Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Bel Ogou d'avant rouge
Mercure Rolaphton
ATLANTIQUES DEC
12,00 €
Épuisé
EAN :9782492182174
Voici une voix de la nouvelle génération des poètes haïtiens qui sâélève, rude et exigeante, impatiente de secouer le joug des pouvoirs corrompus et des assignations. Consciente de la beauté de la vie et de la laideur des sociétés humaines modernes, portée par le formidable élan vital de ceux qui ont le sentiment que subir nâa que trop duré, voici une poésie qui déshabille crûment la réalité, de là où elle l'observe. Une poésie qui sonne et qui cogne, lucide, y compris sur la littérature et son désir contrarié de révolte. Né en 1988 à Port- au âPrince, en Haïti, Rolaphton Mercure est écrivain, comédien et acteur, slameur, dramaturge et metteur en scène. Après sa participation, de 2010 à 2012, à la troupe de comédie musicale Haïti en scène de Bertrand Labarre, il a joué dans la pièce "Le Jeu de l'amour et du hasard", montée par Jean-René Lemoine, au Festival 4 chemins de Port-au-Prince (2012) puis au Festival des francophonies de Limoges (2013). Lauréat, en tant que slameur, du prix Caraïbes en création de l'Institut français en 2013, il a, au cinéma, joué dans "Meurtre à Pacot" et participé au doublage d'"Assistance mortelle", deux films de Raoul Peck, avant d'interpréter un des rôles principaux dans le â film Kafou (2017) de Bruno Mourral et un second rôle dans le film "Freda" de Géssica Généus. Sa pièce "Fuck Dieu, fuck le vodou, je ne crois qu'en mon index" a été nommé au prix SACD dramaturgie en 2021 puis publié dans l'Anthologie des nouvelles dramaturgies d'Haïti. Il vit actuellement à Limoges où il suit des études de second cycle en créations contemporaines et industries culturelles.
Ce livre porte sur les formes contemporaines de subjectivité, à savoir les manières dont le sujet s'approprie le monde dans une société de plus en plus marquée par l'individualisation : un sujet devenu la valeur première de nos sociétés, qui se veut auteur de son histoire, et dont il convient de tracer la genèse aux fins de mieux circonscrire les assises de ses traits de caractérisation de même que ses visées d'action. Quelles sont les formes contemporaines de manifestations sociales du sujet ? Quelles voies empruntent sa construction identitaire et comment celles-ci s'inscrivent-elles dans la reconfiguration en cours de ses modes d'action, d'agencement entre son espace public et privé, de ses rapports avec les nouvelles dynamiques institutionnelles, de ses formes de sociabilité, voire de son intimité ? Et aussi : quelles sont les différentes voies d'analyse sociale de la subjectivité ? Voilà autant de thèmes qui sont abordés dans ce livre. Ont contribué au présent ouvrage : Marina D'Amato, Guy Bajoit, Marie-Pierre Bourdages-Sylvain, Jean-Claude Kaufmann, Bernard Lahire, Daniel Mercure, Jan Spurk, Michel Wieviorka, Jean-Paul Willaime, Laurent Willemez.
Huit nouvelles qui emmènent le lecteur en Haïti pour vivre, à travers la fiction, le réel du pays bloqué (peyi lòk) des toutes dernières années. L'imaginaire comme recours face au silence et à la folklorisation qui entourent la situation haïtienne. Pari que la littérature, par sa capacité de mise en immersion, est à même de donner à voir - et par là de commencer à faire comprendre - tout à la fois l'autoritarisme du pouvoir, la mobilisation populaire pour les droits politiques, les droits sociaux et de meilleures conditions d'existence, les diffcultés d'approvisionnement en biens de première nécessité et puis, omniprésente, la violence. La violence de la police et des gangs contre toutes celles et tous ceux qui font obstacle à la mise en coupes réglées du pays.
Ce livre entend revenir sur les raisons de l'échec des mouvements sociaux dans leur confrontation à un pouvoir qui ne transige plus. Cet échec interroge tous les citoyens qui n'entendent pas se résigner à la domination sans partage d'un pouvoir qui a fait sécession. Ce livre entend démontrer que cet échec est essentiellement politique en analysant sans complaisance les logiques qui empêchent la formation d'un vaste mouvement populaire, majoritaire. Prisonniers de schémas dépassés, incapables d'identifier clairement la logique des nouvelles formes d'usurpation de la démocratie, nous réactivons de façon souvent fantomatique des luttes qui divisent plutôt qu'elles ne rassemblent, des modes d'action incantatoires plutôt que des modes opératoires et effectifs. Loin de vouloir décourager ceux qui se battent, il s'agit de comprendre pourquoi nous perdons et pourquoi nous perdrons encore demain si nous refusons de coller au réel et d'analyser les raisons de la défaite de la majorité.
Résumé : Port-au-Prince, de nos jours, durant la crise politique qui voit la population se soulever contre la corruption de son gouvernement et subir la violence des gangs qui se chargent de la terroriser et de la réprimer. Fabrice, jeune artiste plasticien, quitte Haïti pour émigrer aux Etats-Unis sans avertir ceux qu'il laisse derrière lui, dont Eva, une jeune femme photographe peu sûre d'elle, avec laquelle il entretient une amitié au seuil de l'amour. Sa dernière action avant de s'envoler pour Miami est de malicieusement organiser une rencontre en tête-à-tête entre Eva et Juliette, une expatriée française pour laquelle Eva éprouve un désir qu'elle juge inavouable. A partir d'un triangle amoureux rompu par l'émigration, Les Gens qui doutent développe un road trip nocturne dans les rues de Port-au-Prince durant lequel deux femmes hésitent sur la façon dont elles peuvent s'aimer et être elles-mêmes, hors des assignations du lieu et des certitudes des hommes. Un roman dans lequel ceux qui partent et ceux qui restent, se cherchent dans un monde qui les sépare.
Résumé : Ce texte propose une traversée critique des "nouveaux matérialismes" en se concentrant sur le "tournant ontologique" qui en constitue la principale composante. Après avoir dressé une généalogie de l'arrivée de ces nouveaux matérialismes et défini en quoi consistait leur "nouveauté", l'autrice envisage les contradictions sur lesquelles ils butent. Préoccupé à rendre compte de la pluralité des mondes sur la base du rejet du partage "nature/culture", ce nouveau discours produit des notions qui peuvent apparaître comme des substituts à celles rejetées. En lien avec la menace de "l'effondrement", les ontologies "indigènes" reçoivent une attention démultipliée, en tant qu'exemplaire de l'hybridité des mondes humains et non-humains et interrogent le maintien d'un savoir anthropologique hégémonique et colonial. En faisant intervenir "l'inhumain", comme pratique au coeur de la modernité occidentale dès l'établissement de l'esclavage, le texte propose une autre approche où l'humain est réinvesti pour dépasser le binôme humain/non-humain qu'ont créé ces nouveaux matérialismes et où sont rétablis les rapports de pouvoir que semble perdre de vue le tournant ontologique. C'est avec la notion de "plantationocène", outil critique de l'anthropocène, que se termine cette exploration des concepts. Par la prise en compte résolue de l'esclavage dans la formation de la modernité et dans la définition de subjectivités dissidentes qui en a résulté, la "plantationocène" réintroduit le politique dans les analyses et se révèle ainsi la plus féconde pour le futur de la recherche. Un livre qui dresse l'état de la recherche sur ces questions, indispensable pour les chercheurs, les étudiants et tous ceux qui s'intéressent à l'anthropologie et au débat autour des notions d'anthropocène, de plantationocène et d'effondrement.