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POSTURES LITTERAIRES II. LA FABRIQUE DES SINGULARITES
MEIZOZ (JEROME)
SLATKINE
43,00 €
Épuisé
EAN :9782051021609
Parcourant les écrits de Jean-Jacques Rousseau, Jules Vallès, Louis-Ferdinand Céline, C F Ramuz, Vercors et Annie Ernaux, La Fabrique des singularités ajoute un second volet aux Postures littéraires (2007). Le premier volume a ouvert un important terrain de recherches et donné lieu à des colloques, des traductions ainsi qu?à des publications en France, Belgique et au Québec. De nouvelles études de cas enrichissent et précisent les modes de singularisation des auteurs, en observant le déploiement de leur discours sur la scène littéraire. Plusieurs biais d?interrogation traversent cet ouvrage, au gré d?articles réunis et de textes inédits : Quels sont les cadres qui régissent l?énonciation littéraire dans la modernité ? Comment les auteurs se singularisent-ils au sein des discours littéraires ? Quel est l?impact de la médiatisation des écrivains sur leurs pratiques et leur rapport aux publics ? De quelle manière le traitement des genres et des styles participe-t-il de la pluralité des postures auctoriales ? En quoi le corps physique des écrivains est-il engagé dans leur présentation de soi ?
C'est confronté au monde littéraire de son temps que C. F. Ramuz trouve sa pleine mesure, Passons donc le Jura, jusqu'à Paris, la ville qui l'a révélé à lui-même. En 1904, il entre en passager clandestin dans la vie littéraire de la capitale. Bousculant le "bon français" , ce fétiche national, il conquiert un style. Le voilà accusé de "mal écrire" , désigné comme étranger dans sa propre langue. La presse française l'a longtemps soupçonné de créer par effraction : c'est qu'elle idéalise ou craint ses marges géographiques. Ramuz est ainsi demeuré en garde à vue à l'entrée du panthéon littéraire de l'Hexagone : "Nul n'entre ici s'il n'est... " Un durable malentendu ?
Tout le monde l'appelle Le Chinois. On se moque doucement de lui, de ses poèmes, de ses "théories à la con". L'année de ses quinze ans, il s'est épris de Rosalba. Elle, elle n'a rien vu, rien su et épousé l'héritier de la prospère Casse automobile. Au fil du temps, cet amour non partagé s'est librement déployé dans l'esprit fertile du Chinois. Le jour où Rosalba se volatilise, la police diffuse sans succès un appel à témoins. Pour comprendre cette histoire dont il perd sans cesse le fil, Le Chinois interroge les proches de la disparue. Toutes leurs voix dessinent l'inquiétant motif d'un miroir éclaté. Anti-polar et célébration de l'imagination amoureuse, Malencontre oppose à l'âpreté du réel les forces de l'humour et de l'invention.
Pourquoi porter un oeil sociologique sur la littérature ? Qu'apporte une science du collectif à propos d'un art où semble dominer la singularité? En refusant de naturaliser le fait littéraire, la sociologie fait apparaître toute la complexité de cette pratique, placée au coeur des conflits symboliques dont est tissée la société. Parmi les lectures plurielles qu'appelle la complexité du littéraire, l'oeil sociologique articule les rapports entre auteur, texte et société pour mieux comprendre pourquoi un texte a pris telle forme (générique, stylistique, typographique) parmi une infinité d'autres formes coexistantes possibles. Etudes sur Paul Eluard, Benjamin Péret, les Surréalistes, Rodolphe Töpffer, C.F. Ramuz, Blaise Cendrars, Michel Houellebecq, les procès et les prix littéraires.