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Noël en otage
Mehenni Ferhat
MICHALON
15,00 €
Épuisé
EAN :9782841868148
Ferhat Mehenni nous plonge dans les coulisses de cet événement traumatisant qui a marqué tous les esprits : la prise d'otage de l'airbus A 300 en décembre 1994 par des islamistes du GIA. L'auteur nous décrit la situation de tension terrible presque minute après minute, un insoutenable huis-clos où il nous dit sa peur d'être démasqué (sur son passeport est inscrit "responsable politique"), l'attente interminable, la foule de questions qui se bousculent dans sa tête, partageant avec le lecteur ses réflexions sur la démocratie et la culture, son combat de toujours? 54 heures d'angoisse qui se solderont par la mort des 4 terroristes et de trois passagers. Le 26 décembre 1994, à 2 heures du matin, près de quarante heures après le début de la prise d'otage, le vol AF 8969 est autorisé à quitter Alger grâce à la pression du gouvernement français. Les contrôleurs aériens reçoivent secrètement l'ordre de dire aux preneurs d'otages que leur réserve de carburant est trop entamée pour aller jusqu'à Paris. La ville de Marseille est alors choisie comme escale pour effectuer un plein de carburant. Puis les événements se précipitent, le commando sauveteur fait irruption dans l'avion. L'objectif présumé était de faire exploser l'avion sur la Tour Eiffel. Il a voulu raconter à travers ce livre les faits tels qu'il les a vécus. Il en restitue aussi bien le contexte historique général et son analyse politique (terrorisme en Algérie, façade démocratique, pouvoir corrompu et dictatorial, boycott scolaire en Kabylie?) que sa situation personnelle (rivalités stratégiques à la tête du parti (Rassemblement pour la Culture et la Démocratie, RCD) dont il était l'un des chefs de file, vie privée?) Ferhat mène l'enquête et énumère les anomalies, les détails troublants : relâchement des règles de sécurité, changement de date au dernier moment, beaucoup de pontes ont été dissuadés de prendre ce vol? La thèse de la préparation de cette terrible opération par les services secrets algériens est une évidence.
Ce livre est un recueil de vingt ans de réflexions puisées dans le feu de l'action d'un combat politique singulier. Ces textes accompagnent ces deux dernières décennies, inédits à maints égards, dans la réalisation de l'histoire et la renaissance du peuple kabyle. Ils ont été écrits pour lever des obstacles idéologiques et politiques, sauter par-dessus des murailles de la pensée préétablie, escalader des montagnes d'idées abruptes pour avancer sur la voie de la liberté. Ils sont autant d'éléments d'une pensée et d'une volonté de redonner espoir à une société épuisée par un interminable combat qui, à maintes reprises, était conduit sur des voies d'impasse".
Ce livre qui accompagne le Mémorandum d'autodétermination que la Kabylie a déposé le 28 septembre 2017 à l'ONU, nous apprend que pour le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, le temps ne fait que commencer, n'en déplaise aux géostratèges chagrins qui, jusqu'ici, pensent qu'il est révolu. Il en va des bouleversements géopolitiques comme des phénomènes météorologiques : assez prévisibles mais inévitables. Pour en finir avec la violence qui abîme l'Afrique et l'Asie, une reconfiguration du monde issu de la colonisation est un impératif. Les frontières qui divisent un même peuple ou qui forcent des peuples à l'intérieur d'un même Etat à se haïr sont à réajuster au plus près des réalités identitaires.
Entre 1961 et 1962, la France coloniale avait procédé au transfert vers la métropole de 8 kms linéaires d'archives qui se trouvaient dans les centres d'archives d'Algérie. Elles sont, depuis 1966, conservées aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence. Au lendemain de l'indépendance et depuis, les Algériens, s'appuyant sur le droit international et sur la pratique archivistique et ses principes théoriques, réclament ce qu'ils considèrent comme étant leur bien et leur patrimoine. Poursuivant un double objectif ; d'une part, nuancer le discours des tenants de l'idée selon laquelle les contenus de ces archives sont compromettants et susceptibles de toucher à la sécurité (et à l'honneur) des personnes et des familles et, d'autre part, plaider pour l'investissement d'une nouvelle voie de recherche, celle d'une psycho-sociologie des productions documentaire et paperassière ; Mehenni Akbal se propose de dresser une évaluation de la valeur de l'administration communale qui avait produit et/ou était à l'origine de la production de ces archives. Il n'y a en réalité dans ces archives que ce que l'administration coloniale avait bien pu et/ou voulu mettre. Cet essai est le troisième du genre. Les trois sont construits sur le même titre principal. Dans le premier, il a tenté de répondre à la question doit-on avoir peur de ces archives ? (Hibr Editions, 2014) et dans le deuxième, qui en sont les producteurs ? (L'Odyssée, 2017).
Akbal Mehenni ; Jauffret Jean-Charles ; Abdoun Abd
Entre mars 1961 et juin 1962, la France coloniale a procédé dans l'urgence à un transfert massif, clandestin, s'apparentant à un pillage, des archives se trouvant dans les centres d'archives d'Algérie vers la métropole. D'un point de vue quantitatif, il s'agit d'une dizaine de kilomètres linéaires qui, depuis 1966, est conservée aux Archives nationales d'outre-mer à Aix-en-Provence. Est ici proposée une évaluation d'un des plus gros producteurs de ces archives ; à savoir, l'administration centrale, soit les différentes formes de pouvoirs qui avaient présidé aux destinées de l'Algérie entre 1830 et 1962. Cette structure productrice et les missions et attributions qui lui furent assignées sont examinées sous l'optique de l'évolution historique et des événements ayant présidé à cette évolution. Ce qui donne à Pauvre un insérés historique en plus de ceux relatifs à la gestion de ces archives et au contentieux consécutif à leur transfert.
Condorcet, entre Lumières et Révolution, est l'auteur des cinq Mémoires sur l'instruction publique (1791) et d'un Projet de Constitution (1793). Par ces oeuvres, il entend contribuer à l'institution du citoyen qui suppose à la fois l'instruction publique et la fondation de la République. L'exercice de la citoyenneté est bien l'affaire de tous, mais tous ne s'en avisent pas encore. Condorcet donne ainsi un testament politique à l'héritage philosophique des Lumières. Instituer le citoyen, c'est affirmer et défendre la République qui existe mais c'est aussi penser à celle qui vient, en se souvenant de la longue histoire de la liberté humaine. Ainsi pourrait-on reconnaître Condorcet, lui-même dans ces lignes consacrées, en 1790, à son ami du Nouveau Monde, Benjamin Franklin : "Sa politique était celle d'un homme qui croit au pouvoir de la raison et à la réalité de la vertu, et qui avait voulu se rendre l'instituteur de ses concitoyens avant d'être appelé à en devenir le législateur".
Comprendre plus vite que la moyenne, mais décortiquer, réfléchir jusqu'à épuisement ; ressentir certaines émotions à un point inimaginable tout en passant à côté des codes sociaux les plus élémentaires ; se sentir constamment en décalage sans savoir pourquoi, mais capter intuitivement ce qui ne se dit ou ne se voit pas... Bienvenue dans la famille des adultes dits "précoces", "surdoués", Haut Potentiel Intellectuel (HPI), ou encore zèbres. 2 % de la population aurait ainsi un fonctionnement atypique. Un handicap invisible, souvent mal vécu car suscitant méfiance, envie, jalousie parfois. Sans manquer de courage, Elina Nobelen fait le récit d'une réalité bien éloignée d'une prétendue supériorité intellectuelle. Comment vit-on avec une telle acuité sensitive et émotionnelle ? Comment se faire des amis ou se lancer dans une relation amoureuse lorsque tout est sujet à analyse ? Comment gérer son hypersensibilité dans le cadre professionnel ? Comment trouver sa place lorsque l'on porte un masque conforme à ce que la société attend de vous ? Un témoignage pudique, exigeant, pour qu'enfin la complexité de ces enfants et adultes au fonctionnement si particulier soit reconnue et fasse l'objet d'une compréhension de tout un chacun.
En France, 9 millions de personnes - soit un Français sur sept - vivent sous le seul de pauvreté. Derrière ces chiffres, il y a des visages. Lorsqu'elle se lance dans le tournage du documentaire éponyme, Claire Lajeunie ne se doute pas qu'elle va prendre de plein fouet une réalité sociale insidieuse. En allant à la rencontre de Matéo, 12 ans, de Sébastien, surdiplômé et sans emploi, d'Erwan, kiosquier à Paris, d'Isabelle, au RSA, et de Marianne, retraitée de 65 ans, elle prend conscience que c'est dans les détails du quotidien que se niche la pauvreté. Derrière le portrait qu'elle dresse de ces femmes et hommes qui nous ressemblent, une question demeure : comment s'en sortir quand, enfant, on est nourri aux colis alimentaires et privé de vacances ? Comment faire avec cette misère qui colle à la peau à chaque étape de la vie ? La pauvreté se transmet-elle inexorablement ? Claire Lajeunie a souhaité raconter les coulisses de son immersion dans cette France à la déroute - celle qui se bat tous les jours pour garder sa dignité. Un récit authentique et intime, en toute sincérité, qui lève le voile sur une réalité que vivent 9 millions de Français.
Résumé : Depuis les années 1960, l'hôpital est devenu le lieu de l'accouchement. Disparues les terreurs d'antan et les souffrances d'un autre âge : la péridurale y est aujourd'hui reine pour supprimer les douleurs. Pourtant, dès que l'on questionne les femmes sur leur expérience, nombreuses sont celles qui font part de vexations, d'intimidations, de coercitions, voire de brutalités et de violences. Ce qui devait être un heureux événement se transforme en cauchemar sous la pression des médecins qui suivent les protocoles hospitaliers. "On m'a volé mon accouchement." Le refus d'entendre les femmes et la domination que les soignants exercent sur elles sont à l'origine de traumatismes physiques et psychiques considérables. Un grand nombre des dépressions post-partum ou des syndromes de stress post-traumatique trouvent probablement là leur cause. Restée longtemps cachée, cette violence commence à apparaître au grand jour, alors que la parole des femmes se libère enfin. L'obstétrique est profondément misogyne. Elle considère les femmes comme faibles, malades, dangereuses, dont le corps serait inadapté pour mettre les enfants au monde. L'accouchement est ainsi resté l'un des derniers bastions de la domination masculine. Rendre les femmes maîtresses de leur accouchement exige, ni plus ni moins, une révolution. En analysant les pratiques autour de l'accouchement à travers la littérature scientifique, les recommandations des instances de santé et les travaux d'historiens et d'anthropologues, Marie-Hélène Lahaye signe un document majeur, livre-clé dans la réorientation des politiques à mener autour des droits des femmes.