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REVUE D'HISTOIRE DE LA SHOAH N 212 - VICHY, LES FRANCAIS ET LA SHOAH
MEMORIAL DE LA SHOAH
CALMANN-LEVY
26,10 €
Épuisé
EAN :9782916966212
Dès 1945, face à l'épuration, les dirigeants de Vichy, Pétain et Laval les premiers, ont ainsi justifié leur politique contre les Juifs : sous la pression allemande, ils ont dû, pour protéger les Français "israélites", abandonner les étrangers à leur triste sort. A l'époque, les mécanismes de la collaboration d'Etat n'ont pas encore été mis au jour et l'on ignore le détail des chiffres. La thèse du "moindre mal" parait logique, surtout quand l'on compare les statistiques de la "Solution finale" en France aux bilans glaçants de l'extermination en Pologne, en Allemagne ou aux Pays-Bas. Or, dès les années 1950, les travaux sur la persécution des Juifs de Joseph Billig, Léon Poliakov ou Georges Wellers, fondés sur les archives, ont réduit à néant ce postulat du "moindre mal". Se déclenche alors un mouvement qui, depuis prés de soixante-dix ans, tente de faire la lumière sur les responsabilités réelles de chaque échelon de la hiérarchie étatique dans la politique antisémite de Vichy. Le présent dossier rend compte de cette historiographie et de son essor depuis les sommes fondatrices de Marius et Paxton (Vichy et les Juifs, 1981) et de Serge Klarsfeld (Vichy-Auschwitz, 1983-1985), parues dans un contexte mémoriel dominé par le souvenir de la Shoah et rythmé pendant une décennie par les affaires judiciaires (Leguay, Bousquet, Papon, etc.). L'état des connaissances présenté ici se concentre donc sur les dirigeants et l'appareil administratif de Vichy ainsi que sur le rôle de l'opinion française dans l'évolution de la persécution raciale, questionnant les faits d'hier et leurs interprétations à la lumière des recherches les plus récentes.
Dès sa création en avril 1943, le Centre de documentation juive contemporaine a souhaité rassembler des documents pour écrire "le grand livre du martyrologe du judaïsme français". Devenu un centre stable de documentation et de recherche après la guerre, le CDJC publia une revue, le Bulletin du CDJC, devenu Le Monde juif partir de 1946. Cette publication publiait entre autres des recherches et des documents de toutes sortes. Parmi eux, des récits personnels, parfois qualifiés de "témoignages". C'est à tous ces écrits publiés entre 1946 et le milieu des années 1980 qu'est consacré ce numéro. Dans les quatre décennies d'après-guerre, les éditeurs du Monde juif mobilisèrent leurs réseaux nationaux et internationaux pour publier un large éventail d'écrits personnels. Point pourtant de politique éditoriale cohérente quant au "témoignage". Ces récits à la première personne évoquaient des aspects peu documentés de la persécution ou de l'extermination des Juifs, bien au-delà de la France. Parfois, ils venaient à l'appui de dossiers historiques ; ou bien ils accompagnaient les grands événements commémoratifs. Paraissent aussi dans la revue des extraits de livres publiés à l'étranger : ainsi le lecteur croise-t-il Jan Karski, Primo Levi ou Leib Rochman. Mais, très divers par leur style et leurs auteurs, ces récits personnels sont aussi souvent l'une des seules traces que nous conservons de ces témoins, auquel ce numéro rend hommage en redonnant à lire leurs écrits.
Entre 1942 et novembre 1944, l'Allemagne nazie assassine dans les chambres à gaz d'Auschwitz -Birkenau plus d'un million de personnes, des Juifs européens dans leur immense majorité. Un Sonderkommando (unité spéciale), constitué de détenus juifs qui se relaient jour et nuit, est contraint d'extraire les cadavres des chambres à gaz, de les brûler dans les crématoires et de disperser les cendres. Quelques hommes ont transcrit ces ténèbres et ont enfoui leurs manuscrits dans le sol de Birkenau. Cinq de ces textes ont été retrouvés après la guerre. Aucun de leurs auteurs n'a survécu, les équipes étant liquidées et remplacées à intervalles réguliers. Ce sont trois de ces manuscrits, dans une nouvelle traduction du yiddish pour partie inédite en français, qui sont présentés ici. La terreur, qui est la règle à Birkenau, est la toile de fond de cette histoire. C'est d'elle dont parlent tous les manuscrits retrouvés. Du silence, de l'absence d'évasion, de ce monde à l'envers où le meurtre est devenu la norme et l'impératif moral d'un peuple saisi d'une angoisse obsidionale. S'y ajoutent les dépositions lors du procès de Cracovie en 1946, de trois rescapés des Sonderkommandos, témoignages qui confirment, entre autres, l'intensité du massacre des Juifs de Hongrie au printemps 1944, les documents d'histoire, les photos de déportations, les archives allemandes. Témoignages qui racontent la panique de la chambre à gaz, des victimes mortes asphyxiées, piétinées avant même que n'opère le gaz, dans des scènes à proprement parler inimaginables. Mais qui évoquent aussi la jouissance prise à humilier et à martyriser autrui, le sadisme sans limites, puisque tout était permis contre un peuple placé hors humanité.
La Shoah en Roumanie a pu être caractérisée comme une Shoah « oubliée » et son historiographie comme un « trou noir ». Pour les discours officiels roumains, il n?y aurait pas eu de Shoah dans un pays qui aurait protégé ses Juifs, et la responsabilité aurait incombé qu'aux seuls Allemands. La réalité est toute autre. Oui, il y a eu une Shoah en Roumanie et elle fut, très majoritairement, une Shoah roumaine. Une violente législation antisémite, promulguée dès 1937, s?est durcie en 1940. Même si les initiatives liées à la déportation et à l?extermination des Juifs ont pu porter les marques distinctives de l?entreprise nazie, leur mise en ?uvre et leur exécution ont relevé pleinement du fascisme roumain, qui d?ailleurs les a revendiquées sans équivoque. Les Roumains n?ont-ils pas eu leur Einzatzgruppen,ces unités de gendarmerie qui ont fonctionné pendant toute la guerre comme des unités de tueries mobiles, leurs Aktionen, menées de manière si brutale que même les Allemands, choqués, déclarèrent que le problème juif, dans ces régions, avait été placé en de « mauvaises mains ».La Shoah en Roumanie fut le théâtre de massacres de Juifs parmi les plus massifs de la Seconde Guerre mondiale. Pourtant, ils demeurent largement méconnus, depuis le pogrom de Bucarest (janvier 1941, )celui de lasi (juin 1941),jusqu'aux massacres d?Odessa (octobre 1941), de Bessarabie et de Bucovine (1941-1942). Pour finir par les déportations en Transnistrie (près d'un demi_million de victimes), dans un territoire que le régime du maréchal Antonescu considérait comme son « dépotoir ethnique », La mémoire de ces massacres à la mise en ?uvre atypique (marches de la mort, extermination par la faim, par le feu), est au c?ur de ce volume qui en analyse aussi l'impact dans la Roumanie d?aujourd?hui.
En démocratie, savoir est un droit fondamental. Normalement. Mais quand le sujet devient trop sensible, quand il touche à des intérêts protégés, il constitue un problème. C'est, souvent, l'assurance pour le journaliste de s'attirer des ennuis : menaces, surveillances, censure qui ne dit pas son nom. Pire, informer devient parfois un délit. Nous ne pouvons nous y résoudre. Vingt journalistes d'investigation français ont décidé de faire cause commune pour raconter dans un livre choral les dessous de leurs enquêtes interdites. Comment ils sont suivis et écoutés. Comment les pressions économiques s'exercent sur eux. Comment le droit est régulièrement contourné pour criminaliser le journalisme, entre secret défense et secret des affaires. Comment leurs sources sont traquées ou menacés. Comment le harcèlement judiciaire est organisé par de puissantes multinationales. Oui, la France est une démocratie. Non, on n'y meurt pas d'être journaliste. Ce n'est pas une raison pour accepter les nouvelles censures qui affectent insidieusement les principes de liberté d'informer et de transparence, ingrédients indispensable d'une République vivante et fière d'elle-même. Ce livre est un livre de journalistes pour des citoyens éclairés.
Au coeur des paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux sur le réinvention de soi et le pouvoir malicieux de l'amour. Eddie, 35 ans, vit seule à Montmartre, dans un minuscule appartement où il lui faut grimper sur une chaise pour tenter d'admirer le dôme du Sacré Coeur Orpheline à seize ans, elle s'est construit une vie de détachement et d'invisibilité, pour tenir le malheur (et le bonheur) à distance. Un jour, un notaire au charmant profil d'aigle ébouriffé, lui annonce qu'elle est l'unique légataire d'un très vieil italien et l'héritière d'une ferme en ruines dans la région de Parme, en Emilie Romagne. Alors qu'elle n'y a jamais songé, Eddie ressent soudain l'envie de fuir Paris, sa vie monotone, de découvrir ses racines. Et coup de tête ou coup de poker pour séduire le charmant notaire, elle décide de s'envoler pour l'Italie. En partant à la découverte de ce mystérieux héritage et en plongeant dans cette merveilleuse région italienne, elle n'imagine pas combien le cours de son existence va se trouver chamboulé. Dans les paysages magiques de l'Emilie Romagne, un roman lumineux et réjouissant sur la réinvention d'une vie et la puissance de l'amour
LA SERIE NEW-YORKAISE INEDITE DE MARIE-BERNADETTE DUPUY Octobre 1886. Catherine et Guillaume Duquesne vont s'embarquer pour New York, avec leur fille Elisabeth, âgée de 6 ans. Ils quittent la France et leur petite maison de Charente pleins d'espoir, avides d'une nouvelle existence. Mais leur rêve de liberté va vite se transformer en cauchemar : Catherine meurt durant la traversée des suites d'un accouchement prématuré et Guillaume, une semaine après son arrivée en Amérique, est victime d'une agression qui le laisse pour mort. Leur enfant, la petite Elisabeth, est livrée à elle-même. Après une nuit d'errance dans Central Park, l'orpheline est renversée par la calèche des richissimes Woolworth. Ils la soignent et décident de l'adopter, faisant fi des avis de recherche lancés par le grand-père maternel d' Elisabeth. L'orpheline grandit choyée comme une princesse. Tout bascule le jour de son seizième anniversaire quand elle apprend la vérité sur son adoption. Se sentant trahie, la jeune fille quitte New York pour la France. Mais en arrivant au château familial, elle est loin de se douter du véritable visage de son grand-père maternel et encore moins de deviner quels terribles secrets renferme la demeure. Elisabeth parviendra-t-elle à démêler le vrai du faux et à connaître l'amour sincère des siens ?
Dissuasion, subversion, persuasion : quelles stratégies pour sauver la paix ? Raymond Aron propose ici l'une des analyses les plus pertinentes des rapports de force de la Guerre froide, et qui, au-delà de la chute du mur de Berlin, sont perpétués par la possession de l'arme nucléaire par quelques puissances militaires.Tout est là : si une seule bombe nucléaire dégage la même puissance que l'ensemble des bombardements sur l'Allemagne nazie en 1944, "le changement quantitatif entraîne une évolution qualitative". La guerre n'a plus le même aspect : l'analyse théorique montre des puissances qui définissent leurs tactiques politiques dans la sécurité précaire des rapports de force ; les conflits s'inscrivent dans un monde fini, où ceux qui ne peuvent dissuader doivent s'abriter derrière un "grand frère".Pour lecteurs motivés, cette géopolitique de la guerre est une réflexion sur le devenir de l'humanité dans des États souverains qui se définissent avant tout par un jeu de rapports de force. --Mattieu Reno