation générale. Mais jusqu'ici, rien de tout cela ! Le sort préféra nous envoyer le Covid-19. L'économie mondiale tomba d'un bloc en coma profond. Plusieurs siècles durant, il n'est pas un mouvement révolutionnaire qui n'en avait rêvé. Pour finir c'est un virus qui l'aura fait !