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Conflits de proximité et dynamiques urbaines
Melé Patrice
PU RENNES
23,00 €
Épuisé
EAN :9782753522787
Dans les villes contemporaines, les situations dans lesquelles des résidents s'opposent à l'implantation d'un équipement, protestent contre des nuisances, s'organisent pour obtenir la préservation d'espaces chargés de valeurs environnementales ou patrimoniales sont souvent considérées comme des manifestations d'une tendance généralisée au repli sur l'espace de résidence qui contribuerait à la fragmentation urbaine. Ce livre propose une perspective différente permettant de construire une réflexion sur la productivité sociale et territoriale de ces situations d'action. Quatre hypothèses d'interprétation des effets des conflits de proximité sont ici développées, ceux-ci peuvent être analysés comme des processus de territorialisation, comme des modalités d'actualisation locale du droit ou de production d'un espace public [politique] intermédiaire et comme des transactions sociales. Il s'agit donc de considérer les conflits de proximité dans leur dimension d'action collective et d'interroger l'apparent paradoxe entre renforcement du cadre juridique urbain et environnemental, approfondissement des procédures de participation et multiplication des conflits. Pour contribuer à une meilleure intelligence de ce phénomène, souvent présenté comme une tendance internationale, ce livre analyse des situations d'action en France et dans deux autres contextes nationaux (Canada, Mexique).
Résumé : La science a-t-elle réfutée l'existence du libre arbitre ? Depuis les célèbres expériences de Milgram, la psychologie sociale avance parfois que nos comportements sont largement déterminés par la situation dans laquelle nous nous trouvons plutôt que par notre conscience morale, au point que chacun de nous, placé dans certaines conditions, pourrait agir en tortionnaire. Sur un autre terrain, des expériences en neurosciences, initiées par Benjamin Libet, semblent montrer que notre cerveau déclenche nos actions avant que nous ayons conscience de vouloir les accomplir. On en a conclu à l'inexistence de la liberté humaine. Mais toutes ces expériences prouvent-elles que le libre arbitre est une illusion ? Dans ce court texte, à destination d'un large public, le philosophe Alfred R. Mele entend montrer que le libre arbitre est loin d'avoir été mis au rebut par la science. Si rien ne laisse penser que nous ne contrôlons aucun de nos actes, il nous appartient toutefois d'apprendre à être libre.
Résumé : A la prestigieuse Bates Academy, les filles sont toutes promises à un brillant avenir. Kay Donovan, elle, n'a pas toujours été parfaite, loin s'en faut. Mais elle a travaillé dur pour intégrer la clique des élèves les plus brillantes et populaires du lycée. Pourtant, quand le corps sans vie de Jessica est retrouvé dans le lac du campus, la jolie façade que Kay a eu tant de mal à bâtir se fissure... Jessica, qu'elle connaissait à peine, a laissé derrière elle un jeu de piste macabre. Si Kay refuse d'y jouer, son passé si soigneusement dissimulé sera dévoilé et son avenir ruiné... Kay n'a pas le choix : énigme après énigme, elle devra déterrer les secrets de Bates. Quitte à révéler la part d'ombre qu'elle aurait préféré ne jamais découvrir dans chacune de ses amies...
Pour saisir les impacts locaux de la diffusion du patrimoine et de l'environnement comme valeurs et cadres d'action, le Mexique constitue un contexte particulièrement pertinent, non seulement par la richesse de ses "patrimoines" historiques et naturels, mais aussi par l'intensité des débats publics sur ces thématiques. En effet, les modalités d'une action patrimoniale ancienne ont ici profondément transformé les centres villes et l'administration fédérale a mis en oeuvre, depuis la fin des années 1980, une action volontariste de renforcement des politiques publiques environnementales. Cet ouvrage confronte le contexte mexicain aux débats sur l'institutionnalisation du patrimoine et de l'environnement et propose à partir de l'analyse fine de situations d'actions collectives une réflexion sur les formes d'actualisation locales de ces valeurs présentées comme globales.
Bourdin Alain ; Lefeuvre Marie-Pierre ; Melé Patri
Dans les villes d'aujourd'hui, les normes sociales s'imposent difficilement; le statut et la fonction des espaces affluent; le futur paraît moins maîtrisable; l'ordre des choses semble en perpétuelle redéfinition. Pourtant, face à l'incertitude, des individus s'efforcent de construire des règles du jeu, qui leur permettent d'agir en commun et de penser le devenir des espaces urbains. Ces règles reposent sur la confiance, car elles nécessitent l'engagement réciproque des partenaires; investisseurs et acteurs publics; habitants d'un même quartier; propriétaires ou copropriétaires d'un même lieu. Dans ces processus le droit cesse d'être garant d'un ordre figé, il devient un instrument de régulation. A partir de recherches menées dans des villes françaises (Paris, Marseille, Lyon, Tours, Lorient), européennes (Lisbonne et Gênes) et américaines (Montréal, Mexico), ce livre interroge les usages du droit dans l'action urbaine et montre comment ils contribuent à établir "une confiance de proximité". Trois types de situations sont étudiés: la mise en ?uvre de grands projets urbains; la mobilisation d'habitants contre des dynamiques urbaines perçues comme des nuisances; l'appropriation collective d'espaces résidentiels privés.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Hourmant François ; Lalancette Mireille ; Leroux P
Au Canada, les selfies du premier ministre Justin Trudeau sont devenus un marqueur de son identité politique et une ressource stratégique. En France, Nicolas Sarkozy, et plus récemment Emmanuel Macron, ont multiplié les couvertures de Paris Match, accédant avant même d'être élus au statut de célébrités politiques, n'hésitant pas à jouer sur les ressorts de la peopolisation pour asseoir leur visibilité et leur légitimité. Entre scandalisation et médiatisation promotionnelle, une nouvelle économie politique de la célébrité s'est imposée aux leaders politiques, désormais soumis à ces "tyrannies de l'intimité" dont parlait déjà Richard Senett à la fin des années 1970, comme au panoptisme des réseaux sociaux. En croisant les analyses et les regards transatlantiques, en confrontant les trajectoires - celles de Louise Michel et de Rachida Dati, de Marine Le Pen et de sa nièce Marion Maréchal Le Pen, d'Emmanuel Macron et de Justin Trudeau - il s'agit alors de tenter comprendre ce que la culture de la célébrité fait à la politique. Dévoiement de la politique pour les uns, appauvrissement du débat, disqualification du discours au profit des logiques émotionnelles, danger de démagogie par l'hypertrophie des affects, propension à l'exhibitionnisme des prétendants et au voyeurisme des électeurs, l'irruption de la "topique de la célébrité" peut aussi être considérée comme un outil de revitalisation de la politique à l'heure du désenchantement démocratique et de la crise de la représentation.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Le secteur culturel vit une période de profondes remises en cause. Les politiques culturelles doivent se réinventer, notamment dans leurs liens aux publics. Dès lors, il ne s'agit plus de considérer les publics comme tels, mais comme des personnes qui portent et produisent leur propre culture. Cette posture, défendue par le référentiel des droits culturels, interroge les contributions des différentes parties prenantes de l'écosystème concerné. Ainsi, de la création aux enjeux de diffusion, d'appropriation et de participation, toutes les fonctions de la chaîne de valeurs artistiques sont interrogées : qui est créateur (légitime), diffuseur, prescripteur ? Sans oublier le numérique, nouvel espace médiatique, qui contribue également à redistribuer les rôles. Cet ouvrage, par une approche pluridisciplinaire renouvelée, présente plusieurs analyses tant conceptuelles qu'empiriques de ce nouveau contexte. Il permet d'en éclairer les différents enjeux : comment passer de la notion de publics (voire de non-publics) à celle de personne ? Comment passer d'enjeux transactionnels (partages ponctuels) à des enjeux relationnels (logiques apprenantes longitudinales) ? Comment les différents acteurs se saisissent du numérique dans ces nouveaux processus ?