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Maurice Blanchot, le sujet de l'engagement
Mesnard Philippe
L'HARMATTAN
31,50 €
Épuisé
EAN :9782738445773
Par deux fois, Blanchot s'engage intellectuellement dans un combat extrémiste. Dans les années trente, jeune intellectuel de l'extrême-droite française, il prône ouvertement la terreur révolutionnaire aux dépens de toute possibilité politique. C'est là que, dans ses articles de presse, surgissent des occurrences antisémites. Dans les années soixante, il revient à l'engagement politique auprès d'une extrême-gauche intellectuelle qu'il côtoie jusqu'en 1969. Par deux fois, il se retire. D'abord, en 1938, pour entrer en littérature ; c'est à partir de là que se constitue le mythe de cet écrivain impersonnel et effacé que nous croyons connaître sous le nom de "Maurice Blanchot". Ensuite, en 1969, il s'engage au-delà de l'expérience littéraire dans la recherche d'une poétique qui, seule, pourrait approcher ce qui eut lieu à "Auschwitz" et toucher ainsi à l'essence négative d'un "Occident" imaginaire auquel il avait - jadis - prêté les valeurs les plus hautes. Cette succession en deux temps n'est elle-même qu'apparente, elle est comme l'apparence du désastre lorsqu'il vient à la conscience alors qu'il était déjà à l'oeuvre. Ces répétitions de l'engagement et du retrait sont, à vingt ans d'intervalle, surdéterminées par une division profonde qui travaille chaque période de l'intérieur. Chaque fois que Blanchot s'est engagé politiquement, il entretenait déjà un rapport éminent avec la judéité ; chaque fois qu'il a décidé de prendre part au cours des événements publics, sa pensée était déjà liée à la tradition d'une écriture qui l'appelait au-dehors de l'histoire, là où l'histoire peut être suspendue par le "maintenant" de la terreur...
Comment se présentent aujourd'hui, aux yeux des visiteurs, les sites mémoriaux qui constituent la trace concrète de la mémoire et de l'histoire européennes du XXe siècle ? Les critères d'exposition et de conservation ont changé depuis au moins dix ou quinze ans dans la plupart de ceux-ci, tout comme les progrès dans la recherche historique ont changé la façon de lire et de reconstruire les évènements du passé. Cela n'est pas seulement dû au fait que l'on soit passé d'une histoire écrite par des témoins à une histoire écrite par des historiens professionnels. Une nouvelle conscience s'est affirmée concernant les méthodes de transmission (pédagogie de la mémoire). Il a également été nécessaire de renforcer la recherche historique par les méthodes de recherche archéologique. On a déchiré le voile de l'idéologie alors que celui-ci avait souvent guidé ou recouvert les expositions permanentes et les critères de conservation et de visite. Peut-on dire dès lors qu'une nouvelle époque s'est ouverte dans la façon de transmettre la mémoire ? Celle-ci demeure, sous plusieurs aspects, un pari ouvert sur le présent et le futur.
Résumé : Depuis les années 1980, la reconnaissance du génocide des Juifs a acquis une importance considérable dans les activités culturelles et politiques du monde occidental. Cependant, il est nécessaire de distinguer la conscience de la Shoah que l'on a acquise depuis peu, du génocide qui, il y a une soixantaine d'années, s'est historiquement produit. C'est cet écart que cherche à interroger le présent ouvrage ; écart multiple qui répond à des caractéristiques nationales, communautaires et mémorielles qu'il n'est pas possible de subsumer sous un seul type de conscience, ni un seul régime d'écriture. C'est pourquoi se répondent, ici, plusieurs voix venant d'Allemagne, du Canada, des Etats-Unis, de Hongrie, d'Israël, d'Italie, de France. L'auteur alterne des présentations qui problématisent les différents aspects de la conscience contemporaine du génocide des juifs, avec des entretiens (Rony Brauman, Jochen Gerz, Alain Jaubert, lmre Kertész, Yeshayahu Leibovitz, André Mandouze, Maurice Rajsfus, Régine Robin, Emma Schnur, Tom Segev, Eyal Sivan, Tzvetan Todorov) et des textes d'auteurs, pour la plupart, inédits (Michel Celse et Pierre Zaoui, Philippe Corcuff, Valentina Pisanty, Carlo Saletti) ou non traduits en français (James E. Young, Ian Hancock). Cette composition questionne la complexité de l'oubli, le sentiment collectif de culpabilité, la pédagogie, les facteurs générationnels de transmission, les points de vue des homosexuels et des Tsiganes, les enjeux du négationnisme, la représentation artistique des archives, l'évolution des figures du juste, de la victime, du résistant du bourreau.
Ce dossier intitulé "Crimes et génocides nazis à l'écran" répond à plusieurs attentes. Il s'agit de maire le point sur une iconographie qui a amplement influencé les représentations de la seconde moitié du XXe siècle, faisant du motif concentrationnaire au cinéma, dans la photographie, dans l'art, un genre en soi. Les images des camps nazis, filmées à la fin de la guerre par les troupes alliées qui ont découvert les structures concentrationnaires, ont en effet joué un rôle écrasant dans l'imaginaire des années qui ont suivi. Pour certains, elles ont même fondé la modernité du cinéma. On en trouve des traces dans le film documentaire et le film romanesque, dans les films d'avant-garde et dans le cinéma populaire, dans toutes sortes de productions visuelles venues de tous horizons. On pourrait même considérer que le cinéma des quarante dernières années a impulsé plus qu'il ne l'a accompagnée l'institutionnalisation de la Shoah. Comment analyser celte insistante pénétration?
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.