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Le Rapport Amar
Meizoz Jérôme
ZOE
12,00 €
Épuisé
EAN :9782881825576
Bruno Lesseul, un linguiste renommé, est accusé du meurtre, atroce, de Juliana Amar, une jeune femme brésilienne, qui étudiait les rites sacrificiels du candomblé. Le criminologue, chargé du Rapport sur cette affaire où Lesseul refuse de parler, livre un récit distancié des faits. En étudiant les notes et le journal de l'accusé, un être tourmenté par le passé et par l'écriture, l'expert reconstitue le lien complexe qu'il a noué avec Juliana. Féru de dialectes et de langues orales, révolté par l'aliénation verbale des ethnies colonisées, Lesseul ne fait plus la différence entre ses enquêtes linguistiques et sa perception de Juliana, à laquelle il reproche de négliger ses racines. Par amour, celle-ci cède du terrain, puis leur relation finit par prendre une tournure sado-masochiste, renforcée par les troubles d'identité de Juliana... Véritable curiosité littéraire, Le Rapport Amar raconte la dérive d'une passion exclusive pour le langage.
C'est confronté au monde littéraire de son temps que C. F. Ramuz trouve sa pleine mesure, Passons donc le Jura, jusqu'à Paris, la ville qui l'a révélé à lui-même. En 1904, il entre en passager clandestin dans la vie littéraire de la capitale. Bousculant le "bon français" , ce fétiche national, il conquiert un style. Le voilà accusé de "mal écrire" , désigné comme étranger dans sa propre langue. La presse française l'a longtemps soupçonné de créer par effraction : c'est qu'elle idéalise ou craint ses marges géographiques. Ramuz est ainsi demeuré en garde à vue à l'entrée du panthéon littéraire de l'Hexagone : "Nul n'entre ici s'il n'est... " Un durable malentendu ?
Comment vivre, en homme, avec un "coeur de fille" ? Pourquoi faut-il "faire le garçon" ? Dans ce récit d'initiation où alternent l'enquête et le roman, Jérôme Meizoz esquisse une éducation sentimentale, tendre et crue, commencée dans Séismes (Zoé, 2013). "II aime les contrastes entre les corps, les comparer, les étudier. Les chairs un peu fatiguées. Les corps lentement qui perdent la partie. Le naufrage. Souvent les femmes pleurent. L'ancienne beauté dont on ne peut faire le deuil. Il leur tend un mouchoir, souriant sans parler, se lève pour arranger les fleurs dans le vase. L'odeur une fois encore l'étourdit un peu." Pourquoi le garçon a-t-il décidé de se prostituer ? Le voilà confident de femmes délaissées auxquelles il vend ses caresses, mais il "n'entre pas dans le corps". C'est pour lui "le meilleur des métiers. Le seul pour lequel il se sente compétent. Après tout, il donne une sorte d'amour".
Résumé : Il y a So Ra, la grande soeur douce et rêveuse ; Na Na la cadette, déterminée et libre ; et Na Ki, le frère de coeur, qui cache un lourd secret derrière son sourire fêlé. A tour de rôle, ils prennent la parole et racontent : leur rencontre et l'enfance dans l'appartement commun, un demi-sous-sol divisé en deux par une cloison ; le séjour de Na Ki au Japon d'où il est revenu changé ; la grossesse de Na Na, enceinte d'un homme qui n'est pas encore son mari. A travers le récit croisé de ces voix qui reflètent chacune un imaginaire propre, événements et situations se déploient dans toutes leurs nuances. Lumineuse ou mélancolique, d'une fraîcheur candide ou d'une sourde violence, l'écriture de Hwang Jungeun saisit la trajectoire de ces personnages tellement attachants, capte leurs contradictions et leurs espoirs.
Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.4e de couverture : Quand Franklin Starlight ne s'occupe pas de sa ferme, il part photographier la vie sauvage au c?ur de l'Ouest canadien. Mais cette existence rude et solitaire change lorsqu'il recueille sous son toit Emmy et sa fillette Winnie, prêtes à tout pour rompre avec une existence sinistrée.Starlight emmène bientôt les deux fugitives dans la nature, leur apprend à la parcourir, à la ressentir, à y vivre. Au fil de cette initiation, les plaies vont se refermer, la douleur va laisser place à l'apaisement et à la confiance. Mais c'est compter sans Cadotte, l'ex-compagnon alcoolique d'Emmy, résolu à la traquer jusqu'aux confins de la Colombie-Britannique.Dans ce roman solaire et inspiré, on retrouve Frank, le héros désormais adulte des Étoiles s'éteignent à l'aube.Appartenant à la nation des Ojibwés, Richard Wagamese est l'un des principaux écrivains canadiens, récompensé à de nombreuses reprises pour son travail littéraire et journalistique. Découvert en français avec Les Étoiles s'éteignent à l'aube et Jeu blanc, Wagamese est décédé en 2017, laissant en testament littéraire Starlight, son ultime roman.
Questionner les frontières - du monde réel, de la raison et de la folie, du silence et de la parole, ou celles des langues. Tenter de guérir d'un défaut d'origine par l'exercice de la traduction. Passer enfin de l'étude des autres ou du pastiche à l'invention de soi: telle fut l'ambition d'Adrien Pasquali, dont l'oeuvre protéiforme ressemble à une autobiographie de l'esprit. Fils d'immigrés italiens né à Bagnes (en Valais) en 1958, auteur d'une thèse de doctorat sur Ramuz et d'une ?uvre critique abondante, il était devenu l'un des meilleurs auteurs de sa génération. II s'est donné la mort à Paris en 1999, vouant sa trajectoire d'écriture à un fondamental inachèvement. " Migrant " d'une langue à l'autre d'autant plus fasciné par les récits de voyage qu'il ne voyageait pas; écrivain hanté par les pièges et les jeux du langage; chercheur curieux de génétique textuelle que le travail sur autrui ramène en définitive à soi: ce sont là les multiples facettes intimement solidaires d'Adrien Pasquali, que cette première monographie critique mettra en perspective en convoquant pour ce faire trois générations de chercheurs. Puisse-t-elle permettre de mieux faire lire et aimer la voix énigmatique de celui qui, en 1998, décrivait sa situation comme une " impasse irrésolue "... (S.D.)