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Chronique vénitienne
Ménager Daniel
CERF
24,20 €
Épuisé
EAN :9782204088534
Dans " Venise la rouge ", rien ne bouge, du moins en apparence. La cité, à la fin du XVIe siècle, a perdu de son importance. Elle se contemple dans ses fastes immuables. Lambassadeur de France est désoeuvré. Il passe une partie de son temps avec un moine aussi ardent que savant, Paolo Sarpi. Il a lié amitié avec le doge, Alvise Mocenigo, et sa fille adoptive, Emilia. Autour d'elle, de jeunes patriciens veulent tirer de sa torpeur la Sérénissime. Leur agitation reste étrangère à Emilia, qui est d'abord amoureuse de l'un d'eux, Leonardo Dona. Les deux jeunes gens préféreront cependant rester à distance l'un de l'autre. Un petit tableau du palais de Mocenigo les a convaincus que la sérénité de cette amitié amoureuse était ce qui leur convenait le mieux. La distance alliée à la proximité est aussi au centre de la piété de Samuel, l'ami juif de Sarpi et d'Emilia. Ni la peste, ni la persécution ne parviendront à l'ébranler. Il vit sa réclusion dans un couvent de dominicains comme une divine aubaine. Lamour, la politique et la religion se croisent et se recroisent dans ce roman qui est aussi un hommage à la beauté intérieure de Venise.
Résumé : L'ange est l'envoyé de Dieu, l'ambassadeur n'est que celui d'un prince. Ils ont pourtant quelque chose en commun: la mission. Les auteurs de la Renaissance et de l'âge baroque, sollicités à la fois par le temps et l'éternité, ont su donner une vie intense à ces figures exemplaires.
Il a écrit plus que les écrivains les plus prolifiques, plus que Voltaire, plus que Victor Hugo et aujourd?hui des programmes d?études portent son nom. Figure centrale de l?humanisme, il apparaît comme le symbole de l?Europe. Erasme (1469-1536) marque profondément la culture de son temps en tentant de concilier, en particulier, l?étude des Anciens et l?enseignement de l?Evangile. Infatigable voyageur, mais à la santé fragile, grand ami de l?anglais Thomas More et opposé à l?intransigeance religieuse de Luther, il aime à travailler sur le langage, parcourant la Bible mais aussi se livrant à un iconoclaste Eloge de la folie qui a su traverser les siècles avec son ironie mordante et n?a cessé d?intriguer les commentateurs. De la bonne folie, il écrit qu?elle "se produit quand une agréable illusion de l?esprit délivre l?âme de ses soucis angoissants et l?inonde d?un plaisir multiple". Réviseur du Nouveau Testament à l?époque où l?on redécouvre la Bible, Erasme a le souci communiquer celui-ci au plus grand nombre: "Je suis tout à fait opposé, écrit-il, à l?avis de ceux qui ne veulent pas que les lettres divines soient traduites en langue vulgaire pour être lues par les profanes, comme si l?enseignement du Christ était si voilé que seule une poignée de théologiens pouvait le comprendre?".br> Avec clarté et érudition, Daniel Ménager présente la modernité d?un personnage qui dénonça aussi, avec vigueur, les croisades inutiles et les guerres de conquête.
Les médecins se montrent souvent désarmés devant cet "entre-deux" qu'on appelle "convalescence" : période floue, hésitante. Ce n'est plus la maladie, ce n'est pas encore la santé recouvrée. Blessé, le chevalier médiéval attend avec impatience le moment de remonter à cheval. Ce repos forcé inquiète les moralistes et les familles bourgeoises car il oublie les bonheurs de la vie active. Mais son trésor de sensations enchante les romanciers, comme on le voit bien chez Jane Austen, Madame de Staël, Zola, Henry James, Rilke, Proust, Thomas Mann et tant d'autres. La convalescence préside aussi à des expériences amoureuses, dont certaines frôlent l'interdiction. La paix de la chambre ou l'effort demandé par la société ? Goethe hésite. Religion et société bénissent la convalescence quand elle permet des révisions de vie, voire des conversions dont le roman du XIXe siècle a été friand et dont les plus exemplaires se trouvent dans le roman russe, notamment chez Tolstoï. Le XXe siècle leur porte un coup de grâce. Nous sommes et nous restons de grands malades. Du même coup, nous voilà devenus plus sensibles, plus attentifs, comme l'avait dit Nietzsche, à des bonheurs aussi intenses que, parfois, minuscules. Car les conforts de la convalescence ne résistent pas aux catastrophes des temps modernes, ce que montrent bien les romanciers les plus tragiques (Döblin, Céline).
Aussi vieux que les légendes et pourtant toujours neuf dans son esprit et ses formes: tel apparaît l'incognito. Le mot fait une entrée discrète dans le vocabulaire français avec Arnaud du Ferrier, ambassadeur à Venise, en 1581. On circule incognito dans une ville pour échapper à la police ou pour mener à bien une aventure amoureuse. Chez Homère, les dieux ne le dédaignent pas. Avec les chevaliers de la Table Ronde, il s'agit plutôt d'intriguer ceux et surtout celles qui voudraient percer le secret des armures. L'incognito permet aussi de défier un monde dont on ne veut plus, comme nous le montre la légende de saint Alexis. Plaisant et ludique autant qu'on voudra, il engendre cependant de tragiques méprises: Tancrède ignore qu'il se bat contre sa bien-aimée. L'incognito trouve sa limite dans les signes les plus personnels de chacun: une certaine manière de sourire, de marcher met en échec les plus savants maquillages et trahit celui qui les a inventés. Une histoire de l'incognito, c'est aussi une histoire philosophique de la notion de personne.
Résumé : Vincent sait mieux que personne ce qu'est un secret. Spécialiste des passages dérobés, c'est à lui que les riches et les puissants font discrètement appel pour dissimuler leurs trésors ou s'aménager des issues indétectables. Alors que Paris célèbre l'Exposition universelle et sa phénoménale tour Eiffel, Vincent et son équipe deviennent soudain la cible de tentatives d'assassinat. La mort rôde désormais autour d'eux. Un de leurs clients cherche-t-il à effacer ce qu'ils savent de lui ? Sont-ils traqués par des pouvoirs occultes ? Quelle est cette ombre qui peut les frapper n'importe où, n'importe quand ? Dans une époque bouleversée, confronté à des mystères surgis d'un autre temps, Vincent va tout faire pour déjouer la menace et sauver les siens. Ce qu'il s'apprête à découvrir va faire voler en éclats tout ce qu'il croyait savoir du monde...
Octobre 1493. Alors que Florence pleure Laurent le Magnifique, Milan connaît sous le règne de Ludovic le More un essor florissant, et bien des artistes de renom sont invités à la cour ducale. Léonard de Vinci partage son quotidien avec sa mère Caterina et son apprenti bien-aimé Salaï. Il travaille au gigantesque cheval de bronze qu?il a promis au duc de Milan pour honorer son père, Francesco Sforza, et doit affronter des problèmes techniques qu'il n'avait pas soupçonnés. Accaparé par d?innombrables projets, il confie les secrets de ses recherches à un carnet, fort convoité par certains.Quand un cadavre est retrouvé au milieu de la cour du château, Ludovic le More fait appel au génie multiforme de Léonard, comptant sur ses connaissances en anatomie et sur son intuition pour éloigner les soupçons de peste et démasquer le jeu d?intérêts croisés des Este et du roi de France, dans lequel banquiers et religieux ne sont pas en reste.Un roman historique plein d?invention, un voyage surprenant dans une des périodes les plus fascinantes de l?histoire italienne, la Renaissance.Marco Malvaldi est né à Pise en 1974. Il est l?auteur d?une série policière (La Briscola à cinq et Un tour de passe-passe), de romans policiers historiques et de livres de vulgarisation scientifique. Le Cheval des Sforza est un immense best-seller en Italie.Traduit de l'italien par Nathalie Bauer
4e de couverture : La Seconde Guerre mondiale s'achève à peine dans ce bout de campagne allemande lorsque Herr Doll, un écrivain d'âge mûr, est désigné par les Russes maire par intérim de son village. Le couple qu'il forme avec sa jeune épouse, riche veuve d'une précédente union, ne manque pas de susciter les médisances. Et son nouveau statut d'homme de pouvoir, au lendemain de la chute des nazis, n'arrange rien. Le couple persécuté fuit pour Berlin où tout n'est que ruines et désolation. Ils devront s'accrocher à chaque étincelle d'humanité pour se reconstruire au milieu des décombres. Le Cauchemar dresse un sévère réquisitoire contre le peuple allemand tout en rendant compte de sa profonde souffrance. Cette oeuvre, la plus personnelle d'Hans Fallada, n'était plus disponible depuis plus de soixante ans. Elle est proposée ici dans une nouvelle traduction.
Follett Ken ; Brèque Jean-Daniel ; Demange Odile ;
Biographie de l'auteur Ken Follett est né au pays de Galles en 1949. Il est l'un des plus grands auteurs de best-sellers et de thrillers d'espionnage ( L'Arme à l'œil, Les Lions du Panshir, Le Troisième Jumeau, Le Réseau Corneille...), mais c'est avec ses romans historiques Les Piliers de la terre et Un monde sans fin qu'il a connu ses plus grands succès : vingt millions d'exemplaires vendus à travers le monde. Plusieurs de ses romans ont été adaptés au cinéma et à la télévision. Il vit à Stevenage, en Angleterre.