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Je n'avais nulle part où aller
Mekas Jonas ; Mengus Jean-Luc
POL
28,40 €
Épuisé
EAN :9782846820424
Oui, il y eut la vie avant le cinéma " m'écrivit un jour Jonas Mekas. Et quelle vie ! Que d'errances accumulées entre le moment où, sous la menace d'une arrestation par les nazis, il doit quitter la Lituanie avec son frère Adolfas et celui où, après dix ans d'exil, il s'habitue à l'idée de n'y plus revenir. Départ pour Vienne et détournement sur un camp de travail forcé près de Hambourg. Fuite manquée vers le Danemark et folle traversée de l'Allemagne dévastée par la guerre. Divers camps encore de personnes déplacées, à Flensburg, Wiesbaden ou Mattenberg, avant de pouvoir s'embarquer à destination de New York. Il connaît alors la solitude des quartiers pauvres de Brooklyn, cherche du travail jusqu'en usine, mais découvre aussi l'amitié de la communauté immigrée, fait ses premiers pas de cinéma, lance la revue Film Culture. Cette Odyssée où la personne déplacée incarne à son corps défendant la figure tragiquement moderne d'Ulysse, Mekas la raconte simplement, à mots comptés et bouleversants, dans Je n'avais nulle part où aller, le journal écrit qu'il a tenu de juillet 1944 à août 1955. On y découvre un cinéaste d'abord écrivain, mais dont l'écriture pointilliste et épiphanique n'a déjà pas son pareil pour rendre cinématographiquement, comme à travers l'enregistrement faussement brut d'une caméra imaginaire, la vision fugitive du suicide d'un jeune déplacé, les longues conversations passées à refaire le monde, ou les nuits étrangement inquiétantes de Manhattan. Pour Mekas, comme pour tant d'autres déracinés du vingtième siècle, l'Histoire est un cauchemar dont il a fallu s'éveiller en dénouant les liens mêmes du temps. Quand ce nouvel Ulysse s'approche enfin d'Ithaque, les souvenirs le submergent, l'enfance remonte en lui, et une pluie scintillante d'infimes fragments de paradis retombe doucement sur terre.
En partageant avec délicatesse et humour quelques- uns de ses nombreux souvenirs personnels, Ly San ouvre à ses lecteurs une fenêtre rare sur la profondeur de l'âme cambodgienne. Guidée par un destin extraordinaire, cette femme au courage sans faille et à l'esprit élevé a traversé cinq régimes différents et survécu au terrible génocide khmer rouge. La trajectoire de vie de cette bouddhiste fervente suit mystérieusement les prédictions qui ont jalonné le cours de son existence.
Aujourd'hui la vannerie est un art toujours pratiqué au Rwanda. Malheureusement, les techniques traditionnelles sont menacées de disparition ; aussi le Musée national du Rwanda déploie-t-il différentes actions pour maintenir et conserver cette tradition. Cet ouvrage, nous l'espérons, devrait permettre au public de mieux connaître la vannerie et donner des réponses quant à sa réalisation.
En tant que jeu récréatif, le songo repose sur un ensemble de principes et de normes non écrits, certes, mais bien intériorisés par ceux qui en sont les principaux adeptes. Car, au-delà de la distribution et de la circulation des pions sur les échiquiers, les joueurs, au nombre de deux, doivent faire apparaître de réelles qualités d'organisation, une intelligence au service de la pensée qu'elle élève, une intelligence au service de la cohésion sociale qu'elle renforce, une intelligence enfin, qui doit amener l'homme - malheureux - à sortir du tragique de son existence. Ce qui cadre bien avec les inégalités et les injustices sociales: les forts, les nantis, sont de plus en plus forts, cruels et minoritaires, tandis que les pauvres sont davantage anéantis, marginalisés et plus nombreux. Biographie: Ancien étudiant à l'Université de Strasbourg II en France, docteur d'Etat ès lettres depuis le 10 mai 1986, Jean-Marcel MEKA OBAM enseigne la littérature française générale et comparée à la Faculté des Arts, Lettres et Sciences Humaines de l'Université de Ngaoundéré, après avoir enseigné à l'Université de Yaoundé I, au Cameroun. Il est l'actuel chef du Département de français.
4e de couverture : L'espérance de vie de l'amour, c'est huit ans. Pour la haine, comptez plutôt vingt. La seule chose qui dure toujours, c'est l'enfance, quand elle s'est mal passée.
4e de couverture : "- Les enfants ? Quels enfants... ? C'est pas nos enfants, Bobby. C'est pas les nôtres... J'ai des enfants. Je n'en ai plus. Je veux des enfants. Je n'en veux pas. La vie de famille c'est un truc de dingue, je te jure."
Résumé : Bertrand Schefer, qui est aussi cinéaste, a longtemps travaillé sur le scénario d'un film dans lequel il voulait raconter l'histoire d'un cher ami d'enfance qui s'était peu à peu coupé du monde et vivait en marge de la société, errant sans domicile fixe et sans travail. Son destin hantait Bertrand Schefer et sa figure grandissait en lui avec les années, absorbant ses forces. Il vivait avec ce qui était devenu comme un double obscur, une part d'ombre qui le dévorait de remord et de culpabilité. Grâce au cinéma il espérait en finir avec ce fantôme et se libérer du passé. Le film n'a pas pu se faire, mais de cet échec est sorti un texte, ce récit d'un homme hanté par un double dont la figure et les choix de vie radicaux ont fixé à jamais l'époque de la jeunesse. Entre le temps de l'éloignement et celui du retour, le narrateur retrace sous la forme d'un rapport factuel, comme pour donner de la réalité à sa mémoire trouée, l'histoire réelle et fantasmée d'une amitié fondatrice.
Résumé : "J'essaie peut-être de dire une chose impossible : être où je ne suis pas, parler avec les morts, aimer une inconnue. J'essaie, penché sur l'image, de fixer le point où la fiction prend corps. Des histoires liées à la photographie, au cinéma, à des images qui hantent la mémoire ; des récits en train de s'écrire, des enquêtes en train d'être menées, des scènes en train de se filmer ; des études de cas : Antonioni, Gus Van Sant, Chris Marker, Giacometti, Stendhal, Duras¿ Au fond de toute image, de tout récit, il s'agit avant tout de saisir l'absence, d'écrire la disparition". Bertrand Schefer.