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Les auteurs de la "Série noire". 1945-1995
Mesplède Claude ; Schléret Jean-Jacques
JOSEPH K
28,20 €
Épuisé
EAN :9782910686116
Avis aux amateurs : tous les auteurs de la mythique Série noire publiés entre 1945 et 1995 sont enfin recensés dans un ouvrage très complet écrit par des spécialistes du genre. Pour chaque auteur figure une bibliographie complète qui comprend également les ouvrages publiés dans d'autres collections ou sous pseudonyme. Des éléments biographiques expliquent l'oeuvre avec des résumés et commentaires des titres les plus importants. Et pour les cinéphiles, les films et adaptations télévisées sont également recensés, avec les membres de l'équipe technique et la distribution. L'ouvrage s'achève par les catalogues complets de la Série noire, des éphémères Série blême et Super Noire, et de la toute dernière La Noire.Comme tout bon dictionnaire, cet ouvrage est un labyrinthe. Le lecteur commence par chercher un auteur précis, et, en feuilletant, s'arrête sur un autre, qui renvoie à un autre... Un ouvrage de référence, avec le plaisir en plus. --Jean-Marc Laherrère
Claude Mesplède et son équipe proposent une édition revue, mise à jour et augmentée. Amoureux des dictionnaires, Daniel Pennac dit dans sa préface l'extrême importance de cette édition : "Si les littératures policières décrivent le monde et l'individu tels qu'ils ne vont pas, Le Mesplède, lui, décrit le monde des littératures policières tel qu'il va et où qu'il aille. Ce ne sont pas seulement des auteurs, des titres, des personnages, ou des thèmes qui sontrépertoriés ici, mais tout ce qui constitue la vie même autour de ces romans et de ces nouvelles : leurs collections, leurs séries, leurs maisons d'édition, leurs librairies, leurs fanzines, leurs historiens, leurs dessinateurs, leurs films, leurs festivals, leurs prix locaux et internationaux⦠Oui, c'est bien Le Mesplède que j'emporterais sur une île déserte ; ce dictionnaire si minutieusement achevé est un roman sans fin.
Arion George ; Mesplède Claude ; Audet-Gainar Sylv
Dans la Roumanie communiste, Andrei Mladin, journaliste, se réveille, après une soirée bien arrosée, allongé à côté d'un cadavre dans sa bibliothèque. Il doit trouver l'assassin s'il ne veut pas être accusé du meurtre et se retrouver dans les geôles de Ceausescu. Il décide de cacher le corps au sous-sol de son immeuble sans se faire remarquer bien sûr par Madame Margareta, préposée aux délations. Qui peut en vouloir à Andrei Madlin au point de lui coller un meurtre sur le dos ? Le journaliste plonge dans une enquête mêlant amour, argent et pouvoir. Une course contre la montre pour garder une longueur d'avance sur la police. Se déroulant dans les années quatre-vingts, ce polar fait aussi la part belle à l'observation critique de la vie quotidienne de l'époque en Roumanie : coupures d'électricité, files d'attente devant les magasins, privilèges de la Nomenklatura…Ce roman à l'ironie mordante s'est vendu à plus de 300.000 exemplaires en Roumanie. Il est le premier d'une série ayant tous pour héros Andrei Mladin.
En 1928, Détective, lancé par Gallimard avec l'aide des frères Kessel, prétend être le premier hebdomadaire de faits divers, à la fois journal et magazine : chaque jeudi, la petite fabrique de crimes alimente les kiosques de ses numéros sanglants pour des lecteurs venus chercher leur dose d'énigme et d'horreur. Ses photographies impressionnent, ses reportages passionnent, ses signatures prestigieuses (Carco, Mac Orlan, Kessel) attirent. Détective devient l'atelier où se forge une certaine vision de la France criminelle des années trente et où certaines affaires emblématiques (les soeurs Papin, la parricide Violette Nozière, Stavisky) sont exposées au public. Véritable succès de vente pour les éditions Gallimard mais aussi cible numéro 1 des critiques qui condamnent son immoralité et son manque de fiabilité, le journal ne laisse pas indifférent. Mais que connaît-on vraiment de son histoire ? Comment expliquer une telle réussite ? C'est cette composition savante - d'enquêtes rigoureuses et de "bidonnages" de l'information, de combats journalistiques et de recettes sensationnalistes -, que cet ouvrage se propose de redécouvrir.
Claude Mesplède et son équipe proposent une édition revue, mise à jour et augmentée. Amoureux des dictionnaires, Daniel Pennac dit dans sa préface l'extrême importance de cette édition : "Si les littératures policières décrivent le monde et l'individu tels qu'ils ne vont pas, Le Mesplède, lui, décrit le monde des littératures policières tel qu'il va et où qu'il aille. Ce ne sont pas seulement des auteurs, des titres, des personnages, ou des thèmes qui sontrépertoriés ici, mais tout ce qui constitue la vie même autour de ces romans et de ces nouvelles : leurs collections, leurs séries, leurs maisons d'édition, leurs librairies, leurs fanzines, leurs historiens, leurs dessinateurs, leurs films, leurs festivals, leurs prix locaux et internationaux⦠Oui, c'est bien Le Mesplède que j'emporterais sur une île déserte ; ce dictionnaire si minutieusement achevé est un roman sans fin.
Concernant ma modeste rubrique cinématographique, de nombreux lecteurs m'écrivent. Le dépouillement de ce courrier me tient lieu chaque matin de douche écossaise. Quel dommage, en vérité, que l'on ne puisse plaire à tout le monde ! Enfin... renonçant à faire, pour ou contre moi, l'unanimité, j'évolue tant bien que mal entre les envois de fleurs et les plus agressifs torpillages. On a beau s'y faire, il n'empêche que les fervents du Septième Art ont parfois la dent dure. Exception faite de vibrants (je n'ose écrire pertinents) hommages relatifs à ma clairvoyance et à mon objectivité en matière de pellicule, je me fais quotidiennement traiter de "rebutant crétin", "démolisseur obtus", "analphabète prétentieux", tandis que les épithètes "vendu" et "refoulé" (sic), sont monnaie courante. Certain correspondant (signant illisible et demeurant rue des Pyramides, Paris 2e) devrait toutefois se renseigner quant à ma date de naissance avant de me traiter péremptoirement de "vieux c..." comme il l'a fait dans une récente missive. Je ne discute pas l'épithète, mais je conteste l'adjectif." Michel Audiard, L'Etoile du Soir, "Courrier-spécial", 17-18 août 1946. 1946, le jeune Michel Audiard, âgé de vingt-six ans, reprend son métier de journaliste. Dans L'Etoile du Soir, privé de carte de presse pour avoir écrit dans des journaux collaborationnistes, il multiplie les reportages qu'il signe de divers pseudonymes. Sous celui de Jacques Potier, il tient la rubrique cinématographique où il bénéficie d'une totale liberté de ton pour fustiger la prolifération des films sur la Résistance ou le rôle de Jean Gabin dans L'Imposteur, pour encenser Citizen Kane et les nouveaux films de Billy Wilder, John Ford, Robert Siodmak, Leo McCarey ou Walt Disney, pour railler le jeu de Pierre Blanchar, acteur, metteur en scène et épurateur zélé, lui préférant Pierre Fresnay, Michel Simon, Paul Meurisse ou Michèle Morgan "dont l'Amérique n'est pas parvenue à sophistiquer les yeux de petite fille triste". Celui qui deviendra l'un des plus célèbres dialoguistes français est alors l'une des plumes les plus acérées de la critique cinématographique française qui poursuit à Cinévie sa défense d'un cinéma exigeant contre les choix des spectateurs dont le "mauvais goût est élevé à la hauteur d'un sacerdoce".
FERNAND : "...Dans votre secteur, pas de problème. Le jeu a jamais aussi bien marché." RAOUL : "Que tu dis." FERNAND : "Ce qui vous chagrine, c'est la comptabilité. Vous êtes des hommes d'action. Je vous ai compris. Et j'vous ai arrangé vot' coup." RAOUL : "T'arranges ! ... T'arranges... Et si on n'était pas d'accord ? " FERNAND : "Tu vas voir que c'est pas possible. J'ai adopté le système le plus simple. Tiens, regarde : on prend les chiffres de l'année dernière et on les reporte." TOMATE : "L'année dernière, on a battu des records." FERNAND : "Eh ben, vous les égalerez cette année. Vous avez l'air en pleine forme, là, gais, entreprenants, dynamiques."