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Le sexe, le genre et la psychologie
Mercader Patricia
L'HARMATTAN
14,50 €
Épuisé
EAN :9782747583107
Catégorie utile d'analyse dans les sciences sociales, la notion de genre soulève en psychologie, et surtout en psychanalyse, des difficultés certaines. Certes, la psychologie sociale a pu montrer que le genre assure une fonction cognitive, orientée par une asymétrie fondamentale entre les deux catégories de sexe. Et cette asymétrie, liée notamment au statut de référent universel donné au sexe masculin, façonne nos comportements, jusqu'aux plus automatiques et quotidiens, d'une manière qui conforte la suprématie masculine. Mais à côté des déterminations sociales, quelle part faire à la dimension subjective propre à chaque individu, au rôle de l'inconscient dans la construction de l'identité sexuée et, plus tard, dans le vécu des relations affectives et sexuelles? Par exemple le schéma anthropo-sociologique classique de l'appropriation du corps des femmes par les hommes suffit-il à expliquer la violence dans les rapports amoureux? Si la théorie psychanalytique, théorie de la sexualité et de l'inconscient, ne peut être ignorée, le monisme phallique découvert par Freud et dialectisé par Lacan constitue la pierre d'achoppement entre psychanalyse et féminisme. Reste la question de ce que peut apporter aujourd'hui une pensée psychanalytique de la différence des sexes à une pensée politique des rapports entre hommes et femmes.
En France, meurent, victimes de leur conjoint, une femme tous les 4 jours et un homme tous les 16 jours. On parle de crime "passionnel", mais s'agit-il d'un avatar des violences conjugales ou d'une réelle histoire d'amour fou? L'analyse psychosociologique porte sur 337 crimes perpétrés entre 1986 et 1993. Surtout commis par des hommes (263, vs 74 par des femmes), ils ont fait 458 victimes. Les auteurs montrent comment, loin des histoires romantiques ou tragiques telles qu'on les trouve dans la littérature, ces crimes sont des affaires de famille. Des familles fusionnelles dominées par l'emprise, où l'appropriation des femmes est de règle, et où, en même temps, la conflictualité des modèles est insupportable, car la façon d'organiser sa vie intime y est vécue sur le mode de l'évidence: "Chez nous, c'est comme ça". Des familles aussi où l'idée d'un destin individuel pour chacun ne signifie pas grand-chose puisqu'à l'évidence, le destin, c'est de répéter le fonctionnement des parents. Des familles, en somme, où l'on fonctionne entre soi, ce qui ne fait qu'attiser les passions, les narcissismes et qu'accroître les détresses. Ainsi, bien qu'annoncé, le crime dit "passionnel" est difficile à prévenir en raison de son caractère de pseudo-normalité. Une telle impuissance de la société ne témoigne-t-elle pas d'une pathologie sociale inquiétante? Biographie: Annik Houel et Patricia Mercader enseignent la psychologie sociale à l'Université Lumière-Lyon 2. Helga Sobota est sociologue. Elles sont membres du Centre Louise Labé (Université Lumière-Lyon 2) et de l'ANEF (Association nationale des études féministes). Ensemble, elles ont déjà publié aux PUF (coll. "Sociologie d'aujourd'hui", 2003) Crime passionnel, crime ordinaire, dont ce livre est le prolongement.
Résumé : Unanimement méprisé mais largement lu dans toute sorte de publications, le fait divers passionnel méritait une analyse. Il fournit une image sans aucun doute caricaturale, mais tout à fait éclairante, des représentations sociales actuelles de la famille, du couple, et de la hiérarchie entre les sexes, dans leur complexité même et à travers des exemples d'autant plus parlants qu'ils sont extrêmes. Il est symptomatique de ce qui apparaît comme normal ou déviant, valorisé ou stigmatisé, dans la vie d'un couple ou dans le développement des relations amoureuses. En filigrane, ces textes montrent surtout l'articulation difficile des modèles contradictoires qui traversent notre société : on y voit l'affrontement entre un modèle égalitaire de relations entre hommes et femmes, et un modèle inégalitaire, plus archaïque, projeté sur des " exclus " (marginaux, étrangers). S'ils s'accordent pour prôner le couple égalitaire, on y trouve néanmoins de nombreux indices latents de la profonde actualité du modèle inégalitaire, qui continue à faire référence. On peut même dire qu'il est le seul à connaître une définition en termes positifs. Et pourtant, leur succès ne se dément pas... Ces textes séduisent leurs lecteurs et lectrices justement dans la mesure où nous sommes tous pris, de façon profonde, dans ce conflit de modèles. Et le mépris dans lequel ils sont tenus témoigne sans doute de notre attachement honteux à l'inégalité et à la violence qui l'accompagne toujours, alors même que l'accès à l'égalité des sexes exige au plus haut point le renoncement à la satisfaction immédiate du désir, à la jouissance du rapport de forces, au nom d'une reconnaissance de l'altérité, c'est-à-dire de l'humanité de l'autre, à la fois semblable et différent.
Résumé : Cet abécédaire sensoriel permet à l'enfant de toucher de grandes lettres cursives en feutrine et ainsi de mieux mémoriser la forme des lettres selon la pédagogie de Maria Montessori. La richesse et la beauté des illustrations fera de la découverte des lettres et des mots un moment de plaisir partagé. - Des flèches indiquent le sens dans lequel il faut suivre les lettres (à suivre avec l'index et le majeur) - Ce beau livre a des pages cartonnées solides pour permettre une manipulation par les plus petits - 150 mots sont à découvrir à travers de magnifiques illustrations, et permettent de développer le vocabulaire de l'enfant - Toutes les lettres sont en feutrine !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
?Quels sont les secrets d'une vocation ? Par quels chemins mystérieux voyage-t-elle ? Devenir galeriste, est-ce un appel, un destin, ou le résultat des hasards successifs ? A priori, être galeriste c'est vivre entre l'économie et l'esthétique, c'est être partagé entre les échanges et le coeur. Quel impératif l'emporte et comment passer du numéraire à l'esprit, du matériel au spirituel ? A travers quelques anecdotes et faits saillants d'une carrière de vingt ans, l'auteur tente de répondre à ces questions.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.