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Autour de Jan Patocka
Merlier Philippe
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782296111332
En quoi la première parole de l'enfant et la parole première de l'écrivain permettent-elles de mieux comprendre la genèse du langage ? La musique est-elle un art particulier en ceci qu'elle nous entraîne dans un mouvement d'émotions et de synthèse psychique ? Le jeu est-il le symbole de notre relation au combat qui gouverne le monde ? Le présent recueil de textes aborde ces questions et d'autres thèmes qui s'adressent également à tout un chacun : il est possible de faire une description du phénomène de la survivance en nous du proche défunt (un mode d'être entre nous apparaît dans le deuil d'autrui) ; la noble mort, le sacrifice et le martyre doivent aujourd'hui plus que jamais être distingués ; l'écriture littéraire exprime moins l'univers subjectif d'un auteur que le monde de la vie par un écrivain qui se veut " asubjectif " et étranger dans sa propre langue. D'autres articles plus spécialisés portent sur le philosophe dissident, l'intentionnalité du langage et l'asubjectivité. Neuf textes autour du philosophe tchèque Jan Patocka (1907-1977), qui peuvent être lus dans l'ordre ou non : ils sont tous en résonance avec son oeuvre, parfois commentée au plus près pour donner à penser plus loin.
En constatant des différences entre deux traductions d'un texte biblique, le lecteur peut se demander : mais que dit exactement le texte original ? Et d'ailleurs, quel est ce texte ? Où se trouvent les manuscrits originaux de la Bible, ceux en hébreu et ceux en grec ? De quand datent les plus anciens parchemins ou papyrus ? Et lorsqu'ils ne sont pas d'accord, comment faire pour reconnaître le meilleur texte ? Comment dépister les erreurs des copistes ? C'est à ces questions et à bien d'autres encore que répondent Roselyne Dupont-Roc (Paris) pour le Nouveau Testament et Philippe Mercier (Lyon) pour l'Ancien. Cette petite initiation à la critique textuelle permettra à bien des lecteurs de la Bible de mieux comprendre avec quel soin les Livres inspirés ont été transmis depuis plus de deux mille ans.
Oser restaurer le sens de la notion d'âme et mettre hors circuit le subjectivisme moderne par une théorie phénoménologique de l'asubjectivité, afin de retrouver la psyché comme condition de l'apparition de l'étant: telle est la découverte profonde et originale de Jan Patocka. Son oeuvre est centrée autour du thème du soin de l'âme, pré-métaphysique et fondateur de l'Europe. Elle inaugure une nouvelle théorie de l'âme qui décrit une légalité de l'apparaître autonome que j'appelle "pneumatophénoménologie". Cette philosophie redonne la primauté au sens plutôt qu'à l'être, et revisite la question du soin de l'âme sous l'angle phénoménologique. L'interprétation que fait le phénoménologue tchèque du soin de l'âme socratique le conduit à un platonisme négatif et à une approche non substantialiste du souci du Tout, d'où émerge son concept d'asubjectivité. Seul Patocka assume le risque de s'engager sur la voie de l'asubjectivisme esquissée par Husserl et de repenser l'âme après avoir opéré une réduction de l'ego. Mouvement de l'âme vers son être propre, la liberté est alors redéfinie comme dissidence, forme politique pouvant aller jusqu'au sacrifice et conçue dans le cadre d'une théorie des trois mouvements de l'existence humaine qui évolue dans l'oeuvre pour prendre un sens politico-historique. Repenser l'âme et son souci à nouveaux frais et reprendre la question des fondations de l'Europe dans le sillage de la réflexion husserlienne conduisent Patocka à une nouvelle philosophie hérétique de l'histoire. Celle-ci interroge le sens de l'Europe - question urgente et essentielle aujourd'hui. Biographie de l'auteur Né en 1969, Philippe Merlier est docteur en philosophie. Il enseigne actuellement la philosophie à Limoges.
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.