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Les nuits italiennes
Méry Joseph
PAYOT
18,50 €
Épuisé
EAN :9782228891462
Voulez-vous que Méry parle ? " demandait Alexandre Dumas dans ses Mémoires. " Approchez la flamme de la mèche et mettez le feu à Méry. Méry partira. [...] Vous aurez la plus merveilleuse improvisation que vous ayez jamais entendue. Il est savant comme l'était Nodier ; il est poète comme nous tous ensemble ; il est paresseux comme Figaro, et spirituel... comme Méry. " A lire Dumas, on a peine à croire que le nom de Joseph Méry (1797-1866) soit aujourd'hui oublié. Polémiste, poète, romancier et dramaturge, il fut un écrivain célèbre, ami de Balzac, Hugo, Gautier, Nerval. Dans Les Nuits italiennes, il raconte son voyage de 1834 à la manière d'un roman-feuilleton. Déjà l'Europe entière arpente l'Italie et, dans la basilique Saint-Pierre, l'homme de lettres croit se promener à la Bourse de Paris. Partout des Anglais, " les seuls voyageurs qui visitent les ruines en costume de bal ", mais sans brigand de grand chemin pour provoquer chez leurs ladies des " attaques de nerfs sur la voie Appia ". Tout en se moquant de ces touristes, Méry, en fervent bonapartiste, rend visite aux membres de la famille impériale en exil, et surtout à la mère de Napoléon, " cette mère illustre privée de ses enfants et entourée de leurs portraits ". Une telle rencontre vaut à ses yeux les plus beaux opéras, mais cela ne l'empêchera pas sur le bateau du retour, d'attendre avec angoisse que le capitaine décide une escale à Gênes pour une représentation de la Norma de Bellini. Introduction et notes de Jean-Loup Champion.
Ces trois ouvrages sont le condensé d'un voyage littéraire dans l'Italie du XIXe siècle. Venise : les frasques sentimentales d'Alfred de Musset (1810-1857) avec George Sand lui inspirèrent ce conte délicieux : le jeune peintre Tizianello et sa tendre Béatrice s'aiment clandestinement. Or la Venise du XVIe siècle semble abriter l'amour encore mieux que l'art et le Tizianello amoureux se laisse griser par la magie du carpe diem aux dépens de ses pinceaux. Un chef-d'œuvre naîtra cependant de cet amour. Rome : le feuilletoniste Joseph Méry (1797-1868), fort célèbre en son temps et ami sincère des plus grands, arpente à Rome toute la gamme des émotions. Comme le joueur qu'il fut, il se jette à corps perdu dans le lyrisme romantique, le quitte en un clin d'œil pour l'ironie voltairienne et nous offre un voyage drôle et généreux. Le syndrome du voyageur : c'est à Florence, dans l'église Santa Croce, que Stendhal éprouve pour la première fois une violente émotion esthétique reconnue plus tard comme un trouble typique du voyageur. Confronté à la " beauté sublime ", l'amateur d'art chavire de l'extase au vertige. En hommage à l'illustre écrivain, la psychiatrie moderne donnera à ce dérèglement des sens le nom de " syndrome de Stendhal ".
Le grand Joseph Méry, que la postérité a oublié, réalise le rêve de sa vie, se confronter à la ville qui l'a toujours inspiré. Sa curiosité d'érudit pour Rome s'inscrit dans les prémices du tourisme naissant, avec en particulier un portrait cruel des touristes anglais. Les monuments, l'histoire, les habitants sont l'objet d'une admiration sans borne, ponctuée par des entretiens avec la mère de Napoléon qui y termine ses jours.
Au moment où l'on s'inquiète sérieusement des effets à long terme de la destruction des forêts dans le monde, ce livre nous rappelle le rôle qu'autrefois jouèrent dans la vie des hommes les arbres protecteurs qui, pourvoyant à presque tous leurs besoins, étaient considérés comme les manifestations par excellence de la présence des dieux sur terre. A chacun était attribuée une essence particulière, de telle sorte que le monde, où nature et divin se compénétraient et s'expliquaient l'un par l'autre, montrait de façon tangible sa multiplicité et son unité à travers les différentes espèces d'arbres. En ce livre foisonnant, plein de belles histoires oubliées, se rassemblent et se conjuguent les croyances, mais aussi les connaissances traditionnelles des civilisations dont nous sommes issus, qu'elles soient égyptienne, sémite, crétoise, grecque, latine, germanique ou celte. Du même coup nous sont restituées les clés d'une compréhension profonde, d'une mise en ordre de l'univers qui, faisant s'accorder l'homme à la nature, le profane au sacré, le quotidien au divin, pourraient encore nous servir d'exemple.
Eugène Minkowski (1885-1972) est l'un des plus grands spécialistes de psychopathologie que la France ait connus. Son oeuvre est structurée par une remarquable trilogie - La Schizophrénie (1927), Le Temps vécu (1933) et Traité de psychopathologie (1966) - dont voici réédité le premier volet. Il nous y donne une leçon de clarté et de précision, l'une des rares définitions sérieuses de la schizophrénie. À partir de la philosophie bergsonienne de l'élan vital, il souligne que la base même du processus schizophrénique est une perte du contact vital avec la réalité. Ce que le schizophrène perd, ce n'est pas la possibilité d'un simple contact sensoriel avec l'ambiance, mais bien la dynamique de ces contacts, c'est-à-dire tout ce qui fait le caractère vivant de la relation du sujet à autrui.
Il y a des circonstances qui font que l'on se tait. La parole est alors empêchée: par la prudence, les usages, par la maladie ou la mort& Mais il arrive aussi que les mots se tarissent d'eux-mêmes, se cherchent sans se trouver ou qu'un événement nous laisse sans voix. Le silence qui passe ou qui s'installe alors n'est pas un simple défaut de parole. C'est un blanc qui pèse, qui effraie, contre lequel on peut se défendre en bavardant. Mais parler, ce n'est pas remplir le vide de ses silences. C'est au contraire nouer le fil de ses paroles à une nécessité intérieure qui ne se révèle qu'entre les mots. Les pauses silencieuses de notre vie intérieure nous confrontent à nous-mêmes, et préparent une parole à venir. "La vérité, que seul le silence ne trahit pas", écrivait Bataille. C'est à cette éloquence silencieuse que reconduit le travail de la cure analytique. L'écoute du psychanalyste, faite de son propre silence, donne corps aux moments de vérité où le discours du patient s'évanouit devant l'excès de sens qu'il vient d'énoncer. Pourtant (mais est-ce un paradoxe?), les textes sur la question du silence sont relativement rares dans la littérature analytique. Les principaux sont rassemblés ici, sous la direction de J.-D. Nasio, à côté de contributions cliniques et théoriques de psychanalystes contemporains. Des éléments de réflexion précieux sur cette question essentielle du Silence en psychanalyse. -Emilio Balturi
Presque aveugle à l'âge de seize ans, Aldous Huxley (1894-1963) vécut jusqu'en 1939 avec une vision très déficiente. C'est alors qu'il découvrit la méthode du Dr W.H. Bates, une méthode de rééducation visuelle à base psychologique, qui lui permit en quelques mois de lire sans lunettes. Par gratitude envers ce pionnier de l'éducation visuelle, Huxley écrivit L'Art de voir. Il y explique la méthode du Dr Bates en la rapprochant des grandes découvertes de la psychologie moderne. Car apprendre à mieux voir, c'est apprendre à mieux vivre. Non seulement mieux vivre avec les autres, mais aussi mieux vivre avec soi-même.