Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Histoire de l'abbaye de Fontevraud. Notre-Dame-des-Pleurs (1101-1793)
Melot Michel
CNRS EDITIONS
32,00 €
Épuisé
EAN :9782271141750
L'abbaye de Fontevraud est exceptionnelle à plusieurs titres. Fondée par un homme, elle a accueilli essentiellement des femmes. Réunissant au départ moines et moniales de toutes conditions, aristocrates et misérables, elle a mis en péril l'ordre social. Plus grande cité monastique d'Europe au XVIIIe, elle a été transformée en prison après la Révolution. Comment expliquer le destin si singulier de ce lieu, inscrit aujourd'hui au Patrimoine mondial de l'Unesco ? En 1101, quand Robert d'Arbrissel, seul roturier parmi les fondateurs d'Ordres au XIIe ? siècle, décide de créer Fontevraud, il y organise une vie de pauvreté, de pénitence et de prière, et demande aux femmes de le gouverner. C'est donc à une abbesse, et non à un abbé, que l'on doit la règle du monastère et le contrôle du recrutement des frères. Fontevraud devient une abbaye puissante, en raison de son rapport avec Aliénor d'Aquitaine, reine de France puis d'Angleterre, son mari Henri II Plantagenêt et son fils Richard Coeur de Lion. Tous trois y reposent, dans leurs majestueux gisants. Gardant la cicatrice de la guerre de Cent Ans, elle suivit ensuite l'ascension des Bourbons. Ce livre raconte, sur près de huit siècles, l'histoire de ce monde sans extérieur dont l'organisation figure le temps qui s'y écoule heure après heure, jour après jour, mais aussi de ces hommes et ces femmes qui l'occupent et le font vivre.
Jadis, on comptait sept merveilles du monde. Aujourd'hui,l'Unesco en recense des milliers. D'où vient un tel essor? Ons'est longtemps fait une idée assez claire des objets àconserver. Puis l'idéologie du tout-mémoire s'est ajoutée auxpossibilités virtuelles d'une conservation intégrale pour fairedu patrimoine ce que Pierre Nora a appelé "un problèmeglobal de société et de civilisation". L'Inventaire général desmonuments et des richesses artistiques de la France, créé àl'initiative d'André Malraux et d'André Chastel en 1964, avécu quarante ans. En 2004, l'Etat en a confié la charge à sesvingt-six régions. Il a été rebaptisé pour l'occasion Inventairegénéral du patrimoine culturel. Derrière le changement denom, une véritable métamorphose s'est opérée. A cette date,avaient été enregistrés, outre 8 000 statues de la Vierge Marieet plusieurs milliers de maisons, de manoirs et de chapelles,500 hôpitaux, 400 aéroports, 180 phares, 7 raffineries depétrole et 4 centrales nucléaires, sans compter 40 000monuments "classés". Depuis lors, l'inflation des objetsretenus n'a pas cessé. Michel Melot, ancien directeur del'Inventaire, se demande si, au-delà de ce besoin desanctification laïque des biens culturels, ne se cachent pas,finalement, l'idée d'une mobilité salutaire des valeursculturelles et celle, chère à Malraux, d'un Inventaire généralouvert, à même de remettre en question les valeurs les plusconvenues.
Un auteur dessine en neuf chapitres l'Histoire et le portrait de son sujet. Neuf moments comme des points lumineux dans l'espace et le temps, des ellipses d'un instant à l'autre.
Résumé : " Au fil du temps, le personnage et l'?uvre de l'artiste américaine Mary Cassatt (1844-1926) s'affirment dans l'histoire de l'impressionnisme. Les raisons pour lesquelles elle apparaît de plus en plus comme une figure emblématique de cette période de l'art sont celles qui, au début de sa carrière, auraient pu la condamner : c'était une étrangère en France, une femme, et elle consacrait à l'estampe, art frivole et populaire, l'énergie, le temps et le talent nécessaire à la peinture. " Mary Cassatt, impressions retrace le parcours de cette artiste américaine de tout premier plan à travers la présentation de ses gravures, de ses premières séries des années 1880 aux splendides aquatintes en couleurs des années 1890.
Michel Melot, spécialiste de l'histoire de la caricature, a déjà publié de nombreux articles sur Daumier dans des revues françaises et étrangères. Né en 1943, chartiste, il a été conservateur au département des estampes et de la photographie à la Bibliothèque nationale qu'il a dirigé avant d'être directeur de la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou puis président du Conseil supérieur des bibliothèques, et chargé de l'Inventaire général du patrimoine au ministère de la culture. Il est l'auteur de romans, et de plusieurs ouvrages d'histoire de l'art qui font aujourd'hui référence.
(Texte provisoire) En bref Tout sur la monarchie à son âge d'or. Le livre Issue d'un ouvrage collectif sur les monarchies à toutes époques, cette contribution d'Yves-Marie Bercé, synthèse sur une forme politique dominante en Occident de la Renaissance à la Révolution française, est une formidable introduction à l'histoire de l'Europe à l'époque moderne. Il ne s'agit pas d'un catalogue des rois et reines du XVIe au XVIIIe siècle, mais bien d'une histoire de la monarchie à travers l'analyse des fonctions royales. Roi-père, roi-justicier, garant de la Paix. Les nombreux attributs du souverain - vrais ou supposés - soulignent le caractère sacré alors attaché à cette fonction. Mais qu'en est-il vraiment du pouvoir du roi ? Que nous disent les chutes de trône du caractère supposément divin de leur élection ? Quels sont les rapports du roi à l'Etat, alors naissant dans le courant du XVIIe siècle ? Comment l'épithète " absolue " que l'on accole alors à " royauté " se traduit-il dans la pratique ? Et surtout, quelles relations le roi entretient-il avec son peuple ? De François 1er à Louis XVI, d'Elisabeth 1re à Jacques II, de Charles Quint à Charles III le Bourbon, c'est l'âge d'or de la monarchie que nous fait revivre Yves-Marie Bercé, en fin connaisseur de la période. L'auteur Yves-Marie Bercé, chartiste, ancien membre de l'Ecole française de Rome, est professeur d'histoire moderne. Arguments - Une synthèse claire et accessible.
Les écrans numériques nous sont aujourd'hui devenus indispensables. Disponibles, rapides, ils répondent infailliblement. Leur omniprésence, leur usage coutumier, ne permettent pas, au-delà des rituelles proclamations de risques d'addiction, d'apprendre à discerner les métamorphoses de nos vies qui se produisent par eux. Cet ouvrage nous invite à quitter notre position d'utilisateur et à chercher des éléments de compréhension de la transformation digitale dans les théories de l'écriture. A l'heure où le traitement par le signal, la rationalité technique et l'automatisation investissent de plus en plus nos interactions sociales, l'art de lire et de déchiffrer les signes, le travail d'appropriation du sens, fournissent un antidote, offrent des ressources insoupçonnées pour nous aider à développer une intelligence des contextes. Nos petits écrans du quotidien sont ainsi interrogés par Pierre-Antoine Chardel comme des expériences existentielles à part entière, engageant notre condition d'être interprétant, tout autant que l'avenir de nos sociétés démocratiques. Il est encore temps d'intervenir sur l'évolution de nos sociétés hyper-connectées en favorisant l'épanouissement des subjectivités créatives, dont l'avenir demeure à écrire, par-delà l'empire du signal qui croît.
En bref A l'heure où les islams se déchirent, et où les frontières d'Orient volent en éclat, une plongée dans l'histoire de la Question d'Orient. Le livre Depuis le XVIIIe siècle et jusqu'à aujourd'hui, la zone qui s'étend des Balkans à l'Afghanistan cristallise des tensions aussi bien internationales que propres à l'"Orient". Ce sont ces tensions que Jacques Frémeaux analyse dans cette synthèse innovante, en les replaçant dans le temps long. De la volonté de contrôle de la route des Indes à la convoitise des hydrocarbures qu'elle recèle, cette région n'a en effet cessé de faire l'objet d'affrontements entre les grandes puissances. Ce vaste espace a ainsi constitué, depuis l'entrée des flottes de la tsarine Catherine II en Méditerranée (1770), un champ disputé par la Russie et l'Angleterre, avant de se retrouver, après 1945, au cour du conflit opposant la Russie et les Etats-Unis. Mais, d'ouest en est, ce sont surtout des peuples qui se succèdent, qui se cherchent et se déchirent entre les séductions de la modernité et le refus que lui oppose la tradition. L'"Orient", qui s'affirme toujours plus comme exclusivement musulman, devient alors un objet de fascination et de peur pour un "Occident" dominateur et manipulateur. Après le temps des empires (ottoman, persan et moghol des Indes) est venu celui des Etats-nations, souvent nés dans la douleur. Mais aucun changement n'a mis fin au "grand jeu" géopolitique, jalonné d'épisodes majeurs, de l'occupation de l'Egypte par Bonaparte à la dernière guerre du Golfe, et dont de nouveaux chapitres s'écrivent sous nos yeux. Auteur Jacques Frémeaux, professeur à l'université Paris-Sorbonne (Paris-IV) est membre de l'Institut universitaire de France et de l'Académie des Sciences d'Outre-Mer. Il a notamment publié, parmi une vingtaine de titres, De quoi fut fait l'Empire. Les guerres coloniales au XIXe siècle (CNRS Editions, coll. Biblis, 2014) et La conquête de l'Algérie (2016). Arguments - Programme de l'agrégation en histoire contemporaine. - Clés pour décrypter les crises du Moyen Orient.
Résumé : Début 2016, pour la première fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, Mein Kampf ressort en Allemagne dans une édition scientifique. Dans le même temps, l'éditeur historique de la traduction française annonce son intention de republier l'ouvrage dûment accompagné d'un appareil critique. Comment expliquer la postérité de ce pensum dont les divagations racistes et complotistes apparaissaient déjà comme telles à l'époque ? La réponse à la question ne serait-elle pas à chercher dans la forme plutôt que dans le fond de cet ouvrage ? En plus d'être le manifeste du national-socialisme, Mein Kampf ne serait-il pas en effet l'archétype d'un genre littéraire bien particulier, celui adopté par des leaders amenés à devenir autocrates, et mêlant propagande, manipulation et autobiographie ? En s'immergeant dans le livre, Albrecht Koschorke fait ressortir les procédés visant à rendre irréfutables les propos avancés, attire l'attention sur la construction de l'ouvrage, les transitions des expériences personnelles aux stigmatisations globalisantes, les changements de registres d'écriture, désintrique les niveaux de lecture et éclaire les divers publics visés. Une approche originale qui, dans la perspective de la prise du pouvoir, s'intéresse moins à la "doctrine" postulée de Mein Kampf qu'à sa "poétique" conjuguant autoritarisme et inconsistance intellectuelle.