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L'être sauvage et le signifiant. Marc Richir et la psychanalyse
Mesnil Joëlle
MJW
24,99 €
Épuisé
EAN :9791090590687
Dans les textes qui composent ce volume deux polarités se recroisent : d'une part, symbolique et phénoménologique, polarité qui constitue la base de l'architectonique de Marc Richir, d'autre part, phénoménologie et psychopathologie. L'auteur considère que certaines pensées psychanalytiques contemporaines sont susceptibles d'apporter une attestation au bien-fondé de l'architectonique de Marc Richir, et inversement que la pensée du philosophe apporte un fondement transcendantal à tout un pan de la psychopathologie. Il ne s'agit pas d'apporter de l'extérieur une sorte de caution scientifique à un travail philosophique, pas plus que de fournir aux psychanalystes ou aux psychiatres une sorte de "garantie" philosophique. "Attestation" signifie que chez plusieurs psychanalystes et/ou psychiatres qui sont ici l'objet de références, il semble bel et bien que des concepts "richiriens" aient été "en fonction" alors même que les auteurs ne se référaient pas au philosophe. De même, des notions propres à certains psychanalystes laissent transparaître des intuitions philosophiques auxquelles la phénoménologie de Marc Richir paraît bien donner un concept.
Toute l'oeuvre de Fritz Lang (1890-1976) s'interroge sur la culpabilité, le rachat et la liberté de l'individu face aux impératifs de la civilisation moderne. Que ce soit pendant sa période allemande, avec M le maudit ou la série des Mabuse, ou, alors qu'il était aux Etats-Unis, dans Fury ou La Femme au portrait, la question de la loi et du droit est au coeur de ses films. Questions exacerbées par la prise de conscience tardive de sa propre judaïté et les interrogations suscitées en lui par la montée du nazisme. Qui peut juger ? Comment l'homme d'aujourd'hui peut-il reconnaître le bien du mal ? Comment être juste ? M poussé à faire le mal malgré lui, Mabuse ayant institutionnalisé le mal, la foule assassine et aveugle de Fury sont autant de figures qui illustrent le combat toujours actuel de l'ombre et de la lumière.
Septembre 1940, la France a été battue par les troupes allemandes et l'Allemagne annexe l'Alsace. Le régime nazi impose sa loi. A Thann, petite ville d'Alsace, François, Charles et Gauthier, trois jeunes amis inséparables, supportent mal la germanisation forcée, l'endoctrinement et les nouvelles règles imposées par l'autorité allemande. La famille de Charles se déchire car le fils aîné a adhéré à l'idéologie nazie. Les parents de Gauthier sont arrêtés, François et Charles vont devoir secourir leur ami qui a réussi à s'échapper. Réussiront-ils ? Cette histoire est inspirée des souvenirs réels que Jean Eugène Muller, enfant à Thann pendant la guerre, a confiés à l'auteure. Vous découvrirez la vie quotidienne des familles alsaciennes confrontées au régime nazi quand le moindre soupçon de rébellion est impitoyablement réprimé.
Les Editions Erasme en sont convaincues : ce qui s'apprend avec plaisir se retient mieux. Toutefois, le harcèlement entre jeunes empêche ceux-ci d'être bien avec eux-mêmes et avec les autres en plus de produire de lourdes conséquences à court et long terme. La meilleure façon de lutter contre ce phénomène ? Mettre en place des programmes de prévention et d'intervention dans les écoles, conscientiser les élèves et tous les intervenants aux problématiques en jeu, établir une collaboration efficace entre école et famille et créer, ensemble un climat bienveillant et sécurisant. Qu'est-ce que le harcèlement entre jeunes ? Qui touche-t-il ? Qui y participe ? Comment améliorer le climat scolaire pour prévenir ces situations ? Sur quelles compétences psychosociales s'appuyer ? Quels sont les programmes de prévention les plus efficaces ? Comment intervenir en situation de crise ? Quel rôle jouer, en tant que parents ? Basé sur les recherches les plus récentes sur le sujet, mais aussi sur l'expérience de l'ASBL Bienveillance à l'Ecole surie terrain dans de nombreuses écoles belges, ce livre offre à la fois un cadre théorique et des outils pratiques qui s'adressent aux intervenants scolaires ainsi queux parents pour lutter efficacement contre le harcèlement entre jeunes.
La période entre 1986 et 1990 est particulièrement féconde car elle définit les bases permettant aux psychanalystes d'envisager une collaboration avec d'autres disciplines ainsi que d'autres orientations méthodologiques. Les textes ici regroupés sont le résultat de nombreux colloques et collaborations sur les plans national et international, d'où la reproduction d'articles de presse en portugais, justifiée par les nombreux séjours de Pierre Fédida au Brésil et en particulier à São Paulo. En effet, préparant la création du laboratoire de psychopathologie fondamentale au sein de l'Université Paris 7, inauguré en 1989, P. Fédida a développé une sorte de "filiale" de ce laboratoire à l'université de Campinas. Les textes de présentation, de la postface et de l'éditorial témoignent de l'inauguration d'une fédération de l'activité éditoriale des travaux scientifiques dont l'apothéose a été la création de la Revue Internationale de Psychopathologie, co-dirigée par lui et Daniel Widlöcher. Cette revue a modernisé la psychopathologie de l'époque et est devenue l'organe de publication fruit d'une collaboration intense entre les nombreux membres prestigieux du comité scientifique et du comité éditorial international. Par cette revue passait les travaux de recherche dans le domaine de la psychopathologie et chacun d'eux était discuté et examiné par un comité qui se réunissait avant chaque publication. Cette exigence dans la dynamique entre recherche scientifique et collaboration éditoriale est devenue exemplaire à partir des années 1990 et a été prise comme modèle de norme dans les évaluations du CNU, dont les membres du comité faisaient en général partie. Loin de la dérive bibliométrique que l'on observe aujourd'hui, le but était de fixer des conditions précises pour une activité vivante d'un travail scientifique publié dans une revue de recherche. Les travaux devaient donc être discutés et de préférence par un collègue d'une autre orientation, donc non acquis à ces recherches. Ainsi, dans ses publications, P. Fédida insiste sur les bases métapsychologiques de l'activité de recherche du psychanalyste, laquelle passe d'abord par une réflexion sur le cadre et les conditions de la parole recueillie, traitée dans une psychanalyse. Le point nodal par lequel se passe une telle observation est le transfert et le contre-transfert. Cette observation dans le contre-transfert n'est pas indemne de l'affect comme le souligne le texte de P. Fédida traitant de l'angoisse dans le contre-transfert. De plus, cette observation dans la langue, dont la poésie est l'équivalent littéraire, est ce que dont tout psychanalyste doit prendre conscience s'il veut étendre son champ de collaboration scientifique, notamment comme ici, à la chirurgie esthétique naissante ou encore aux techniques dites "du corps" . Loin d'être un pêle-mêle de textes, chacun d'eux contribue à paramétrer une recherche psychopathologique effectuée à partir du référentiel psychanalytique.
Dans ce recueil de nouvelles, l'auteur, ancien psychiatre dans ces institutions, décrit le parcours de patients de l'hôpital psychiatrique, de pauvres hères pensionnaires d'un hospice départemental ou de résidents d'un foyer d'hébergement. Toutes les situations décrites ont été réelles, l'histoire des personnages est largement romancée. Michaël Guyader dénonce vivement les effets délétères sur ces êtres humains de leur placement dans ce qu'il convient d'appeler des circuits d'exclusion et du sadisme ordinaire le plus souvent exercé sous les oripeaux de la bien pensance et à l'aune de l'ordre moral. Il s'agit aussi pour lui de louer le génie relationnel de ceux qui soignent, prennent soin, font accueil à la détresse de leurs semblables. C'est là enfin un témoignage ému de l'aptitude qu'ont, tout exclus qu'ils soient, ceux qui sans relâche inventent des manières de vie digne dans des lieux qui sans ces créations pourraient n'être que des cimetières sans raison.
La trace est au commencement du processus de subjectivation. Réponse du Réel qui vient marquer l'être parce qu'il y a eu jouissance, elle est constitutive de l'existence même du sujet dont elle détermine la parole à venir et la structure. Prenant appui sur la clinique, cet ouvrage se penche sur la dimension originaire de cette trace présubjective où se noue primordialement le corps et la langue, et pose la question de son devenir. L'effacement de la trace dans un savoir qui ne reviendra pas est l'acte fondateur par lequel naît le sujet pourvu du trait unaire. Il y a cependant des vestiges de son existence et ses effets sont inoubliables. Des résidus de Réel peuvent faire retour, et au bord de la trace effacée, la lettre insiste. Mais la trace interroge encore d'autres destins, celui de l'autiste qui n'en est pas marqué, celui du sujet de la psychose qui ne peut l'effacer. Toute l'importance de la trace tient à ce qu'il ne peut en être retenu que le bord par où la coupure du signifiant s'est effectuée. Indissolublement liée à la perte et au vide, elle ne peut être l'objet d'aucune retrouvaille. Il y a là un incurable qui touche au Réel au fondement de l'éthique analytique.
Ce Tome 6 est consacré en majeure partie à la dépression, ou plutôt aux dépressions. "La vie faute de mieux, les déprimés" est un texte ayant pour but de faire connaître au plus grand nombre une pathologie très banale de nos jours dans notre société et qui sera probablement de plus en plus fréquente du fait de la rapidité des changements du mode de vie imposés par les progrès technologiques. La dépression peut n'être qu'une démission passagère dans une situation difficile mais parfois peser sur toute une vie et même conduire, en particulier lorsqu'il s'agit de mélancolie, à un acte suicidaire. Sans érudition excessive mais sans simplification exagérée, est ainsi présenté l'essentiel de ce qu'il faut savoir sur les dépressions, les apports de la biologie, de la psychologie et de la psychanalyse, les traitements utilisables mais aussi le vécu des déprimés et ce qu'attendent ces patients de leur entourage et de leurs médecins, généraliste et psychiatre. Dans un autre texte, "Les pratiques de la dépression : étude critique" , suivi d'une analyse par Pr D. Widlöcher, Arthur Tatossian montre comment sont considérés le déprimé et la dépression par le grand public, par le généraliste et par le psychiatre, ce qui l'amène à étudier les rapports et intrications entre théorie et pratique clinique, l'intérêt du diagnostic catégoriel et celui du diagnostic dimensionnel, le rôle des facteurs psychologiques et sociaux sur la vulnérabilité dépressive et les différences entre la pratique du généraliste et celle du psychiatre ; ces praticiens ne voient pas les mêmes malades ce qui explique des modalités de prise en charge et de traitement différentes. Cela conduit l'auteur à formuler le souhait - c'était en 1985 - que l'étudiant en médecine bénéficie d'une meilleure formation quant à l'origine des troubles psychiques et à leur prise en charge par le généraliste, facilitée par la mise à disposition de psychotropes de plus en plus maniables, avec peu d'effets secondaires graves. Il insiste toutefois sur le fait qu'il ne faut pas oublier que le plus important, à long terme, n'est pas la chimiothérapie mais la compréhension du vécu du patient et donc la communication confiante entre soigné-soignant, ce qui implique de savoir et pouvoir consacrer du temps au patient par l'écoute et une approche psychothérapique au sens large du terme. Des questions sont ensuite posées et discutées avec humour telles : Avons-nous tous besoin d'un psychiatre ? Ou encore Quelle est la place des benzodiazépines dans le traitement des dépressions ? Enfin, sont présentées la notion d'évènement chez des éthyliques chroniques et des recherches qui ont permis de distinguer, chez ces derniers, ceux qui peuvent bénéficier de mesures préventives pouvant leur éviter une rechute.