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Prunus spinosa
Mémoire Danielle
POL
16,25 €
Épuisé
EAN :9782846821629
Cet arbrisseau, qui est extrêmement commun, qui croit très promptement, qui se multiplie plus qu'on ne veut, & qui réussit dans les plus mauvais terreins, seroit donc tout à fait convenable pour former des haies de défense, s'il n'avait le plus grand défaut; il trace en pullulant sur ses racines, & envahit peu à peu le terrein circonvoisin ce qui fait qu'on le redoute, qu'on cherche au contraire à s'en débarrasser, & qu'on ne l'emploie tout au plus qu'à former des haies sèches où il est plus durable que l'aubépin. La pharmacie tire quelque secours de ce vil arbrisseau; le suc de son fruit exprimé & épaissi en consistance d'extrait, est ce que l'on appelle l'acacia nostras, que l'on substitue quelquefois au vrai acacia. On tire des prunelles encore vertes un vinaigre très fort par la distillation au bain-marie. Les prunelles vertes pilées dans un mortier font une ressource immanquable pour rétablir le vin tourné. On peut aussi les manger comme les olives, après les avoir fait passer par la saumure; & en les faisant fermenter après qu'elles ont été passées au four lorsqu'elles sont mûres, on en tire une boisson qu'on prétend être agréable. Tant il est vrai qu'on peut tirer du service des productions de la nature qui paroissent les plus abjectes.
Ceci est un texte de théâtre. Ou plus exactement un texte qui met le théâtre en scène puisque la pièce est aussi une pièce qu'un narrateur très changeant raconte. On ne s'en étonnera pas, l'action se déroule à Brioine, et tout autour, ce lieu mythique et central de la grande entreprise littéraire de Danielle Mémoire : le corpus. Elle s'en donne à cour joie, jouant comme à l'accoutumée, mais servie au delà du descriptible par le dispositif théâtral, des niveaux de représentation, des illusions et des changements de rôle. L'écriture y est sans doute plus "raisonnable", apparemment, que dans ses autres textes, elle n'en est pas moins inventive et efficace quand il s'agit de prendre le lecteur dans ses rets invisibles.
Résumé : "Un petit livre de rien du tout que je tenterais d'écrire en attendant Esclarmonde, et intitulerais En attendant Esclarmonde, qu'est-ce que tu en penserais ? Que ce serait un peu sot ? Parfaitement sot ? Ou bien encore pas si sot que cela ?" Comme avec la plupart de ses livres Danielle Mémoire met ici en scène, en page, l'écriture du livre qu'elle écrit, son élaboration, les degrés et les niveaux par lesquels cette alchimie si particulière à son ouvre se met en place. Les personnages qui le traversent en sont aussi les auteurs, changeants, fugaces, incertains, et ce dispositif sans cesse reconduit mais à chaque livre perfectionné, enrichi de ceux qui le précèdent, est d'une sophistication vertigineuse. Les identités, les histoires, les passés circulent et s'échangent selon une écriture, une langue, d'une rare distinction.
Résumé : Trois capitaines est un roman-jeu, un roman-piège : tout se passe au travers d'écrits dérivés, secondaires : lettres, carnets intimes. C'est-à-dire que le roman n'y est jamais donné comme tel, comme fiction, ce qui procure paradoxalement une étonnante impression de réalisme ou, plus exactement d'authenticité. Il s'agit de recomposer pour un écrivain qui pourrait très bien se reconnaître dans l'un de ses livres la vie d'un autre écrivain qui vient de mourir. Une femme, proche de ce dernier, s'y attache, distillant au long de lettres énigmatiques des informations qui ne le sont pas moins. Ainsi une figure mystérieuse, contrastée, contradictoire, peu à peu se dessine. Cependant le/la signataire des lettres elle-même, ou lui-même, devient un personnage important du livre lorsqu'il apparaît au fil des pages que son sexe et son identité ne sont pas si certains qu'on le pensait. L'idée d'une machination, d'un chantage, d'une supercherie se fait peu à peu jour et finit par s'imposer. Mais qui est le chasseur, qui le gibier ?
Résumé : Existant un vaste corpus, on se propose, dans un premier temps, d'examiner les conditions sous lesquelles en prélever un fragment assez décemment long pour en faire un livre. Il est décidé, dans un second temps, que c'est en cet examen même que consistera le livre. Le moment venu, toutefois, de s'y mettre, on se retrouve faisant tout autre chose : d'anciennes histoires qu'on évoque, ou prolonge, de nouvelles qu'on esquisse. L'examen sera pour une autre fois, le prélèvement pour un autre livre, le tout, sans doute, pour jamais.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Pour Dominique Fourcade, deuil répond à la nécessité de donner un écho, sinon le plus approprié, du moins le plus à sa portée, à la mort tragique de Paul Otchakovsky-Laurens. Passées les premières heures d'un deuil dévastant, il se demande comment faire face à cette mort, comment la comprendre, et aussi comment comprendre le nouvel homme qu'il est devenu d'un coup, frappé par la foudre. Comment absorber et comment répondre.
Résumé : Augustin aime la propreté car il se rêve ordinaire et sain. Il collectionne les slips car il rêve de caresses. Mais ses élans d'affection sont généralement mal perçus et les femmes qu'il convoite peinent à consentir. Il lui faut donc forcer un peu le destin. La morale commune lui échappe et sa vie repose sur un malentendu : il ne veut pas faire de mal, juste se faire du bien.