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Pour la poétique. Tome 1
Meschonnic Henri
GALLIMARD
18,20 €
Épuisé
EAN :9782070272105
Le projet de cette étude est de montrer que, si l'écriture est une tension vers l'unité du livre et du vivre, le discours sur l'écriture, lui, pour rendre compte de ce qui se passe en elle, doit lui être homogène, tirer de l'écriture ses critères et ses concepts, tourner le dos à la pensé dualiste qui règne encore dans l'enseignement de la littérature. Ainsi cette recherche ne peut pas ne pas être polémique.Ce projet, qui n'est pas seulement d'hygiène mais de construction, implique une linguistique qui ne disjoint pas le signifiant du signifié, ni l'oral de l'écrit. Une théorie de la littérature, formée par la linguistique, remEt à son tour la linguistique en question, si celle-ci, qui réussit devant les énoncés courants, échoue devant tout ce qui est texte ne pouvant y voir enfin que de la langue plus du "style". Les écrivains, laboratoires de la modernité, en même temps qu'ils ont miné la pensée de la littérature par genres ou par formes ("proses" ou "poésie") ont effacé pour eux-mêmes la distinction entre texte et discours sur le texte. Ce sont les données de départ pour définir les conditions d'un langage critique.Intégrer la linguistique à l'écriture est une des nécessités alors impliquées. Poser les questions: qu'est-ce qu'un mot poétique, qu'est-ce qu'un texte, qu'est-ce qu'une oeuvre, qu'est-ce que la valeur? mène à renvoyer dos à dos scientisme et subjectivisme, formalisme et thématique, tous également inopérants, pour instaurer des concepts qui découvrent l'unité de fonctionnement et de sens dans un texte (et non dans des structures abstraites ou dans une rhétorique) d'une forme et d'une histoire. C'est cette recherche d'un langage textuel qui n'est pas seulement pris comme un tissu complexe, mais présence et action de l'inconscient autant que l'histoire (texte quand il nous fonde dans le fabuleux) qu'on appelle ici la poétique.
Résumé : Assez des clichés qui sortent l'un après l'autre dès qu'on parle de modernité. Des contemporains ont la bouche pleine de la rupture, du nouveau, de la vangarde, du " il-faut-être-résolument-moderne " de Rimbaud. Mais Rimbaud n'a pas dit ce qu'on croit. Baudelaire est travesti. On entasse toutes les fins : du sacré, de l'homme, du siècle, de l'art et de la modernité. Schémas, et dans les schémas il y a du maintien de l'ordre. L'ordre des relations entre l'art, la littérature, la société. L'épuisement supposé du sens y sert les pouvoirs des conceptions installées. Leur avenir est dans leur passé. D'où cette critique de la modernité et du post-moderne. La critique est du parti du rythme. Pour elle, la modernité est un combat, dont l'enjeu est le sujet. C'est pourquoi la modernité ne cesse de déborder les modernes. Elle est l'infini du sens. Le présent qui reste présent.
Ce livre est l'exercice d'une écoute du langage et, à travers de nombreux exemples, d'une écoute de la modernité. En effet, contre le dualisme de l'écrit et de l'oral, l'oralité est redéfinie comme le primat du rythme et de la prosodie dans le mode de signifier; ainsi, elle ouvre à une critique de la littérature et des sciences humaines. Critique du signe, critique du sens, la poétique est nécessairement une critique de la philosophie - du langage de la philosophie et de la philosophie du langage. La mise en rapport des deux termes, la rime, la vie, montre dans les représentations communes du langage un modèle culturel poétiquement et politiquement néfaste, celui qui dissocie l'esthétique, l'éthique et le politique - cette rationalité des Lumières dont toute la modernité a été la critique. Restituer l'historicité radicale du langage fait plus que reconnaître ce qu'il y a de vie dans la rime, et de rime dans la vie; cela montre, par leur mutuelle nécessité, ce qu'il en coûte d'oublier l'un des deux termes, non pas aux poètes seulement, mais à la collectivité. L'écoute du langage a l'oreille sur l'avenir. Biographie de l'auteur Henri Meschonnic publie des poèmes, des traductions de la Bible, des essais sur les relations entre la théorie du langage et celles de la traduction, de la littérature et de l'histoire. Il est professeur émérite de linguistique à l'Université de Paris-VIII.
Pour la poétique II continue Pour la poétique. Le premier livre, paru en 1970, situait les concepts fondamentaux de la poétique, avec leur nécessité polémique, sans développer les difficultés de ces concepts, ni l'expérimentation de lecture et d'écriture qui était postulée.Le travail de Pour la poétique II ne "dépasse" pas celui du premier livre: il le suppose, le prolonge, le précise. L'épistémologie de l'écriture, la poétique du sacré, la poétique de la traduction sont ici les moments théoriques importants.La poétique est analysée par rapport à la linguistique et à la sémiotique, pour construire une théorie du sujet qui constitue une dialectique du je et du langage dans l'histoire. D'où l'examen des pratiques actuelles de lecture et d'écriture, ainsi que de l"" application "du marxisme à la littérature et à la linguistique.La poétique du sacré dans la Bible, en situant la poétique dans l'anthropologie, tente une étude linguistique et matérialiste de la notion de" langue sacrée ".Enfin la poétique de la traduction, allant de propositions théoriques à une mise en pratique, vise à donner à la traduction sa place, qui est capitale, comme expérimentation de la théorie."
Résumé : Hugo reste stratégique. Comme, sur un autre plan, Humboldt et Saussure. Actualité paradoxale par rapport à l'après-Mallarmé du post-surréalisme, aux mythes qui régissent et idéologisent l'écriture actuellement. Stratégique, pour la narrativité propre du poème, toujours à conquérir. Ce livre cherche pourquoi et comment Hugo est moderne, non parce qu'on peut en faire une lecture informée par des méthodes récentes, mais parce que son écriture déborde toutes les réductions idéologiques successives. L'étude porte sur l'écriture qui fait Hugo, sa formation, ses systématicités : ainsi la mort par l'eau (Léopoldine) préparée d'avance par l'écriture. Hugo, laboratoire du travail l'un sur l'autre de la poétique et de la politique, du langage et de l'histoire, par-là reste actuel, combattant, un révélateur idéologique. Ce qui fait que Châtiments, par exemple, peut se montrer le sommet d'une aventure : plus elle se politise, plus elle est poésie. Ou la prosodie du Dernier jour d'un condamné. Ce livre n'est donc une monographie qu'en apparence. On n'a étudié ni le vers, ni le récit chez Hugo. Mais, du rythme et de la prosodie aux champs métaphoriques, pris non comme des niveaux mais comme un seul mode de signifier, on a cherché, à travers un concret exemplaire, ce que fait le travail d'écrire, cette activité d'un sujet dans une histoire. Aussi l'analyse a-t-elle seulement pu situer sa propre stratégie par Le Signe et le poème et par Poésie sans réponse, pour ce qui touche aux questions qu'elle pose, en se fondant sur Pour la poétique I, II, III pour ce qui tient l'une par l'autre la théorie et la pratique. En quoi Ecrire Hugo est en même temps une préparation et une étape d'une recherche en cours sur l'interaction du langage et de l'histoire.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Les Souffrances du jeune Werther - Les Affinités électives - Wilhelm Meister: 1° Les années d'apprentissage - 2° Les années de voyage ou les renonçants. Traduit de l'allemand par Bernard Groethuysen, Pierre du Colombier et Blaise Briod, introduction de Bernard Groethuysen. Notes des traducteurs.
Résumé : "Il n'est peut-être pas le plus grand, mais l'un des plus grands. Il peut encore défendre son titre de champion du monde, et je ne vois personne, dans la génération actuelle, qui puisse le lui ravir. Il est notre Byron, le héros couvert de gloire, couvert de femmes, couvert d'argent... Nous ne sommes pas les derniers, en France, à l'avoir aimé. Nous avions des raisons pour cela. Au lendemain de la Première Guerre mondiale, nous avions accueilli un jeune Américain pauvre et déjà père de famille, qui se promenait dans nos rues et le long de notre fleuve, s'arrêtait dans nos bistrots pour y boire notre vin et écrivait dans des cahiers d'écolier des histoires de soldats et de chasseurs. Il allait au Musée du Luxembourg pour apprendre de nos peintres, M. Cézanne et M. Degas, à dire "la chose vraie". A Paris, Hemingway a vécu, aimé, écrit. Il n'a pas oublié sa dette envers notre ville et il lui a élevé un temple dédié au souvenir et au bonheur enfui : Paris est une fête. On trouvera ce texte dans le premier volume des Ouvres complètes de Hemingway. On y trouvera aussi Le Soleil se lève aussi, d'un accent si neuf, si souvent imité depuis, et L'Adieu aux armes qui demeure, comme l'a dit Malraux, le plus beau roman d'amour de la littérature moderne. La qualité des traductions de ces textes, dues à M. E. Coindreau, n'est plus à louer. On trouvera enfin, avec les nouvelles charmantes du cycle de Nick Adams qui nous donnent un portrait de l'auteur à dix-huit ans, quand il chassait et pêchait dans les forêts du Michigan, paradis perdu de son enfance, un texte jusqu'alors inédit en français : Torrents de printemps, amusante satire de certains maîtres que l'écrivain avait admirés et qu'il pastichait : ainsi un jeune homme qui pressent son génie signifie à ceux à qui il doit le plus son désir d'émancipation : c'est Barrès devant Renan, Montherlant devant Barrès, Hemingway devant Sherwood Anderson... Hemingway est le premier écrivain étranger contemporain à figurer dans le Panthéon de la Pléiade. Un jour, il faudra qu'une plaque soit apposée au coin de l'une de ces petites rues de la Montagne Sainte-Geneviève qu'Ernest Hemingway, romancier américain, 1899-1961, a si souvent parcourues. En attendant cet hommage municipal, voici un petit monument fait de papier bible, d'encre, de cuir et de colle, auquel les meilleurs esprits et les meilleurs ouvriers ont collaboré - le plus beau monument qu'un écrivain puisse souhaiter." Michel Mohrt, 1966.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.