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L'organisation du travail en Egypte ancienne et en Mésopotamie. Colloque Aidea, Nice 4-5 octobre 200
Menu Bernadette
IFAO
29,00 €
Épuisé
EAN :9782724705218
La force de travail, extrêmement sollicitée au sein de sociétés antiques encore très peu mécanisées, fut organisée et gérée dans les grands empires proche-orientaux, tant au niveau central que dans ses implications locales et particulières. Le colloque de l'Aidea consacré à l'organisation du travail en Egypte ancienne et en Mésopotamie (Nice, 2004) a réuni des spécialistes dont les contributions sont publiées dans le présent volume. La construction des temples (Ch J Eyre), l'organisation des chantiers dans une province égyptienne excentrée (L Pantalacci), le recrutement et l'enregistrement des ouvriers (B Menu), le rôle des scribes (P Piacentini), le statut des membres d'équipes de tisserands (Sch Allam), le travail des artisans royaux à Deir al-Medina (RJ Demarée), mais aussi la conception même du travail en Egypte à l'époque du Moyen Empire (KA Kôthay), le travail dans l'espace domestique et le travail des esclaves en Mésopotamie (S Démare-Lafont; Fr Joannès), les contrats de travail à l'époque ptolémaïque et augustéenne (B Anagnostou-Canas) constituent autant de chapitres solidement documentés qui font progresser d'une manière très notable nos connaissances sur le sujet et ouvrent des perspectives nouvelles. Une introduction originale (R Carvais), développant une approche comparative, permet de mettre en abyme les résultats obtenus, dans une "préhistoire du droit du travail" où l'on décèle quelques traces embryonnaires, mais incontestables, de droit du travail dans l'Antiquité proche-orientale.
La civilisation promue par les pharaons dans la vallée du Nil repose sur des valeurs qui, par l'intermédiaire des Grecs, ont façonné le monde occidental. Le jeu de la maât, clé de voûte du régime pharaonique, en a permis la durée trois fois millénaire. Ordre, vie, équilibre cosmique, vital et social, paix par la victoire, prospérité, justice, équité, vérité, maât représente tout cela;1'isfet est son antonyme exact désordre, chaos mortifère, misère, ennemis, iniquité, injustice, désintégration sociale dont le détonateur est le mensonge. En un mot: le roi amène la maât au pays et repousse l'isfet. En se plaçant d'un point de vue très différent de celui couramment adopté, l'auteur propose, à partir d'une large documentation, une analyse institutionnelle de la maât qui fait apparaître une dualité fondamentale dont Aristote, précepteur d'Alexandre, s'inspira probablement dans son Ethique à Nicomaque. A la fois ordre et équité, Maât incarne en effet le double aspect de la justice, général et particulier, sciemment distingué par les anciens Egyptiens. Sont ici cernés la naissance et le développement d'un concept qui prend place au rang des grands universaux de l'humanité.
Les territoires géographiques de notre recherche s'étendent, sur le continent asiatique, de la rive orientale de la mer Méditerranée au golfe Persique et aux bords de la mer Rouge ; sur le continent africain ils sont représentés par l'Egypte, le Sinaï (asiatique) formant la charnière entre les deux continents. Cet espace terrestre continu - que l'on peut appeler proche-oriental - a vu naître les foyers d'une civilisation extrêmement précoce marquée, dès le IVe millénaire, par l'invention de l'écriture, la naissance des Cités et des Etats, la constitution de systèmes idéologiques et juridiques, et les ferments d'une interrogation religieuse et philosophique - dont nous sommes les héritiers. Dans l'Antiquité, cet espace peut être légitimement subdivisé, en raison de l'évolution historique de chacune et des relations tantôt pacifiques et souvent tumultueuses qu'elles nouèrent ensemble, en trois grandes régions : la Mésopotamie, le Levant et l'Egypte. Au cours de ses trois dernières rencontres annuelles, le Séminaire Ardéchois de Droit Egyptien Ancien a mené, avec une bibliste et une assyriologue, une réflexion commune sur des sujets aussi fondamentaux que la responsabilité et la culpabilité et, en amont, les interdits, la faute, la punition, et les très riches courants de pensée qu'ils suscitèrent dans les domaines du juste et du sacré, parfois distincts, souvent mêlés. Ce sont quelques-uns de nos travaux passionnants sur ces sujets que nous proposons dans ce numéro aux lecteurs de Droit et Cultures.
Approfondissant les travaux antérieurs de l'auteur sur le régime des terres, les formes de dépendance et les liens contractuels en Egypte ancienne (Recherches. I et Recherches. II), l'ouvrage apporte un éclairage nouveau sur les origines de l'Etat, la justification du pouvoir, la construction du territoire et l'organisation de l'économie. L'auteur y illustre les thèmes qu'elle a choisi de présenter (pouvoir, économie, société) par des exemples particuliers : le commerce de l'ivoire au IVe millénaire av. J.-C., la gestion des temples, la guerre, la torture judiciaire, le système monétaire, le bornage territorial, le statut des travailleurs et des femmes, les problèmes de surendettement et la réglementation des prêts, etc. Son originalité est d'ajouter à la connaissance historique et à la critique fine des textes hiéroglyphiques un regard anthropologique sur les institutions de l'Egypte ancienne, cette civilisation brillante qui a tant influencé celles du monde antique.
A Dendara, le domaine d'Horus est indépendant de celui d'Hathor ; diverses processions reliaient cependant les deux espaces sacrés. Horus était le maître de Dendara, époux d'Hathor maîtresse de Dendara, et Edfou et Dendara ne forment qu'un seul nome. Les deux divinités incarnent la royauté, masculine et féminine, transmise par Rê d'Héliopolis. Totalement inédits jusqu'à présent, les textes et représentations de l'édifice constituent l'ultime production sacerdotale d'une ville déjà florissante à l'Ancien Empire.