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Flingue, conscience et collectif
Meinhof Ulrike
PREMIERS MATINS
13,00 €
Épuisé
EAN :9782492857089
Avant de devenir une des fondatrices de la Fraction Armée Rouge en mai 1970, Ulrike Meinhof était membre du parti communiste allemand interdit jusqu'en 1964, puis la journaliste la plus appréciée de la contestation des années 1960 en Allemagne. Incarcérée et isolée depuis son arrestation en juin 1972, elle est trouvée morte dans sa cellule le 9 mai 1976. Pour montrer qui elle était vraiment, ses camarades de lutte ont publié des lettres écrits pour la discussion du groupe en prison ainsi que des textes prononcés au procès de Stammheim auxquels elle avait participé. Dans ce recueil, nous reprenons les derniers textes qu'elle avait préparé pour le collectif des prisonniers et prisonnières dont elle faisait partie. Nous avons ajouté une déclaration qu'elle avait prononcé lors d'un autre procès sur la libération d'Andreas Baader, acte fondateur du groupe, ainsi que d'autres écrits inédits en français, complétés par des textes de référence et des repères chronologiques et bibliographiques.
Résumé : Où est Ulrike Meinhof ? Sur les avis de recherche, placardés dans toute l'Allemagne de 1970, on offrait 10000 marks de récompense à qui saurait la repérer. Introuvable pendant deux ans, partie s'entraîner aux techniques de guérilla, impliquée dans des vols de banques et de voitures, l'ancienne journaliste devenue insurgée clandestine est jetée en prison en 1972, puis retrouvée pendue dans sa cellule le 9 mai 1976. Le combat contre l'impérialisme, le fascisme et le capitalisme militarisé était la raison d'être de la Fraction armée rouge (RAF), dite la bande à Baader, qui s'inspirait de certains mouvements insurrectionnels de l'époque comme les Black Panthers aux Etats-Unis, Les Brigades rouges en Italie ou les Tupamaros en Uruguay. Oui est-elle, Ulrike Meinhof, au-delà du mythe entourant sa vie spectaculaire et son implication au sein de ta RAF ? "L'Allemande la plus brillante depuis Rosa Luxemburg", résumait le poète Erich Fried lors de son éloge funèbre. Immense figure de l'extrême-gauche, sorte de sorcière rouge à laquelle on a tristement accolé l'image d'une terroriste diabolique, Ulrike Meinhof avait auparavant mené une prolifique carrière de journaliste, connue et respectée dans tout le pays. Pour embrasser la guérilla, elle a tiré un trait sur sa vie de bourgeoise, d'épouse et de mère. Les chroniques d'Ulrike Meinhof, publiées dans la célèbre revue konkret de 1959 à 1969, jettent un vif éclairage sur les conflits et les bouleversements qui ont marqué cette décennie. Elle analyse la guerre froide, la présence d'anciens fascistes au pouvoir, la liberté d'expression sur fond de guerre du Vietnam, la justice sociale et la subordination des femmes. Son écriture s'y révèle mordante et profondément engagée.
Résumé : Loi contre-révolutionnaire par excellence, l'état d'urgence lie les trois espaces-temps de la Révolution algérienne de 1954-1962, l'insurrection kanak de 1984-1988 et le soulèvement des quartiers populaires en France de 2005. Cet ouvrage revient en détails sur chacune de ces trois applications ainsi que celle, plus récente de 2015 à nos jours, en tentant de construire des ponts entre chacune. Dans cette étude, l'auteur utilise le concept de continuum colonial tant dans sa dimension temporelle que géographique. En son sein circulent notamment un certain nombre d'officiers militaires et hauts fonctionnaires coloniaux, mais aussi des populations immigrées et des révolutionnaires. Architecte de formation, l'auteur ancre sa lecture dans la dimension spatiale de l'état d'urgence en liant aussi bien les camps de regroupement en Algérie, la ville blanche de Nouméa, les commissariats de banlieues françaises, que la Casbah d'Alger, les tribus kanak ou encore les bidonvilles de Nanterre.
Résumé : Je courais en pensant à Anna est le récit d'une vie entièrement consacrée aux luttes sociales issues des années 1968. C'est l'histoire d'un jeune révolté qui découvre les mouvements révolutionnaires de ces années, et y adhére sans réserve. Des luttes de prisonniers au Noyaux Armés Prolétaires (NAP), puis aux Brigades Rouges, ce récit inédit, témoigne de vingt années passées en prison, décrivant le monde des détenus politiques, les luttes et les débats internes des organisations révolutionnaires, rompt l'épais silence qui étouffe encore cette période pendant laquelle l'Italie devait composer avec l' "insurrection armée" . Pasquale Abatangelo, né en 1950 à Florence dans une famille nombreuse prolétaire d'origine méridionale, va participer, au début des années soixante-dix, après une succession d'expériences de rue qui le mèneront plusieurs fois derrière les barreaux, aux révoltes du mouvement des prisonniers et aux manifestations.
Ce recueil des écrits de Saïda Menebhi regroupe ses poèmes, ses lettres de prisons ainsi que ses analyses de la condition des femmes marocaines en partant de celle des prostituées. Morte à l'âge de 25 ans en prison, faute de soins suite à une grève de la faim, après une condamnation pour atteinte à la sureté de l'Etat, elle laisse à ses camarades et à ses proches ses quelques mots, témoignages implacables de sa détermination communiste et féministe. (...) Nous avons tenu bon Et affronté les douleurs Car nous savons Qu'être en prison N'est pas un problème Il s'agit d'aller de l'avant.
Résumé : Ces chroniques, choisies parmi les nombreuses écrites par la docteure Jabr, sont égrenées au fil du temps, de 2003 à aujourd'hui. La psychiatre-écrivain-penseuse et témoin partage dans ce recueil sa vision de soignante sous occupation. L'auteure revendique que la psychiatrie et la psychothérapie ne peuvent guérir les personnes opprimées sans une éthique des professionnelles qui inclue la justice et les droits humains comme des éléments essentiels pour leur santé mentale et leur bien-être. Samah Jabr considère en effet le travail clinique à la lumière du contexte socio-politique et analyse le traumatisme psychologique transgénérationnel qui marque la mémoire collective palestinienne. Malgré un vécu sous oppression constante, la psychologie du peuple palestinien ne se forme pas uniquement autour du traumatisme, mais elle rassemble aussi les gens dans la solidarité et une cause commune. Prendre la parole. Faire parler. Témoigner pour que ces humiliations, ces tortures, les séquelles d'une occupation ne soient pas les outils du silence ni ne consument pour toujours l'âme des résistant-e-s. Parler pour que se brise le cercle vicieux de la domination. Trouver la force de garder ces traces, de faire comprendre et de faire partager ces expériences à celles et ceux qui vivent de l'autre côté du Mur de la colonisation et de l'impérialisme. Il est indispensable de transmettre et de répéter au monde que, face au système colonial, le souffle de la résistance et de la résilience palestiniennes est comme le vent : nul ne peut le mettre en cage.