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Le diable danse avec moi
Melo Patricia ; Laznik-Galves Sofia
ACTES SUD
19,30 €
Épuisé
EAN :9782742755332
Le diable danse avec moi" : tels sont les cris de douleur qui griffent la partition de la Dixième Symphonie de Mahler, anéanti par la trahison de celle qu'il a soumise à son despotisme de compositeur. Ils offrent à cette polyphonie contemporaine de Patricia Melo une ardente résonance. L'auteur sonde ici les ténèbres de la jalousie, mettant en scène l'amour pathogène d'un chef tyrannique pour une violoniste de son orchestre, de trente ans sa cadette. Dans un cycle névrotique, le doute s'installe, à la faveur de quelque vétille ou méprise, qui vient rompre une à une les écluses de la raison. L'art et la paranoïa scellent alors un pacte démoniaque. Conflit israélo-palestinien, psychanalyse, judaïsme, misère existentielle, solitude du pouvoir, vicissitudes du quotidien d'un orchestre sont autant d'harmonies dissonantes qui, sous la baguette enlevée de Patricia Melo, finissent par trouver le même diapason. Musique, maestro !Dramaturge et romancière, Patricia Melo vit à Sào Paulo. Elle a publié O Matador (Albin Michel, 1995) et, chez Actes Sud: Eloge du mensonge en 2000 (Babel n°501), Enfer en 2001 (Babel n° 657) et, en 2003, Acqua toffana.
Résumé : " Néno m'a dit : pour l'amour de Dieu ne me tue pas. Mais moi je croyais plus en Dieu. Je croyais aux ulcères. Je vais te tuer, parce qu'à partir de maintenant, je suis le tueur. Je suis la grille, le chien, le mur, les tessons de bouteille tranchants. Je suis le fils de fer barbelé, la porte blindée. Je suis le Tueur. Bang. Bang. Bang. " Dans une extrême tension verbale - mais avec un humour noir abrasif -, Patricia Melo, 33 ans, retrace le parcours hallucinant d'un jeune homme de Sao Paulo, devenu à la suite d'un pari perdu un tueur à gages sans états d'âme. Roman d'initiation sanglant, O Matador a été salué comme une grande révélation au Brésil où sa publication a défrayé la chronique.
Sous divers pseudonymes américains, José Guber propose à son éditeur des synopsis de ces ?uvres que l'on dit incontournables. Tous sont pourtant écartés en raison de la faiblesse de leur trame narrative : il ne s'agit, en effet, que de L'Etranger ou de Crime et Châtiment... En quête de documentation pour un prochain best-seller, l'impénitent plagiaire fait la connaissance d'une biologiste aussi ravissante que mariée, qui exerce la profession de nutritionniste pour serpents. Une passion s'installe tandis que naît entre eux la tentation du meurtre parfait, mais le mari encombrant se révèle étonnamment rétif à l'élimination... Dans cette allègre ronde de la mort, victime et bourreau ne sont décidément pas là où on les attend.
Au commissariat de Rio, une jeune femme vient déballer les déboires d'un couple en dérive, entré dans l'ère de l'amour "industriel". Parcourue d'un frisson érotique, elle établit d'effroyables similitudes entre un serial killer et son mari volage. Pendant ce temps, un rond-de-cuir tout droit sorti des romans de Courteline voit rouge quand on trouble sa routine et se convertit en dangereux psychopathe. Venue jouer les trouble-fête, l'imprudente voisine du septième lui devient biologiquement insupportable. Replète, cheveux d'un auburn démoniaque, cellulite en pagaille : tout en elle manifeste l'irrépressible envie d'être tuée par lui. Tout en lui exhale la volupté d'accéder à son attente. Si un poison Renaissance sert avec raffinement l'art de la mort violente dans lequel l'auteur excelle, ce roman de Patricia Melo fait la satire des innombrables variations de la violence urbaine.
Tel un Enée moderne, ghetto blaster en main, aux portes de l'enfer, Petit Roi, enfant des favelas de Rio, cherche sa route dans un royaume qui n'a pas de chemin pour les vivants. Acides, hip-hop et violence à tous les étages. A la maison, la rage de l'amour maternel laisse quelques ecchymoses, la frustration fait son lit dans une pauvreté tyrannique, les feuilletons à l'eau de rose font le reste. Dans la rue, le code de l'honneur, l'odeur de l'argent, la voix des armes. Mais si, au faîte du pouvoir, Petit Roi se pose en trafiquant aguerri, il demeure un colosse aux pieds d'argile qui offre un temple à sa mère pour que, enfin, elle aime son fils. Patricia Melo est née à Rio de Janeiro en 1962. Elle est l'auteur de trois autres romans : O Matador (Albin Michel, 1996), Eloge du mensonge (Actes Sud, 2000, et Babel n° 501) et Acqua-Toffana (Actes Sud, 2003).
La Hague? Ici on dit que le vent est parfois tellement fort qu?il arrache les ailes des papillons. C?est sur cette terre âpre, ce bout du monde en pointe du Cotentin, que la narratrice en deuil de son compagnon est venue se réfugier depuis l?automne. Employée par le Centre ornithologique, elle arpente les landes, observe les falaises et leurs oiseaux migrateurs. La première fois qu?elle voit Lambert, c?est un jour de grande tempête. Sur la plage dévastée, la vieille Nan, que tout le monde craint et dit à moitié folle, croit reconnaître en lui le visage d?un certain Michel. D?autres, au village, ont pour lui des regards étranges. Comme Lili, au comptoir de son bar, ou son père, l?ancien gardien de phare. Une photo disparaît, de vieux jouets réapparaissent. L?histoire de Lambert intrigue la narratrice et l?homme l?attire. En veut-il à la mer ou à ses semblables? Dans les lamentations obsédantes du vent, chacun semble avoir quelque chose à taire.
Dvorák a cinquante et un ans lorsqu'il débarque sur le sol américain. Il est ébloui par le port de New York, sa rumeur, le brouhaha et les émanations musicales qui s'en élèvent çà et là. Nommé en 1892 à la tête du Conservatoire de la ville, il se passionne pour la musique du continent, ses mélodies et ses rythmes, puis se lance, l'année suivante, dans la composition d'une symphonie intégrant partiellement ces éléments. Aussi son oeuvre se colore-t-elle de thèmes inspirés de la musique noire ou indienne, mais également du folklore porté par les immigrants venant des quatre coins de l'Europe, le tout mêlé aux réminiscences de sa vieille Bohème. Certes, Dvorák n'est pas véritablement le pionnier de la musique américaine mais, par sa symphonie aux accents pluriculturels, il en cristalise l'esprit, lequel fera école chez Gershwin, Copland, Cage ou Bernstein... La Symphonie n°9 s'imposera vite comme le chef-d'oeuvre de son auteur et deviendra l'un des monuments de la littérature pour orchestre. Sous la baguette de Paul Daniel, l'ONBA offre une lecture lyrique d'un luxuriant "Nouveau Monde". Composée en 1878 dans un registre plus intimiste, la trop rare Sérénade en ré mineur complète l'enregistrement.
Biographie de l'auteur Née en 1962, Yoko Ogawa a obtenu en 1988 le prix Kaien pour son premier roman, puis le prestigieux prix Akutagawa en 1991. Son oeuvre, traduite dans le monde entier, est publiée en France par Actes Sud.