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La chair du visible. Paul Cézanne et Maurice Merleau-Ponty
Mercury Jean-Yves
L'HARMATTAN
12,50 €
Épuisé
EAN :9782747588614
Paul Cézanne (1844-1906) a été pour Maurice Merleau-Ponty (1908-1961) une rencontre décisive ainsi qu'une présence qui a hanté toute son œuvre. Pourquoi Cézanne ? Pourquoi sa peinture plutôt qu'une autre ? Si réponses il y a, elles sont à chercher du côté de ce qu'est une philosophie de la perception et de l'expression qui s'est métamorphosée en une ontologie de la chair. Cézanne a voulu peindre la nature en revenant à ce monde " sauvage " d'avant le raisonnement, le discours et les lois de la perspective. Il a tenté l'impossible en cherchant la profondeur toute sa vie et en osant des tableaux qui soient un enseignement. Cézanne et Merleau-Ponty ont la chair du visible en partage. Ainsi la peinture de Cézanne, véritable ontologie silencieuse, a inspiré l'ontologie phénoménale du philosophe. Il y a donc un " voir originaire " qui ouvre notre humanité dont chacun a essayé d'exprimer les aventures et les liens.
Cet ouvrage regroupe plusieurs textes centrés sur les questions cardinales de la philosophie de Merleau-Ponty, de ses premières à ses dernières oeuvres, en particulier : les questions de l'incarnation, de l'expression, de la peinture, de la vision et bien sûr du style. L'analyse est donc plutôt orientée du côté de l'esthétique et des rapports existant entre philosophie et non-philosophie. Merleau-Ponty a donné toute son importance au silence de la peinture pour tenter de comprendre la dimension du langage et de l'expression.
Ce livre se situe entre journalisme et sociologie culturelle. D'un maniement aisé (autant d'entrées qu'on veut comme dans tout dictionnaire) il est susceptible d'intéresser plusieurs catégories de lecteurs. Les uns seront plutôt attentifs aux rubriques et à la manière de les traiter. Ils retrouveront des mots et des expressions qu'ils entendent tous les jours et qu'ils utilisent aussi mais dans la perspective de leur organisation et de leur systématisation en un langage nouveau : celui de la langue de bois. D'autres lecteurs seront plus sensibles au débat de fond que suscite une langue conçue comme " miroir déformant " pour donner de la réalité sociale une image rassurante mais inexacte et fausser ainsi le rapport entre la pensée et le réel. D'autres, enfin, à partir des pistes évoquées dans cet ouvrage, seront amenés à réfléchir sur la possibilité ou l'impossibilité, à partir d'un tel instrument, d'apprendre ou d'enseigner quoi que ce soit. Ce livre se veut une porte ouverte sur les vrais problèmes du troisième millénaire : ceux qui engagent la parole, la pensée, la connaissance dans son poids épistémologique.
La Méditerranée ancienne du croissant fertile qui s'étend de la Mésopotamie à l'Egypte et de la Palestine à la Grèce, la Mère Méditerranée, matrice de notre civilisation, nous offre d'inoubliables figures de femmes. Qu'elles soient, comme dans les mythes, des créations symboliques ou qu'elles soient des personnages historiques ou non: pharaonnes égyptiennes ou femmes fortes de l'Ancien et du Nouveau testament, on parle toujours de leur exceptionnelle, voire de leur divine beauté. Ce n'est évidemment pas le moindre de leurs attraits, mais il fallait plus que l'accident heureux de leur beauté pour atteindre à l'immortalité et pour devenir, dans la culture occidentale et pour beaucoup d'entre nous, archétypes et métaphores de nos passions et de nos aspirations, de nos frustrations, de nos angoisses et de nos haines. Dans le bien comme dans le mal, nous les voyons capables des plus grands sacrifices comme des plus grands crimes. Parfaitement maîtresses d'elles-mêmes, s'affirmant avec lucidité courage et volonté, c'est à juste titre qu'elles occupent une place symbolique et réelle qui dément et abolit l'ordre social dominant. Par leur sens du réel qui ne les rend pas quitte du devoir de responsabilité face à l'avenir, ces porteuses de vie sont le gage d'un monde plus juste et plus humain. C'est par elles que le monde sera sauvé.
Maurice Merleau-Ponty (1908-1961), philosophe contemporain d'importance, connaît aujourd'hui un " renouveau " philosophique tant en France qu'à l'Étranger. Nous pouvons considérer son entreprise philosophique comme un déploiement des questions cardinales que sont la corporéité, la perception, l'expression, le langage, le style et la peinture. Les textes ici rassemblés jalonnent plusieurs années de recherche et ont tenté de suivre les enjeux et les résistances d'une philosophie, bien sûr inachevée, mais qui n'en demeure pas moins suffisamment riche d'interrogations, de sens et plus encore de projets ou d'horizon. Il est donc question du corps et de la chair, du style en tant que noyau d'expressivité, de l'existence humaine parce qu'elle est stylisation de notre être-aumonde et bien évidemment du langage dont la peinture est un des berceaux.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Cette recherche part d'un intérêt pour la schizophrénie et des processus évolutifs qui peuvent être repérés. C G Jung a consacré sa vie à la description de ces dynamiques psychiques transformatrices. Ces potentiels s'animent lors de processus de crise psychique, de métamorphoses, ou lors d'épisodes psychopathologiques. Cette vision est de plus en plus partagée parmi les chercheurs en psychologie, en psychanalyse, en neurobiologie et dans les sciences du chaos.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.