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Moins d'un quart de seconde pour vivre
Menu Jean-Christophe ; Trondheim Lewis
ASSOCIATION
8,20 €
Épuisé
EAN :9782909020655
Un exercice de style oulipien, un des premiers, entrepris par le duo Lewis Trondheim/Jean-Christophe Menu : réaliser 100 strips avec seulement huit cases dessinées par Menu, photocopiées à l'envi et enrichies de textes par Trondheim. Pari risqué, contraintes énormes, et but atteint : au bout de quelques pages se développe un univers abstrait mais cohérent, des personnages récurrents, une histoire complexe. L'alchimie fonctionne déjà, et c'est un véritable plaisir que de découvrir les débuts d'un scénariste des plus talentueux de son époque et d'un dessinateur visionnaire dont la toute jeune Association allait faire connaître à la bande dessinée une de ses meilleures décennies. Bonheur de connaisseurs et d'amateurs de prouesses stylistiques, ce livre atypique est également un bon début pour qui veut découvrir une "autre bande dessinée"... --David Rault
Prépublié à partir de 1984 dans Le Psikopat et publié en album chez Futuropolis (le seul, le vrai) en 1988, Meder est le premier livre important de J-C. Menu. Meder, arriéré mental s'exprimant par onomatopées, s'échappe de son asile pour commettre les pires horreurs. Sa violence gratuite, son graphisme agressif rehaussé de trames mécaniques ont fait de Meder une sorte de manifeste punk, qui saura séduire et épouvanter une nouvelle génération de jeunes esthètes.
Résumé : Avec cette solide EPERLUETTE se trouve réunie en un seul livre la totalité des histoires du Mont-Vérité de Jean-Christophe Menu. Le premier récit, Craques au Mont-Vérité, est paru dans le collectif Le Retour de Dieu aux éditions Autrement en 1994. Les autres histoires proviennent de Jade et de LAPIN, et le cycle se conclut avec un récit de 14 planches inédites. Si l'on n'est plus ici dans l'autobiographie, nul doute néanmoins que J-C. Menu s'y dévoile plutôt dix fois qu'une...
Devenu l'un des auteurs emblématiques de la "nouvelle bande dessinée" , et avec plus de 160 livres à son actif, Lewis Trondheim s'est essayé à tous les genres. Il est aussi membre fondateur de l'Oubapo (Ouvroir de bande dessinée potentielle), cofondateur de l'Association, et dirige la collection "Shampooing" aux éditions Delcourt. Il a contribué à la création du SNAC BD (syndicat des auteurs de bande dessinée) et a inventé le "Fauve" devenu la mascotte du festival d'Angoulême, manifestation qui l'a couronné de son Grand Prix en 2006. Cette carrière d'une richesse remarquable le place au carrefour de toutes les évolutions récentes de la bande dessinée. D'habitude peu enclin aux interviews et aux apparitions médiatiques, Lewis Trondheim s'est cette fois longuement entretenu avec Thierry Groensteen, théoricien et historien de la bande dessinée, et ami de longue date. Le texte qui en résulte éclaire non seulement un parcours artistique aux avant-postes de la création contemporaine, mais également une personnalité intègre, un esprit agile et inquiet, un tempérament joueur. Ce recueil d'entretiens, illustré de nombreux documents rares ou inédits fait le bilan - provisoire - d'une carrière étonnamment féconde. Enrichi du témoignage d'une dizaine de proches de Lewis, cet ouvrage paraîtra à l'occasion de l'exposition rétrospective "Lewis Trondheim fait des histoires" présentée au musée de la Bande dessinée d'Angoulême de janvier à mai 2020.
C'est la fête au squelette à L'Association. Démarré en 2003 dans l'éphémère revue Black (Coconino), Le Mort détective est un feuilleton composé uniquement des têtes de ses chapitres. Chaque page contient un titre, une (sublime) illustration, et une phrase " extraite " d'un texte auquel nous n'aurons pas accès. C'est tout. Guidés par les indices que David B. nous fournit, c'est à nous, lecteurs, de deviner, d'imaginer ce qu'il se passe entre les moments clefs. Loin de nous perdre, c'est avec ferveur qu'on suit les péripéties du Mort Détective, de la Fille aux Mille Poignards, du Poulpe Géant et de tous ces personnages étranges, effrayants ou grotesques, qui peuplent l'univers graphique de l'auteur. On retrouve avec bonheur le trait noir précis et puissant de David B, et on partage avec lui le plaisir d'animer ces infatigables gargouilles. Avec Le Mort Détective, David B pousse l'ellipse de l'espace inter-iconique à son paroxysme, mais c'est bien à vivre une incroyable épopée plutôt qu'à un exercice de style qu'il nous convie.