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Dynamite Club. L'invention du terrorisme à Paris
Merriman John M. ; Lyasse Emmanuel
TALLANDIER
20,00 €
Épuisé
EAN :9782847345681
Paris, 12 Février 1894. Emile Henry, un jeune intellectuel radical, s'assoit à un guéridon du très chic café Terminus, rue Saint-Lazare, boit deux bières, puis sort, laissant derrière lui une marmite piégée en guise de cadeau de départ. L'incident est au coeur du Dynamite Club, l'histoire fascinante d'Emile Henry et des militants anarchistes de l'"action directe", entrés en guerre contre la bourgeoisie en une sanglante campagne. Le Paris de la Belle Epoque était un lieu de plaisirs et d'oisiveté, d'élégance et de pouvoir. Mais les grands boulevards, avec leurs grands magasins et leurs terrasses bondées, étaient une vitrine trompeuse. L'opulence ne bénéficiait qu'à quelques-uns et la majorité des Parisiens vivaient dans la pauvreté. A la fin du XIXe siècle, des travailleurs et des intellectuels firent cause commune autour d'une philosophie politique, l'anarchisme, qui visait à renverser l'Etat par tous les moyens nécessaires. En prenant les civils pour cible, ces dynamiteurs voués tout entiers à leur cause et prêts au martyre provoquèrent une réaction viscérale de l'Etat, dont les "lois scélérates" ne firent qu'étoffer davantage leurs rangs. En quelques décennies, attentats, fusillades et assassinats - dont deux présidents, le Français Sadi-Carnot et l'Américain McKinley furent victimes - allaient donner naissance au terrorisme moderne. Surprenant et provoquant, Dynamite Club met brillamment en lumière une période de bouleversements sociaux et politiques spectaculaires et s'interroge subtilement sur notre propre époque. Biographie de l'auteur John Merriman est professeur d'histoire à l'université de Yale. Il est l'auteur de nombreux ouvrages sur la France, dont Limoges, la ville rouge: portrait d'une ville révolutionnaire (1990), Aux marges de la ville: faubourgs et banlieues en France, 1815-1870 (1994) et Mémoires de pierres: Balazuc, village ardéchois (2005). Il partage sa vie entre New Heaven (Connecticut) et Balazuc (Ardèche).
Résumé : Le 9 mai 1962, un groupe d'étudiants commence à creuser un tunnel sous le mur de Berlin. De l'autre côté, à Berlin-Est, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants vont risquer leur vie en l'empruntant. Mais comment creuse-t-on un tunnel dans le pays le plus étroitement surveillé du monde ? S'appuyant sur des centaines d'heures d'entretiens et des milliers de pages d'archives de la Stasi, Helena Merriman retrace l'aventure de Joachim, de ses compagnons et des fugitifs à qui ils sont venus en aide. Parmi eux, des amoureux séparés par le Mur, des parents qui rêvent d'un avenir meilleur pour leur enfant, de jeunes Berlinois révoltés contre le gouvernement communiste... et, aussi, une taupe de la police secrète, ainsi que la télévision américaine, qui filme la tentative d'évasion au risque d'une explosion géopolitique.
Press Bob ; Merryman Carol ; Saint Girons Anne ; B
Résumé : Vous aimez les arbres et vous voulez en connaître davantage à leur sujet ? Plus de 170 espèces décrites en détail. Une fiche signalétique permet d'identifier l'arbre au premier coup d'oeil. Sur chaque page, une photographie en couleur montre l'arbre tel qu'il est le plus souvent observé. Une illustration met en avant les principales caractéristiques de l'arbre (feuilles, fleurs et fruits). Un petit calendrier indique les périodes de floraison de l'arbre.
Accroché à une immense falaise calcaire qui domine l'Ardèche, Balazuc, avec ses maisons médiévales, son église romane et ses remparts, est l'un des "cent plus beaux villages de France". Mais la beauté du site est trompeuse. La vie a toujours été dure dans ce pays âpre, qui n'offre aux hommes que le roc, et la prospérité ne s'est jamais offerte aux Balazuciens. Il leur a fallu la conquérir, tout en luttant pour préserver leur identité. Hier à l'âge du mûrier - l'"arbre d'or" - et de l'élevage du ver à soie, aujourd'hui à l'ère du tourisme de masse et du téléphone portable. En 1987, l'historien américain John Merriman et sa famille ont découvert Balazuc et en sont tombés amoureux. Ils y ont acheté une maison et s'y sont installés. Fasciné par le village, le professeur de Yale en retrace aujourd'hui l'histoire mouvementée, faite de courage face aux colères de la nature et des hommes (guerres civiles, révolutions, troubles politiques et religieux), et de ces ruses contre l'État qui ont permis d'obtenir, ici une subvention aux indigents, là une route ou un pont, ou encore le maintien de l'école primaire. Sa connaissance exhaustive des archives, sa fréquentation au jour le jour de ce petit "pays" et de ses habitants si attachants permettent à John Merriman de dresser le portrait, à la fois érudit et émouvant, d'un coin de la France rurale. Une année quelque part, y compris en Provence, n'y aurait pas suffi.
C'est l'histoire vraie d'une extraordinaire évasion. Durant l'été 1962, un groupe d'étudiants creuse un tunnel de 135 mètres de long sous le mur de Berlin. De l'autre côté, à Berlin-Est, des dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants risquent leur vie pour s'échapper. Mais comment creuse-t-on un tunnel dans le pays le plus étroitement surveillé du monde, sans pouvoir utiliser des engins bruyants ni acheter des outils faute d'argent ? Comment s'éclairer, comment respirer quand l'air se raréfie ou éviter de mourir noyé en heurtant une canalisation ? Et si, malgré tous ces obstacles, on réussit à atteindre le but, que faire si la police secrète attend au bout du tunnel ? S'appuyant sur des centaines d'heures d'entretiens avec des survivants et des milliers de pages d'archives de la Stasi, la journaliste Helena Merriman retrace l'aventure de Joachim Rudolph, l'étudiant à l'origine de ce projet fou. Avec un formidable sens du récit, elle restitue l'odeur de l'argile, le poids de la terre, les bruits des passants au-dessus de sa tête, la peur constante d'être écouté par la Stasi, et l'étrange accord passé avec la télévision américaine, qui filme la tentative d'évasion au risque d'une explosion géopolitique. Par-dessus tout, Tunnel 29 raconte l'histoire d'une liberté volée, et du combat acharné pour la retrouver. Traduit de l'anglais (Grande-Bretagne) par Jacqueline Odi
Goebbels Joseph ; Canal Denis-Armand ; Thiérard Hé
Son nom est synonyme de mensonge et de manipulation. Joseph Goebbels (1897-1945), propagandiste en chef du Parti et de l'État nazis, artisan de la guerre totale et ultime dauphin de Hitler, passe pour le Diable en personne.Ce «monstre» a tenu son journal de 1923 à 1945 : un document unique en son genre, témoignage exceptionnel de l'intérieur du nazisme. Ce livre présente au public français 860 journées des années 1923-1933. Il fait suite au volume 1943-1945 et précède deux volumes sur la période 1933-1942, à paraître en 2007. Ces passages sont presque tous inédits, car issus de l'édition allemande des plaques de verre conservées à Moscou et éditées depuis 1992 par l'Institut d'histoire contemporaine de Munich.Le Journal témoigne d'abord de l'ascension d'un criminel, emblématique de la montée du nazisme. À 26 ans, Goebbels est un auteur raté, qui vit aux crochets de son père. À 35 ans, il est le plus jeune ministre de l'histoire de l'Allemagne. C'est un homme extrême, complexe, mais aussi d'une effrayante banalité. Il célèbre la vie et aspire à la mort. Il s'apitoie sur son sort et rêve d'extermination. Le pied-bot, le fils à sa maman (il écrit : «Mère est si gentille avec moi», comme il dira plus tard : «Hitler est si gentil avec moi»), ce pédant anti-intellectuel, se voit en «guerrier déchaîné» d'une foi nouvelle, en poète néoromantique (ses vers médiocres en témoignent), en «fanatique de l'amour». Ses jugements littéraires et cinématographiques sont d'une éprouvante nullité.Le Journal souligne les contradictions du nazisme, amalgame invraisemblable de racisme, de nationalisme et de conscience sociale. Goebbels en est le porteur. Il est entré à l'aile gauche du Parti, celle des frères Strasser, pour qui capitalisme et «juiverie» étaient un seul et même ennemi. Il se voit en émancipateur des travailleurs, en Robespierre ou mieux, en Marat, mais il accepte l'argent et la société des patrons. Il appelle au meurtre des communistes et des socialistes, mais il dévore les Mémoires de Bebel et s'indigne que Marx, dans Le Capital, montre si peu de compassion pour le sort des ouvriers anglais. Il aime la brutalité plébéienne des SA, mais il écrase leur révolte en 1930, comme il approuvera la Nuit des longs couteaux.Le Journal, enfin, dépeint la mort d'une démocratie. L'acharnement politique en est tout autant responsable que le contexte économique ou politique. Goebbels parcourt sans trêve l'Allemagne entière, il quadrille la société allemande, des princes déchus aux chômeurs. Il allie les campagnes de presse agressives (son journal s'intitule Der Angriff, L'Attaque), les meetings soigneusement orchestrés, les violences contre les Rouges, les Roses, les Juifs. Il fait d'Hitler, «Chef» (en français dans le texte) d'un petit mouvement, le Führer d'une nation.Ce livre est une leçon d'histoire pour le présent. Ou comment un peuple hautement civilisé, vivant en démocratie, s'est jeté volontairement dans les bras d'hommes déterminés mais ordinaires, porteurs d'une idéologie meurtrière mais non sans faille.
Futur Nobel de littérature, le Premier Ministre britannique prenait un soin de styliste à l'écriture de ses discours de guerre. Au plus noir de la bataille d'Angleterre, dans un Londres harcelé par les bombardements allemands, chaque mot devait porter, frapper. Du sang, du labeur, de la sueur, des larmes. Mais le génie de Churchill, c'est beaucoup plus qu'un sens permanent de la formule. C'est une métrique incomparable, une musique et aussi cette voix, qu'on croit entendre, rocailleuse, emmêlée, essoufflée; six ans durant, elle a incarné la résistance des Alliés contre l'Axe. Le lecteur trouvera rassemblé ici le meilleur des discours de guerre de Churchill. Indisponibles en français depuis la fin des années cinquante, ils ont été entièrement retraduits, commentés et sont présentés en regard de leur version originale. Biographie de l'auteur Winston Churchill fut à la fois l'un des hommes d'Etat les plus importants du XXe siècle et un immense écrivain. Prix Nobel de littérature en 1953 pour l'ensemble de son oeuvre, il a notamment écrit deux récits autobiographiques, Mes jeunes années, et Réflexions et Aventures, disponibles en TEXTO.
Bref, je plaidais pour la vie contre la mort et je conseillais au général de lire un des plus beaux livres de guerre qui soient, Le Dernier ennemi, de Richard Hillary, qui raconte comment la bataille d'Angleterre fut gagnée par les pilotes de Spitfire de la Royal Air Force, jeunes hommes de vingt ans, frais émoulus d'Oxford, de Cambridge, après Shrewsbury College ou Eton, entrés à jamais dans l'histoire des héros sous le nom de"garçons aux cheveux longs". [...] Extrait du Lièvre de Patagonie de Claude LANZMANN (Gallimard, 2009)."
Le 29 mai 1453, Constantinople, capitale de l'Empire romain d'Orient depuis sa fondation en 330, tombe aux mains des Turcs. Le choc est terrible pour l'Occident chrétien, qui a pourtant négligé de secourir la ville. L'année 1453 a longtemps symbolisé, peut-être de manière excessive, la fin du Moyen Âge et le début des Temps modernes aux yeux des historiens. Elle fut, de fait, décisive pour deux peuples : les Turcs, qui y gagnèrent une capitale et s'établirent durablement sur le sol européen: les Grecs, qui virent se clore le long chapitre byzantin et dont les humanistes vinrent nourrir l'élan de la Renaissance occidentale. 1453 : année heureuse pour les uns, funeste pour les autres, que raconte Steven Runciman à travers les fiévreux préparatifs du siège, la violence de l'assaut, la résistance dramatique d'une poignée de héros et l'effondrement sans surprise d'une cité depuis longtemps moribonde.Sir Steven Runciman (1903-2000), professeur à Cambridge, a été l'un des plus grands médiévistes du XXe siècle. Il est l'auteur de nombreux ouvrages de référence sur le monde méditerranéen, dont Le Grand Schisme d'Orient (Les Belles Lettres, 2005) et l'Histoire des croisades (Tallandier, 2006).