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Peter Paul Rubens et la France (1600-1640)
Merle du Bourg Alexis ; Mérot Alain
PU SEPTENTRION
20,00 €
Épuisé
EAN :9782859398279
Le présent ouvrage qui reprend partiellement la thèse de doctorat de l'auteur, Peter Paul Rubens et la France 1600-1715 soutenue en 2002, étudie les rapports riches et complexes qui s'établirent entre le peintre flamand et la France d'Henri IV et de Louis XIII. Des premiers contacts noués à l'occasion du voyage entrepris par l'artiste vers l'Italie au printemps 1600 jusqu'à sa mort, à Anvers, en 1640 sont successivement abordées la question des relations entre Rubens et ses différents " patrons " français et celle des conséquences des activités diplomatiques de l'artiste sur sa carrière française. À travers le regard de Rubens et le regard porté sur Rubens peintre et décorateur génial, concepteur de la Galerie Médicis, érudit, diplomate et courtisan, se dégage un portrait riche, foisonnant et parfois inattendu de la France des arts, des lettres et de la politique sous Louis XIII. Ce travail qui fait date par son ampleur, s'accompagne d'une analyse très complète de ce qu'il est convenu d'appeler la " réception " de Rubens et de son oeuvre dans notre pays entre 1600 et 1640, à travers une étude de sa fortune critique, de la diffusion de son art par l'estampe, des premiers collectionneurs des tableaux et esquisses du maître en France et enfin de " l'influence " exercée par la peinture de Rubens sur ses collègues français.
Grand peintre du Siècle de Louis XV, Jean Siméon Chardin a su se démarquer de ses contemporains et marquer l'histoire de l'art de son empreinte si particulière. Artiste incontesté des scènes de genre et des natures mortes, il a su dépeindre la vie dans ce qu'elle a de plus éphémère et de plus précieux. Peintre des moeurs bourgeoises du XVIIIe siècle, il nous plonge dans l'intimité des élites parisiennes, dépeignant souvent des figures de femmes ou d'enfants. Sa touche lumineuse et réaliste révèle la froideur cadavérique d'un gibier ou encore l'aspect fascinant d'une raie et de ses entrailles, ce "monstre étrange" ainsi que l'appelait Marcel Proust. Aspect moins connu de son oeuvre, ses autoportraits et portraits au pastel ont également joué un rôle important dans sa carrière lui permettant d'affiner sa technique et de maîtriser pleinement le dialogue des couleurs.
Fayol Armelle ; Merle du Bourg Alexis ; Jobert Bar
Sous le commissariat de l'historien de l'art Laurent Manoeuvre, l'exposition réunit 80 oeuvres provenant de la prestigieuse collection de Yann Guyonvarc'h, 10 toiles de l'institution parisienne ainsi que plusieurs prêts du musée des Beaux-Arts d'Agen et du musée d'art moderne André Malraux du Havre. Son parcours en 8 sections permet de découvrir l'évolution de la carrière de Boudin (1824-1898), depuis ses premiers paysages normands jusqu'aux ultimes marines du Midi ou de Venise, et de le suivre en Bretagne, à Bordeaux, dans le Nord, en Belgique ou aux Pays-Bas, au travers d'esquisses comme de peintures ambitieuses destinées au Salon. Les oeuvres de la collection Guyonvarc'h sont mises en correspondance avec le fonds du musée Marmottan Monet, afin de mettre en lumière le dialogue entre Boudin et celui qui fut son principal élève et ami Claude Monet. Grâce à la participation des archives Durand-Ruel, les relations des deux artistes avec celui qui fut leur principal marchand sont également évoquées. Connu pour ses marines et ses scènes de plage, Eugène Boudin fut l'un des premiers artistes français à poser son chevalet hors de l'atelier pour réaliser des paysages. Dans ses nombreux tableaux, il s'est tout particulièrement attaché au rendu des éléments et des effets atmosphériques. Il a ainsi été l'un des initiateurs d'une vision renouvelée de la nature, précédant dans cette démarche les impressionnistes et Claude Monet, qui écrivait à la fin de sa vie : "Je dois tout à Boudin" .
Cet ouvrage, qui participe de ce qu'il est convenu d'appeler l'Histoire du goût, s'inscrit dans la lignée des travaux portant sur la "réception" des grands maîtres européens publiés au cours des dernières décennies. Il ambitionne d'élucider la question complexe de la perception de l'art et de la personne de Peter Paul Rubens (1577-1640) en France entre la fin du règne de Louis XIII et celle du règne de Louis XIV. Trois grandes périodes y sont successivement envisagées: la fin du règne de Louis XIII, la régence d'Anne d'Autriche et le début du règne personnel de Louis XIV (1640-1670), le temps de la Querelle du Coloris (1671-1699) et la fin du Grand Siècle (1700-1715). Pour chacune de ces périodes, la réception de Rubens est étudiée au plus près, à travers une fortune critique de l'artiste largement renouvelée qui puise aux sources les plus diverses, une étude de l'occurrence des ?uvres de ou d'après Rubens chez les collectionneurs contemporains, un examen de la diffusion en France des estampes reproduisant les ?uvres du maître et, enfin, une appréciation du rôle de l'art rubénien comme référence et comme modèle de la peinture française. Dépassant les préjugés et les idées reçues alimentés par un mince corpus de textes et de documents sempiternellement commentés et conduisant immanquablement à une vision tronquée ou "officielle" du goût français du Grand Siècle, l'ouvrage d'Alexis Merle du Bourg entend reconsidérer la place du maître flamand (et à certains égards de l'art nordique) dans la culture du temps. Au-delà des fluctuations du goût et de la sensibilité, il apparaîtra que Rubens, à la fois peintre d'histoire, gentilhomme et diplomate, compta parmi les très rares figures d'artistes qui demeurèrent constamment au centre des débats sur la peinture en France au XVIIe siècle, stimulant le regard porté sur la peinture dans notre pays et nourrissant et inspirant toujours l'art français.
Souvent guidés dans leurs travaux par le désir de complaire aux demandes de ceux qui les rémunéraient, les généalogistes du passé ont, plus d'une fois, oublié les droits de la vérité. Confrontés sans cesse à de graves difficultés, en raison de l'insuffisance ou de la complexité des documents servant de base à leurs travaux, ils ont accepté des conclusions trop audacieuses, allant parfois jusqu'à les faire passer pour des vérités certaines. Comme la plupart de leurs conjectures étaient rarement soumises à l'épreuve d'un sévère examen critique, leurs auteurs ne prenaient pas toujours la peine de vérifier si elles remplissaient toutes les conditions de la vraisemblance. Ainsi, leurs oeuvres les plus connues sont souvent encombrées d'erreurs de fait, de date, de lieu et de filiation qui ne résistent pas à un contrôle sérieux. Cependant, pour une inexactitude, ils ont écrit cent vérités et, sans eux, ce livre que vous avez entre les mains – qui ne peut être, bien entendu, qu'un ouvrage issu de compilations vérifiées et complétées autant que possible – n'existerait pas. La maison du Merle tire son nom patronymique de la baronnie du Merle Raoul, aujourd'hui Le Merlerault, située en Normandie, dans l'ancienne généralité d'Alençon, entre Argentan et L'Aigle. Selon les témoignages du Père Anselme, des d'Hozier, de MM. de La Roque et La Chesnaye des Bois, et de leurs compilateurs, la famille du Merle, " aussi recommandable qu'aucune maison du royaume ", qui figure avec honneur dans les vieilles chroniques et les plus anciens nobiliaires, peut être classée aujourd'hui parmi les trente plus anciennes familles féodales subsistantes en ligne directe.
Les articles suivent trois directions d'étude : ils cherchent d'abord à expliquer la façon dont Pozner " monte " ses livres au sens quasi cinématographique du terme, ouvrant ainsi la voie à une poétique de la littérature de montage. Ils explorent ensuite la dimension politique de cette recherche formelle pour montrer que ces récits se muent en fresque dynamique qui révèle la douloureuse expérience des événements politiques. Enfin, ils resituent Pozner dans l'Histoire littéraire du XXe pour lui donner sa juste place. L'ouvrage essaie donc de redonner toute sa place à ce frère talentueux de Boris Pilniak et de John Dos Passos qu'est Vladimir Pozner - une place à la fois considérable et insuffisamment reconnue - dans le contexte d'une littérature contemporaine aujourd'hui soucieuse d'explorer les territoires de la non-fiction.
Hoppenot Eric ; Baudelle Yves ; Morzewski Christia
Ce volume propose des lectures inédites d'une partie relativement peu connue de l'oeuvre de Blanchot (hormis Thomas l'Obscur), ses premiers romans, Aminadab, Thomas l'Obscur et Le Très Haut. Les études proposées analysent les différents romans notamment dans leur contexte historique et philosophique. Elles mettent également en exergue la singularité esthétique d'une des oeuvres les plus originales du XXe siècle.
Résumé : Le rôle historique du cinéma est de nous avoir donné le visible une seconde fois, en ajoutent le temps à l'image. Il reste pourtant dans tout film une large part d'invisible : c'est elle qui est ici décrite, et explorée. Le cinéma en effet nous rend conscients de l'ambiguïté fondamentale de notre relation au visible. Sa force documentaire, comme son jeu inné avec la fiction, lui ont permis de convoquer les invisibles essentiels du monde, et aussi bien, des effets psychiques qui mettent en péril la visibilité du visible. Il nous autorise à croire que nous voyons vraiment quelque chose d'autre que le monde des apparences. Ce livre ne fait ni la théorie, ni l'histoire de cette doublure du visible que transporte le cinéma, mais en donne un panorama complet, attentif à ne jamais trancher abstraitement, mais à toujours s'appuyer sur des exemples concrets, et nombreux.
Créé pour soutenir Vladimir Poutine, le parti Russie unie domine largement le paysage politique russe depuis plus de quinze ans. Résurgence du parti communiste de l'Union soviétique ou instrument entre les mains des dirigeants : quel rôle joue-t-il ? L'enquête, basée sur des entretiens et des observations auprès des représentants du parti, montre la situation inconfortable d'une institution qui ne cesse de se développer tout en restant sous le strict contrôle du pouvoir exécutif central. Elle apporte un éclairage nouveau sur les mécanismes de la domination politique à l'uvre dans la Russie de Poutine en insistant sur la place centrale occupée par les références étrangères dans la vie partisane : idéologie inspirée de la pensée conservatrice occidentale, primaires, dispositifs managériaux. A l'heure où les démocraties occidentales connaissent des transformations profondes, le cas de la Russie permet de poser un regard décentré sur la relation problématique entre un dirigeant et sa majorité.