Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Le temps des astronomes. L'astronomie et le décompte du temps de Pierre d'Ailly à Newton
Mehl Edouard ; Roudet Nicolas
BELLES LETTRES
47,00 €
Épuisé
EAN :9782251446677
A la fin du Moyen-Age, et jusqu'au début de l'époque moderne, l'astronomie n'a pas réellement d'autonomie ni sa fin en elle-même : largement ancillarisée, elle a surtout pour fonction et pour tâche de mesurer les périodes planétaires, et donc le temps. Ce qu'en dit le théologien Andreas Osiander, dans l'avis au Lecteur ajouté en tête du De Revolutionibus, énonce la définition et la fonction de l'astronomie encore valable ? du moins certains le souhaiteraient-ils ? au temps de Copernic : "Il revient en propre à l'astronome de faire l'histoire des mouvements célestes (?) de concevoir et d'inventer des hypothèses quelles qu'elles soient par la supposition desquelles on puisse calculer avec exactitude, à partir des principes de la géométrie, ces mouvements tant pour le futur que pour le passé." Cet ouvrage travaille à vérifier la pertinence de cette définition, à en comprendre les enjeux, et aussi les limites, c'est-à-dire a comprendre comment et pourquoi cette définition de l'astronomie est rapidement devenue insuffisante, inadéquate, et finalement obsolète. Mais il montre aussi, à sa façon, comment la "science moderne" qui est "fille de l'astronomie... descendue du ciel sur la terre le long du plan incliné de Galilée" (Bergson), n'a pu constituer le temps en une variable indépendante qu'en séparant radicalement le temps réel, historique, d'un temps idéal, condition de possibilité des phénomènes physiques. Notre ouvrage peut aussi se lire comme une enquête sur l'origine de ce partage. E. M. & N. R.
L'eschatologie de l'Occident médiéval s'est construite sur la base de l'Ecriture sainte et a connu des évolutions. Le témoignage des premiers chrétiens montre que l'avènement de la Parousie, objet de leur espérance, est d'abord envisagé par les croyants comme l'espérance d'une libération intérieure et spirituelle, mais aussi extérieure et historique. La dissociation de ces deux aspects de l'ultime - intime et temporel - a vu poindre, au fil des reprises du discours eschatologique, la volonté de les rationaliser et de les déduire l'un de l'autre. C'est ainsi que l'eschatologie a pu générer une téléologie et que le discours de la théologie a pu laisser place à un ensemble de philosophèmes portant sur " la fin de l'Histoire". C'est à examiner les étapes historiques de cette mutation du discours eschatologique que travaillent les différentes contributions rassemblées ici, selon des approches thématiques diverses (théologie, histoire de l'Eglise, histoire de l'art, philosophie...), cherchant à éclairer le tournant pris à la Renaissance et la question de l'émergence de la modernité.
Les Principes de la philosophie de Descartes (1647) proposent une philosophie réunissant de manière originale tout ce qui relevait jusque-là de sciences distinctes: la « physique », l« astronomie », la « métaphysique ». Louvrage, parfaitement didactique, vise à remplacer les manuels scolaires de lépoque, figés dans un aristotélisme dont la révolution scientifique des XVIe et XVIIe siècles a précipité la ruine. Mais, sans céder à la facilité dune polémique unilatérale contre un savoir périmé, les Principes retournent cet aristotélisme sublimé contre le scientisme dune époque parfois tentée denterrer lidée même de philosophie. Doù lambiguïté dun ouvrage où les frontières entre la critique et la réappropriation de la tradition ne sont pas toujours évidentes. Doù aussi la radicalité et lenvergure dune uvre qui expose une nouvelle théorie de la connaissance, de la matière corporelle, du mouvement, de la lumière, du ciel doù celle-ci nous parvient, et enfin du monde comme le lieu absolu de leur apparition. Ce monde nest pas seulement lespace, sans qualités, que hantent des corps sans esprit; cest un monde immense, à la fois parfait et ouvert, évident et mystérieux, car le ciel étoilé cèle dans son immensité le secret de son ordre. Les Principes consacrent la philosophie à la considération de cette nouvelle énigme.
Depuis Copernic, la cosmologie antique et médiévale, qui voulait "enfermer le monde dans une boule", est entrée dans une crise à laquelle ne survivra pas le Dieu cosmique, sage artisan disposant dans l'ordre dû le système des orbes solides. C'est cette crise que Descartes a voulu surmonter par la métaphysique et par la déduction d'une proposition "fondamentale" : l'étendue est l'essence du corps. Ce dessein n'impliquait pas le rejet de toute théologie, mais le retour à une théologie libérée des chimères de la scolastique (matière première, qualités réelles, formes substantielles, espaces imaginaires...). Ce même dessein gouverne la "fable du monde" qui expose une physique cohérente avec l'explication de la Genèse — on prendra donc ici au sens littéral l'intention cartésienne de "démêler le chaos pour en faire sortir la lumière". Qu'en résulte-t-il ? Rien de moins qu'un nouveau ciel et un nouveau monde. Loin d'engloutir l'homme dans la nuit de la disproportion, ceux-ci doivent le conduire à reconnaitre en quoi consiste sa vraie perfection. Dans ce nouveau monde doit donc naître un homme nouveau, qui renonce au privilège fictif d'en constituer le centre ou le but, et se conçoit lui-même comme une "partie" — indéterminée et quelconque — de tout l'univers. C'est dans cette inflexion que s'inaugure, avec Descartes, le tournant de la modernité.
Nouveau ciel, Nouvelle terre fait référence au verset apocalyptique figurant sur les panneaux de l'horloge astronomique de Strasbourg, non loin du portrait de Copernic. Les articles ici réunis examinent le développement historique de la question copernicienne: l'espace de sa réception, de sa diffusion, et les différentes formes de résistances à la théorie héliocentrique, qui n'ont d'ailleurs pas toujours abouti à en interdire la diffusion. D'abord, ce volume étudie l'articulation entre l'élaboration de la problématique copernicienne et les préoccupations eschatologiques constantes chez les théologiens les plus écoutés comme Philippe Melanchthon (1497-1560) ou Andreas Osiander (1498-1552), mais aussi bien présentes chez des coperniciens de la première heure comme Georg Joachim Rheticus (1514-1574). En second lieu, il s'agit de montrer que la "révolution astronomique" remet progressivement en question la distinction traditionnelle entre un monde sublunaire, matériel, corruptible, et un ciel inaltérable, sans histoire ni secret. Avant de s'identifier en une seule substance, ce nouveau ciel et cette nouvelle terre sont saisis comme des réalités symétriques: les spéculations alchimiques de Tycho Brahe (1546-1601), ou la fortune du paracelsisme, reflètent bien la conscience nouvelle de cette symétrie, et d'une solidarité inconnue de tous ceux qui, avec Aristote, tiennent l'astronomie pour une science purement et seulement mathématique. Dans le ciel qu'étudient ces nouveaux astronomes, il y a, comme sur la terre, de la matière, du mouvement, et des changements réels. Cet ouvrage examine aussi cette découverte, dans le sillage de Copernic (1473-1543), de la nature physique du ciel; la théorie des comètes ou des "nouvelles étoiles engage ainsi l'astronomie dans la voie d'une évolution radicale qui, avec Kepler (1571-1630), la fera accéder au statut de" physique céleste ". C'est là le terme d'une révolution commencée presque cent ans plus tôt. Biographie de l'auteur Miguel Angel Granada est professeur d'histoire de la philosophie à l'Université de Barcelone, et spécialiste de la Renaissance. Edouard Mehl est maître de conférences en philosophie à l'Université de Strasbourg, et spécialiste de Descartes."
Ouaknin Marc-Alain ; Werndorfer Gilbert ; Cahen Sa
Biographie de l'auteur Rabbin et docteur en philosophie ; Directeur du Centre de recherches et d'études juives Aleph, à Paris (en 1989) ; Professeur de philosophie et de littérature comparée, associé à l'Université de Bar-Ilan, Israël (en 2003)EditeurTraduisit de l'hébreu et de l'allemand en français
Sacrifices humains, siège de Tenochtitlan, serpent à plumes: la civilisation aztèque a ses images d'Épinal, qui tendent à masquer des réussites plus subtiles. À la tête d'un grand empire politique et économique, mais aussi héritiers des cultures antérieures à la leur dont ils ont brillament fait la synthèse et parfois même amélioré les apports, les Aztèques ont su développer une pensée et une vision du monde profondément originales, qui trouvent des échos jusque dans la culture du Mexique contemporain.
Pourquoi le monde semble-t-il se détraquer ?Pourquoi, sans raison apparente, un sentiment de désespoir et de frustration se répand-il partout ?Pourquoi, dans les pires moments, entend-on ce nom, sans visage et sans origine ?QUI EST JOHN GALT ?Atlas Shrugged a été traduit en dix-sept langues et est le livre le plus influent aux États-Unis après la Bible.Le voici enfin disponible en version poche.Table des matières : Première partie. ? Non contradictionChapitre premier. ? Le thèmeChapitre II. ? La chaîneChapitre III. ? Le haut et le basChapitre IV. ? Les moteurs immobilesChapitre V. ? L?apothéose des d?AnconiaChapitre VI. ? À but non lucratifChapitre VII. ? Exploitants et exploitésChapitre VIII. ? La John Galt LineChapitre IX. ? Le sacré et le profaneChapitre X. ? La Torche de WyattDeuxième partie. ? Ou bien-ou bienChapitre XI. ? L?homme qui était chez lui sur la terreChapitre XII. ? La foire d?empoigneChapitre XIII. ? Chantage virtuelChapitre XIV. ? Victime consentanteChapitre XV. ? Compte à découvertChapitre XVI. ? Le métal miracleChapitre XVII. ? Le moratoire sur les cerveauxChapitre XVIII. ? Au nom de notre amourChapitre XIX. ? Un visage sans souffrance, sans peur et sans culpabilitéChapitre XX. ? Le signe du dollarTroisième partie. ? A est AChapitre XXI. ? AtlantisChapitre XXII. ? L?utopie de la cupiditéChapitre XXIII. ? Contre la cupiditéChapitre XXIV. ? Contre la vieChapitre XXV. ? Les gardiens de leurs frèresChapitre XXVI. ? Le Concerto de la délivranceChapitre XXVII. ? « C?est John Galt qui vous parle »Chapitre XXVIII. ? L?égoïsteChapitre XXIX. ? Le générateurChapitre XXX. ? Au nom de ce qu?il y a de meilleur en nousNotes Biographiques : La vie d'AynRand, philosophe et romancière, fut aussi iconoclaste et tumultueuse que l'?uvre. Née en Russie, elle fuit celle-ci après la révolution bolchévique et émigre aux États-Unis où elle commence une carrière de scénariste à Hollywood avant d'écrire deux best-sellers, The Fountainhead (La source vive, Plon, 1999) et Atlas Shrugged. Sophie Bastide-Foltz a notamment traduit aux éditions Florent Massot The Gentleman, Martin Booth, (Angleterre) 2010 ; chez Actes Sud Thé au Trèfle, Ciaran Carson, (Irlande) 2004, Il faut marier Anita, Anita Jain, (Inde) 2010 ainsi que, aux éditions Joëlle Losfeld/ Gallimard L'Ange de Pierre (réédition), Margaret Laurence (Canada) 2007 et Les Devins, Margaret Laurence, 2010. Extrait : « Il se revit un soir assis, ou plutôt effondré sur son bureau. Il était tard, ses employés étaient partis ; il pouvait donc s?abandonner au repos en paix, sans témoin. Il était épuisé. Comme s?il avait mené une course d?endurance contre lui-même, comme si la fatigue négligée durant toutes ces années s?était abattue sur lui d?un coup, le terrassant sur son bureau. Il n?avait plus qu?un désir : ne plus bouger. Il n?avait plus la force d?éprouver quoi que ce soit ? pas même la douleur. Il avait brûlé la chandelle par les deux bouts, allumé tant de feux, mis tant de choses en chantier. Qui lui fournirait l?étincelle dont il avait besoin, maintenant qu?il se sentait incapable de se relever ? Il s?interrogea : Qui lui avait donné l?impulsion au départ, qui lui avait donné envie de continuer ? Puis il releva la tête. Lentement, au prix du plus grand effort de sa vie, il se redressa et finit pas s?asseoir bien droit, soutenu seulement par sa main sur le bureau et son bras qui tremblait. Jamais plus il ne se reposa ces questions. »
Résumé : La Chine vient à nous : des textes prestigieux sont désormais traduits, des tournées théâtrales nous introduisent dans la légende et dans l'Histoire, le fengshui arrive en Europe. Mais que savons-nous de la civilisation qui leur a donné naissance ? La Chine classique est extraordinairement vivante sous ses habits modernes. La méconnaître serait voyager en aveugle là où il y a tant à voir.