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Livre
Melot Michel ; Taffin Nicolas ; Debray Régis
EDITIONS DU 81
29,50 €
Épuisé
EAN :9782915543100
Quel est donc le miracle de cet objet, né il y a plus de deux millénaires, éminemment moderne par sa forme cubique, mathématique, industriel bien avant l'heure, qui a triomphé du rouleau jusqu'à devenir la " brique élémentaire " de la pensée occidentale ? Contrairement au savoir numérique, le livre, né du pli, se referme sur lui-même, solidaire de son message. Son espace est conçu pour produire une autorité, voire une transcendance. Il confère à son contenu la forme d'une vérité et en donne crédit à l'auteur. Pour comprendre le pouvoir phénoménal de cette construction, Michel Melot en a sondé la topographie, l'architecture. Il est descendu dans son anatomie profonde, dans ses plis et ses coutures, dans ses fibres physiques et symboliques. Il a interrogé ses rapports étranges aux trois religions dites " du Livre ", au profane, au commerce, au politique, à la liberté de penser, de rêver, de désirer. " Le livre, conclut Michel Melot, est un marqueur de la condition humaine. Comme nous, il est complet quand il est seul, et incomplet devant les autres. La force du livre, c'est qu'il nous survit et qu'il a, comme notre vie, une fin. Le lecteur doit s'y plier. J'ai écrit ce que je voulais écrire. Que vous m'ayez suivi ou non, ce livre est fini. Mais vous n'en avez pas fini avec le livre. "
Michel Melot, spécialiste de l'histoire de la caricature, a déjà publié de nombreux articles sur Daumier dans des revues françaises et étrangères. Né en 1943, chartiste, il a été conservateur au département des estampes et de la photographie à la Bibliothèque nationale qu'il a dirigé avant d'être directeur de la Bibliothèque publique d'information du Centre Pompidou puis président du Conseil supérieur des bibliothèques, et chargé de l'Inventaire général du patrimoine au ministère de la culture. Il est l'auteur de romans, et de plusieurs ouvrages d'histoire de l'art qui font aujourd'hui référence.
Michel Melot a été directeur du département des estampes et de la photographie de la BNF, puis directeur de la BPI du Centre Pompidou. Il est notamment l'auteur de Livre, éditions de L'?il Neuf, L'Image dans les bibliothèques, éditions du Cercle de la librairie, et L'Illustration, histoire d'un art, éditions Skira.
Jadis, on comptait sept merveilles du monde. Aujourd'hui,l'Unesco en recense des milliers. D'où vient un tel essor? Ons'est longtemps fait une idée assez claire des objets àconserver. Puis l'idéologie du tout-mémoire s'est ajoutée auxpossibilités virtuelles d'une conservation intégrale pour fairedu patrimoine ce que Pierre Nora a appelé "un problèmeglobal de société et de civilisation". L'Inventaire général desmonuments et des richesses artistiques de la France, créé àl'initiative d'André Malraux et d'André Chastel en 1964, avécu quarante ans. En 2004, l'Etat en a confié la charge à sesvingt-six régions. Il a été rebaptisé pour l'occasion Inventairegénéral du patrimoine culturel. Derrière le changement denom, une véritable métamorphose s'est opérée. A cette date,avaient été enregistrés, outre 8 000 statues de la Vierge Marieet plusieurs milliers de maisons, de manoirs et de chapelles,500 hôpitaux, 400 aéroports, 180 phares, 7 raffineries depétrole et 4 centrales nucléaires, sans compter 40 000monuments "classés". Depuis lors, l'inflation des objetsretenus n'a pas cessé. Michel Melot, ancien directeur del'Inventaire, se demande si, au-delà de ce besoin desanctification laïque des biens culturels, ne se cachent pas,finalement, l'idée d'une mobilité salutaire des valeursculturelles et celle, chère à Malraux, d'un Inventaire généralouvert, à même de remettre en question les valeurs les plusconvenues.
Un auteur dessine en neuf chapitres l'Histoire et le portrait de son sujet. Neuf moments comme des points lumineux dans l'espace et le temps, des ellipses d'un instant à l'autre.
Michel Polacco est journaliste et aviateur. Passionné par les sciences et l?aventure il est pilote professionnel d?avions et d?hélicoptères. Depuis plus de trente ans il couvre l?actualité aéronautique et spatiale pour la radio (Europe 1 puis France Inter, France Culture, France Bleu et France Info dont il fut le directeur de 2002 à 2007). Michel Polacco est l?auteur de plusieurs ouvrages d?histoire, dont Le Futur a sa Légende, Hispano Suiza, l?Aviation Autrefois, Concorde, Airbus A 380, La Conquête Spatiale pour les Nuls. Chaque dimanche sur France Info, on le retrouve en compagnie du philosophe Michel Serres pour une nouvelle chronique: "Le sens de l?info".
L'odyssée de l'espace n'est rien moins que celle de l'humanité, celle d'êtres qui, une fois dressés sur leurs deux jambes, n'ont eu de cesse de lever leurs yeux vers le ciel. Pour lire le vol des hirondelles, ou pour imaginer des mondes et des royaumes. Mais aussi pour tracer des plans et des cartes, pour construire des machines de plus en plus perfectionnées, pour explorer des mondes inconnus. A l'heure où nous célébrons le cinquantenaire du premier pas sur la lune, alors que de nouveaux pionniers, Elon Musk, feff Bezos, se lancent dans l'aventure, tels d'intrépides cow-boys du NewSpace, il était important de revenir sur cette épopée. Un nouvel enthousiasme émerge, une nouvelle frontière, mais aussi de nouvelles questions qu'il nous faut explorer...
Dans le jardin de mon enfance nous devions enfumer, pulvériser, brûler la nature rebelle, désastreusement inventive. Dans leur délire créatif les firmes de l'industrie chimique avaient mis au point un bazooka à poudre. Qui n'a jamais bazooké de sa vie ignore les dangers de la machine. Grimpé sur une échelle, j'actionnais le piston à hauteur de visage. Le poison pénétra dans le sang. Evanouissement, coma léger, étendu je méditais sur l'efficacité de produits capables de détruire en même temps le jardin et le jardinier. Chaque espèce déclarée nuisible génère des trésors d'inventions meurtrières. Le jardinier baigne dans une paranoïa activement entretenue par les vendeurs de poisons. Tout ce qui ne procède pas de son "projet" doit être effacé du paysage. Les animaux gênent. Lorsque j'ai pu acquérir un terrain la question s'est posée : est-il possible en ce lieu, suffisamment abandonné pour accueillir une sauvagine, de combiner un jardin à la nature elle-même ? Etablir un territoire de partage ? J'avais décidé qu'une part du jardin reviendrait aux animaux habitués à s'en nourrir. Cela revenait à céder également une part d'espace. Sans le vouloir à ce point, le désirant tout de même, de façon lente et imprécise j'ai fait un jardin pour les animaux.
Résumé : Sagesse d'un métier... Et si la pratique d'un métier était aussi un parcours initiatique, un chemin vers la connaissance de soi et du monde ? Lorsque je suis entré dans l'administration, je croyais que j'y serais comme un trapéziste au centre d'un cirque devant des foules admirant mes voltiges. Je me suis retrouvé dans une abbaye trappiste à calligraphier des enluminures sans que personne ne me voie. Je rêvais d'être Achille et il me fallait être Pénélope. La joie du, travail bien fait parvenait rarement chez moi à surmonter le regret de réaliser des tâches austères dans l'ombre. L'une des croyances que j'ai eu le plus de mal à expulser de mon esprit est qu'un professionnel admirable est celui qui fait des "coups" : coups d'éclat, coups de théâtre ou coups de génie. Ce parcours n'a pas transformé que ma pratique professionnelle. J'y ai appris à préférer ce qui sert à ce qui se voit.