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La nouvelle Esclarmonde
Mémoire Danielle
POL
17,90 €
Épuisé
EAN :9782818021651
Où l'on retrouve l'univers si particulier et original de Danielle Mémoire, et ce "corpus" qui en est la planète secrète, génératrice, et que la succession des livres dévoile peu à peu sans jamais l'élucider : des histoires entremêlées de famille et de littérature, des fictions qui se prennent pour objet même de leur épanouissement. Où l'on retrouve cet esprit qu'anime une folle logique qui multiplie les abîmes et les mises en abîme, qui ne s'épargne aucun détour vers les zones les plus obscures de la pensée et de la vie. Où l'on retrouve ces personnages qui s'échangent, se contredisent, prétendent tous et successivement être l'auteur du fameux "corpus". Où l'on retrouve cette écriture inimitable qui use avec une inégalée maîtrise de toutes les ressources de la rhétorique classique et qui les manipule avec tant d'humour et de talent qu'elles en deviennent de la plus belle avant-garde qui soit.
Résumé : Il se trouve que dans le "Corpus", cette masse fictionnelle qui se constitue peu à peu de tous les livres publiés sous le nom de Danielle Mémoire mais aussi de ceux qui ne sont pas publiés, des tentatives avortées, des romans inachevés ou mis en réserve, il se trouve qu'un certain nombre de figures se revendiquent "auteur unique" dudit corpus et de ses avatars publiés. Cela complique, mais très heureusement, les choses en créant non pas seulement un abyme mais des successions d'abymes qui avalent toutes les hypothèses de paternité littéraire à l'infini, dans un tourbillon dramatique et drolatique aussi bien, une accumulation de révélations contradictoires vertigineuses. Si l'on ajoute à cela, au service d'une logique implacable, une écriture d'un raffinement inouï, on comprend que Les Auteurs promet de grandes joies de lecture.
Quelqu'un (mais qui donc, à la fin ? ) se trouve là (dans ce livre que vous tiendrez entre vos mains) pour publiquement lire un ouvrage en cours dont il ou elle n'est pas forcément l'auteur, et en débattre, ainsi qu'il est en principe annoncé. Ce lecteur, particulièrement complaisant, mais pas toujours, va se couper en quatre, voire en beaucoup plus que quatre, au point qu'une possible vérité s'impose : il n'y a pas un lecteur mais des lecteurs, il n'y pas une histoire mais des histoires. A moins que ce ne soit exactement le contraire, ou bien que la question ne soit pas là mais dans l'incertitude des identités et dans l'affolement de la fiction, que la question soit dans le "déplacement du regard selon le temps, du désir selon le regard" .
Résumé : "Un petit livre de rien du tout que je tenterais d'écrire en attendant Esclarmonde, et intitulerais En attendant Esclarmonde, qu'est-ce que tu en penserais ? Que ce serait un peu sot ? Parfaitement sot ? Ou bien encore pas si sot que cela ?" Comme avec la plupart de ses livres Danielle Mémoire met ici en scène, en page, l'écriture du livre qu'elle écrit, son élaboration, les degrés et les niveaux par lesquels cette alchimie si particulière à son ouvre se met en place. Les personnages qui le traversent en sont aussi les auteurs, changeants, fugaces, incertains, et ce dispositif sans cesse reconduit mais à chaque livre perfectionné, enrichi de ceux qui le précèdent, est d'une sophistication vertigineuse. Les identités, les histoires, les passés circulent et s'échangent selon une écriture, une langue, d'une rare distinction.
Dans la tour, premier roman de Danielle Mémoire, s'ouvre avec la mort du personnage principal, Jean Fontanes, écrivain célèbre, honoré, respecté, qui vient de s'éteindre dans la maison de son enfance, Nantais. Sa secrétaire, Inès Keller, était auprès de lui, transcrivant sous sa dictée son dernier livre, un journal intime. Jean Fontanes était âgé, aveugle, il avait depuis le suicide de sa fille cessé d'écrire. Que faire de ces pages imprévues ? La soeur de l'écrivain, Madame Joubert, et Inès Keller vont en disputer longuement et, à cette occasion, nous permettront d'entrer dans l'oeuvre et dans la vie de l'écrivain dont il semble que ces pages de journal sont une sorte de résumé énigmatique.
Résumé : Automne 1952 : dans un château délabré de l'Eure, Eric Rohmer tourne Les Petites Filles modèles. C'est son premier long métrage. Presque achevé, jamais sorti au cinéma, il a disparu. Printemps 2016 : Sophie, une prof d'université à la retraite spécialiste de la comtesse de Ségur, et Paul, un jeune homme qui consacre sa thèse à des films introuvables, traversent ensemble la Normandie à la recherche de traces, de témoins, d'explications : Joseph Kéké, l'étudiant béninois qui a produit le film, a-t-il vraiment cassé une dent à une strip-teaseuse poétesse ? A quoi servent les châteaux en ruine ? Quel rapport entre la comtesse de Ségur, Eric Rohmer et le cinéma érotique des années 1970 ? Chemin faisant, c'est avant tout sur eux-mêmes que Paul et Sophie enquêtent.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
Résumé : Tilliers, petite ville de France, à la fin des années soixante. Dans la famille Farkas, Claire (la mère) soutient et transmet ; Luciane (la fille) se révolte et s'émancipe ; Abraham (le père) écoute et soigne ; Franz (le fils) observe et (s')écrit. Ensemble et séparément, ils vivent et racontent les séquelles de la guerre d'Algérie et les conséquences de Mai 68 ; la cause des femmes et les silences des hommes ; l'acné juvénile et les cicatrices du colonialisme ; les mélodies des Beatles et les maladies d'amour.
On peut tout exposer : quelques bibelots du second Empire, un recueil de photographies, un boudoir d'outre-tombe, une héroïne célèbre pour sa beauté, sa fatuité et sa fin lamentable. On peut tout exposer : une femme à la place d'une autre, la peur de son propre corps, une manière d'entrer en scène, l'ivresse de la séduction, un abandon, des objets qui rassurent, une ruine.