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Légendaire chaque jour
Meschonnic Henri
GALLIMARD
13,15 €
Épuisé
EAN :9782070286805
Légendaire chaque jour est le dixième ouvrage, depuis 1970, et le troisième livre de poèmes d'Henri Meschonnic, après Dédicaces proverbes et Dans nos recommencements. L'oeuvre poétique n'est pas séparable chez lui de l'oeuvre théorique. Mais celle-ci ne serait pas ce qu'elle est sans la pratique du poème, qui la fonde. Autant la poétique s'est élargie jusqu'à une théorie en cours du langage et de l'histoire, du sujet et de l'Etat, autant le poème s'est élargi. L'amplitude poétique de ce livre est celle d'une expérience qui annule l'opposition régnant ailleurs entre la poésie savante et la poésie populaire. Ce qui fait sa simplicité. Et aussi sa distance de la répétition mallarméenne-surréaliste. Légendaire chaque jour va vers une épopée du quotidien. A travers des poèmes du voyage, du souvenir, de l'oubli, du passé et de l'avenir, qui forment de tout le livre une seule longue phrase, le poème travaille le rythme, le récit vers ce qu'on pourrait appeler une prose du poème. Sa propre historicité fait sa matière, son enjeu, son aventure.
Le projet de cette étude est de montrer que, si l'écriture est une tension vers l'unité du livre et du vivre, le discours sur l'écriture, lui, pour rendre compte de ce qui se passe en elle, doit lui être homogène, tirer de l'écriture ses critères et ses concepts, tourner le dos à la pensée dualiste qui règne encore dans l'enseignement de la littérature. Ainsi cette recherche ne peut pas ne pas être polémique. Ce projet, qui n'est pas seulement d'hygiène mais de construction, implique une linguistique qui ne disjoint pas le signifiant du signifié, ni l'oral de l'écrit. Une théorie de la littérature, formée par la linguistique, remet à son tour la linguistique en question, si celle-ci, qui réussit devant les énoncés courants, échoue devant tout ce qui est texte ne pouvant y voir enfin que de la langue plus du "style". Les écrivains, laboratoires de la modernité, en même temps qu'ils ont miné la pensée de la littérature par genres ou par formes ("prose" ou "poésie") ont effacé pour eux-mêmes la distinction entre texte et discours sur le texte. Ce sont les données de départ pour définir les conditions d'un langage critique. Intégrer la linguistique à l'écriture est une des nécessités alors impliquées. Poser les questions : qu'est-ce qu'un mot poétique, qu'est-ce qu'un texte, qu'est-ce qu'une oeuvre, qu'est-ce que la valeur ? mène à renvoyer dos à dos scientisme et subjectivisme, formalisme et thématique, tous également inopérants, pour instaurer des concepts qui découvrent l'unité de fonctionnement et de sens dans un texte (et non dans des structures abstraites ou dans une rhétorique) d'une forme et d'une histoire. C'est cette recherche d'un langage textuel qui n'est pas seulement pris comme un tissu complexe, mais présence et action de l'inconscient autant que de l'histoire (texte quand il nous fonde dans le fabuleux) qu'on appelle ici la poétique.
Résumé : Hugo reste stratégique. Comme, sur un autre plan, Humboldt et Saussure. Actualité paradoxale par rapport à l'après-Mallarmé du post-surréalisme, aux mythes qui régissent et idéologisent l'écriture actuellement. Stratégique, pour la narrativité propre du poème, toujours à conquérir. Ce livre cherche pourquoi et comment Hugo est moderne, non parce qu'on peut en faire une lecture informée par des méthodes récentes, mais parce que son écriture déborde toutes les réductions idéologiques successives. L'étude porte sur l'écriture qui fait Hugo, sa formation, ses systématicités : ainsi la mort par l'eau (Léopoldine) préparée d'avance par l'écriture. Hugo, laboratoire du travail l'un sur l'autre de la poétique et de la politique, du langage et de l'histoire, par-là reste actuel, combattant, un révélateur idéologique. Ce qui fait que Châtiments, par exemple, peut se montrer le sommet d'une aventure : plus elle se politise, plus elle est poésie. Ou la prosodie du Dernier jour d'un condamné. Ce livre n'est donc une monographie qu'en apparence. On n'a étudié ni le vers, ni le récit chez Hugo. Mais, du rythme et de la prosodie aux champs métaphoriques, pris non comme des niveaux mais comme un seul mode de signifier, on a cherché, à travers un concret exemplaire, ce que fait le travail d'écrire, cette activité d'un sujet dans une histoire. Aussi l'analyse a-t-elle seulement pu situer sa propre stratégie par Le Signe et le poème et par Poésie sans réponse, pour ce qui touche aux questions qu'elle pose, en se fondant sur Pour la poétique I, II, III pour ce qui tient l'une par l'autre la théorie et la pratique. En quoi Ecrire Hugo est en même temps une préparation et une étape d'une recherche en cours sur l'interaction du langage et de l'histoire.
Résumé : Assez des clichés qui sortent l'un après l'autre dès qu'on parle de modernité. Des contemporains ont la bouche pleine de la rupture, du nouveau, de la vangarde, du " il-faut-être-résolument-moderne " de Rimbaud. Mais Rimbaud n'a pas dit ce qu'on croit. Baudelaire est travesti. On entasse toutes les fins : du sacré, de l'homme, du siècle, de l'art et de la modernité. Schémas, et dans les schémas il y a du maintien de l'ordre. L'ordre des relations entre l'art, la littérature, la société. L'épuisement supposé du sens y sert les pouvoirs des conceptions installées. Leur avenir est dans leur passé. D'où cette critique de la modernité et du post-moderne. La critique est du parti du rythme. Pour elle, la modernité est un combat, dont l'enjeu est le sujet. C'est pourquoi la modernité ne cesse de déborder les modernes. Elle est l'infini du sens. Le présent qui reste présent.
Pour la poétique II continue Pour la poétique. Le premier livre, paru en 1970, situait les concepts fondamentaux de la poétique, avec leur nécessité polémique, sans développer les difficultés de ces concepts, ni l'expérimentation de lecture et d'écriture qui était postulée.Le travail de Pour la poétique II ne "dépasse" pas celui du premier livre: il le suppose, le prolonge, le précise. L'épistémologie de l'écriture, la poétique du sacré, la poétique de la traduction sont ici les moments théoriques importants.La poétique est analysée par rapport à la linguistique et à la sémiotique, pour construire une théorie du sujet qui constitue une dialectique du je et du langage dans l'histoire. D'où l'examen des pratiques actuelles de lecture et d'écriture, ainsi que de l"" application "du marxisme à la littérature et à la linguistique.La poétique du sacré dans la Bible, en situant la poétique dans l'anthropologie, tente une étude linguistique et matérialiste de la notion de" langue sacrée ".Enfin la poétique de la traduction, allant de propositions théoriques à une mise en pratique, vise à donner à la traduction sa place, qui est capitale, comme expérimentation de la théorie."
Résumé : Cette édition s'efforce de présenter les écrits purement littéraires de Chateaubriand dans un ordre à la fois chronologique et thématique. Ainsi le lecteur pourra relire un écrivain qui ne fut pas seulement chantre de sa propre désespérance et du néant, artiste frileux réfléchissant sur son art, historien consciencieux, mais aussi le plus intraitable génie contestataire. Toute son ouvre en effet s'insurge contre une religion mal comprise qui mutile l'homme, contre une fausse civilisation égoïste et cruelle qui monopolise morale et culture. Reflet de son temps, Chateaubriand l'est également du nôtre. Le texte a été établi d'après celui des Ouvres complètes parues chez Ladvocat. On a consulté les manuscrits accessibles et découvert des sources de l'ouvre qui s'ajoutent, nombreuses, à celles que nous connaissions déjà, surtout à propos des Martyrs et du Voyage en Amérique. Cette édition devient ainsi un instrument de travail enrichissant et suggestif.
Né en 1265, Dante Alighieri participe à l'administration de Florence, sa ville natale, mais en est banni après une prise de position contre la politique du pape Boniface VIII. Il finit ses jours en exil à Vérone et à Lucques, puis à Ravenne où il meurt en 1321.
Ce volume contient les oeuvres suivantes: Le Traité du Narcisse - Le Voyage d'Urien - La Tentative amoureuse - Paludes - Les Nourritures terrestres - Les Nouvelles nourritures - Le Prométhée mal enchaîné - El Hadj ou Le Traité du faux prophète - L'Immoraliste - Le Retour de l'enfant prodigue - La Porte étroite - Isabelle - Les Caves du Vatican - La Symphonie pastorale - Les Faux-monnayeurs - L'École des femmes - Robert - Geneviève ou La confidence inachevée - Thésée. Introduction de Maurice Nadeau. Notices et bibliographie par Yvonne Davet et Jean-Jacques Thierry.