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Tisser sa toile
Merandon Tina ; Lévy Tania ; Martin Pierre ; Hugue
LOCO
27,00 €
Épuisé
EAN :9782843140709
Dans Tisser sa toile, Tina Mérandon aborde la relation mère-fille d'un point de vue très originale. Profitant d'une résidence artistique en Bretagne, elle a utilisé l'idée de la trame tissée (draps et nappes, objets textiles ayant souvent été associés aux rituels domestiques qui reliaient les femmes entre elles) pour faire poser, derrière un voile, mère et fille ensemble. Les ombres projetées ne sont pas sans évoquer la caverne de Platon. Il y a ainsi une dimension archaïque dans cette relation mère-fille, appuyé par ce théâtre d'ombre qui évoque également les peintures rupestres aux limites de la représentation. C'est pourquoi, à cette idée d'une image archaïque, l'artiste a voulu y associer des images de statuaires féminines relevées dans les calvaires du Finistère datant des XVIe ou XVIIe siècles, époque opulente que la région vivait alors grâce au commerce de la toile de lin. Traitées dans le livre par une impression dorée sur un papier noir, ouvrant et fermant l'ouvrage, elles ne sont pas sans évoquer également les origines d'une représentation occidentale que sont les icônes byzantines.
Résumé : Qu'est-ce qui pousse un défenseur de la nature à assassiner certaines personnes auxquelles il reproche la nocivité de leurs actes ? La sauvegarde des milieux sauvages et des équilibres naturels, garants de la survie de l'espèce humaine elle-même, mérite-t-elle d'aller jusqu'au crime pour la rendre possible ? C'est ce que pense le personnage principal de cette histoire, écologiste et anarchiste convaincu. Echappant à la justice, il disparaîtra durant de longues années, avant que sa trace ne soit retrouvée bien des années plus tard par une expédition scientifique, dans la région somptueuse et préservée où il a trouvé refuge. Dans un journal tenu entre 2030 et 2055, ce fuyard devenu "ermite" développe ses réflexions sur la place de l'homme dans l'univers, sur la société, sur la liberté, ainsi que sur la solitude, la vie et la mort. Avec toujours, en toile de fond, la beauté de la Nature intacte.
Résumé : A calmer life enriched by its surroundings, with more space at home, a burgeoning garden, and a relaxed ambiance is a seductive combination. But a country house is different from a cozy apartment, just steps from modern conveniences. In their search for a deeper experience, this trio of authors embarked on a long-term project that brought unexpected joy along with the challenges. Life in the countryside takes adjustment and there is much to be learned-from furnishing and organizing your home to getting the most from nature and your garden, and from dressing to suit your new setting to hosting informal soirées where you'll linger over dinner with your guests. This is the art of countryfication. Through portraits of individuals and families, this book provides insight, inspiration, practical advice, and recipes that celebrate country living, all while retaining a Parisian flair.
Dans un village imaginaire d’Afrique Equatoriale, sur les rives de la rivière Sémélé, les animaux vivent et parlent avec les hommes. Un vieux crocodile mange de la semoule, les reptiles sont de grands sages, les éléphants ont le sens de l’humour et la forêt voisine est pleine de mystères... L’auteur nous offre des récits empreints de fantaisie qui s’ancrent dans la tradition.
Kinderszenen laisse entrapercevoir l'intimité d'enfants autistes, leur manière d'appréhender l'espace et le monde. Il dresse un portrait d'enfants dit "autistes" dans la parenthèse de leurs vacances à la campagne. Loin de la violence des murs, cet ouvrage est un voyage onirique et mystérieux, parfois naïf, qui vous laisse découvrir l'énigme de ces "gamins-là" . En 2012, Lionel Jusseret a commencé à photographier des enfants autistes après deux ans passés comme éducateur à l'association J'interviendrais qui offre aux enfants autistes profonds la possibilité de vivre des vacances en collectivité dans différentes maisons de campagne. Il a fallu sept ans à Lionel Jusseret pour rassembler ces portraits, car l'épuisement physique et psychologique que générait un tel accompagnement ne lui permettait pas de travailler plus de deux semaines consécutives. "Les rencontres avec les enfants, non-verbales pour la plupart, c'était d'une puissance innommable. J'ai eu le sentiment d'entreprendre un réel voyage en territoire étranger. J'aimais bien dire que j'allais en Autistan, en référence à Josef Schovanec Ou tout du moins, en bordure d'Autistan". Dans ce travail, il donne à voir l'autisme. Non, les autistes. Il s'explique. "Selon un de mes collègues, on ne peut pas parler de l'autisme. Je veux dire, en tant que sujet. Simplement parce qu'on n'en sait pas grand chose et que ça reste très vaste. Le mot autisme, ça veut tout et rien dire à la fois. C'est donc difficile d'en parler. Au mieux, on peut raconter des histoires d'autistes. La nuance est très importante". L'ouvrage reprend le découpage et les titres des 13 chapitres de Kinderszenen, la célèbre oeuvre pour piano de Robert Schumann qui disait qu'elle avait été conçue par un "grand enfant" comme "souvenir pour des personnes qui ont grandi" .
Guidé par le souvenir d'une femme à corps de serpent, aperçue à l'automne 1976 dans une baraque de la foire de Negreni (Transylvanie), Emmanuel Raquin-Lorenzi entreprend d'explorer les divers ordres de représentation et d'expression qu'on peut recueillir parmi les populations du bassin des trois Cris (le Rapide, le Noir et le Blanc), rivières de montagne qui délimitent le pays du Lac, au nord-ouest des Carpates roumaines. Une enquête ethnographique de terrain menée pendant plus de vingt ans permet au narrateur de conter sa progressive découverte des mouvements de pensée propres aux populations mélangées de ce vieux pays. Ces chemins le conduisent à découvrir de quasi-rituels, comme celui de la reine des moissons qui ne cesse pendant quelques jours de parcourir sans s'arrêter le village, les champs et les pâturages, mais vient rendre hommage à une fille-chêne attachée à sa clairière. Il rencontre ainsi de belles figures ; le grand Ioan, berger de Delani, son meilleur informateur ; Marika, la rieuse, dont le rire, ombré par la mort de sa fille, apaise ou exaspère la douleur des deuils ; Petru le sourcier qui vit parmi les rochers ; Emeder, le merveilleux Tsigane qu'on appelle au printemps pour qu'il installe ses miroirs dans des fermes au bord des bois... Ce livre propose en fin d'ouvrage une petite anthologie de textes d'écrivains de ce pays. Deux niveaux de photographies parcourent Le Pays du Lac : les unes, illustration classique du discours ethnographique, reproduites le plus souvent dans le texte, documentent objets et choses, scènes ou lieux analysés au cours des enquêtes ; les autres interviennent comme une suite autonome, hors texte, sans commentaire, sans rapport direct au discours ethnographique ni aux textes littéraires, y insérant des routes, des ombres, des eaux, des paysages, quelques regards...
Gomez Bernard ; Dampierre Sylvaine ; Régent Frédér
Cet ouvrage réunit une sélection d'avis de recherche d'esclaves marrons (avis de marronnage) parues dans la Gazette de la Guadeloupe entre 1788 et 1847. Ces annonces de tentatives de fuites, de périlleuses échappées publiées au milieu d'autres annonces (prix du café, du sucre ou du coton), par leur banalité, renforcent la violence ordinaire vécue par les esclaves aux xviiie et xixe siècles. Les photographies de Bernard Gomez, en noir et blanc accompagnent cet ensemble d'archives, à travers les paysages de Guadeloupe, autant d'empreintes, de traces de récits effarés... Les avis de recherche sont reproduits en fac silimé sur fonds noirs. Un texte de présentation de Sylvaine Dampierre ouvre l'ouvrage et de courtes "notices" rédigées par Benoît Jullien apportent un regard plus historique et pédagogique sur certains termes utilisés dans les annonces.
La nuit craque sous nos doigts reprend plusieurs années de photographie de Sarah Ritter. Sarah Ritter ne travaille pas par anticipation, mais par "occasions" , arpentage de terrains divers, sans savoir précisément à l'avance ce qu'elle cherche. Ces occasions lui permettent d'accumuler un certain nombre d'images qui, peu-à-peu, trouvent leur place dans son oeuvre et s'articulent ensemble. Elle cherche un point de bascule entre le visible, le montré dans l'image, et ce qu'on ne voit pas. Au coeur de cette intention aveugle, le montage des images entre elles devient comme un choeur, équivocité affirmée.