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Sur les traces d'Empédocle
Mehadji Najia ; Amel Pascal
MARE MARTIN
19,00 €
Épuisé
EAN :9791093881089
Ce livre de 60 poèmes de Pascal Amel et de 60 gravures en noir' et blanc de Najia Mehadji est un jeu. Celui de "la création du monde" (de la voie lactée aux chimpanzés) correspondant aux huit catégories classiques de la Nature : le Cosmos, la Terre, le Minéral, le Végétal, les Invertébrés, les Vertébrés, 'les Mammifères du Nord, les Mammifères du Sud. D'après le devin, poète et philosophe Empédocle, le présocratique du Ve siècle av. J.-C, la ,Nature est soumise à deux principes (l'Amour et la Haine) ou Eléments premiers '(l'eau, lé feu, la terre, l'air) pour produire, lors de leurs mélanges ; et de leurs dissociations, les astres, les minéraux, les végétaux, les animaux. De l'un au divers — ou si l'on préfère, du multiple à l'unité. D'où le fragment : "Car autrefois je fus jeune homme et jeune fille, et arbuste, et oiseau, et muet poisson de la mer..." Pour jouer à Empédocle, il faut être au minimum deux. Un été durant Pascal Amel a écrit lés poèmes privilégiant la genèse des univers cosmiques et terrestres, la formation des minéraux, la croissance du végétal, la vitalité de l'animal invoqués. Les dessins "d'abstraction géométrique et sensible" de Najia Mehajdi présentent, à l'intérieur de chaque catégorie de la Nature, des variations les unes par rapport aux autres, comme si chacune d'elles était l'actualisation fragmentaire d'une forme globale virtuelle.
Mehadji Najia ; Surlapierre Nicolas ; Laurens Cami
A l'occasion d'une exposition au MAC VAL, à Vitry-sur-Seine, Nicolas Surlapierre interroge avec profondeur l'oeuvre de Najia Mehadji. Les poèmes de Camille Laurens et les notes d'atelier de l'artiste complètent cette approche avec sensibilité. Ma double culture française et marocaine m'a ouverte au monde. L'art est sans frontières, il est diversité. Ma peinture est présence, rythme, immédiateté. Le pinceau me guide, pas la main ordonnatrice, car la peinture est d'abord un espace de liberté absolue. La rose, c'est Eros et Thanatos. La fleur de l'amour, de l'éphémère, de l'offrande, du deuil ; mais aussi, de mon point de vue, une " étoile " du cosmos. La représentation d'une simple fleur peut signifier notre rapport au temps, à l'espace, à la vie, à la mort, à la sensation, au don. Notes d'atelier , NAJIA MEHADJI
Frommel Sabine ; Guillaume Jean ; Taglialagamba Sa
Léonard de Vinci a laissé des centaines de dessins d'architecture — la plupart de simples ébauches ou esquisses —, rarement légendés et souvent imbriqués les uns dans les autres. Cette production graphique, qui reflète différentes phases de sa réflexion conceptuelle, représente encore un défi pour l'histoire de l'architecture. Certains de ces dessins concernent des projets concrets et facilement identifiables, mais la majeure partie d'entre eux est dédiée à des recherches spéculatives autour de thèmes qui stimulèrent l'intérêt de l'artiste toscan. Le présent ouvrage se penche également sur les liens directs ou indirects que Léonard avait établis avec ses commanditaires et sur les dynamismes de migration de certains de ses concepts. Ainsi se distinguent le caractère singulier de son imaginaire architectural mais aussi les éléments que le grand maire partageait avec les autres artistes de son temps. Organisé selon des critères à la fois chronologiques et typologiques, le volume se focalise d'abord sur des thèmes spécifiques de la production de Léonard : "l'architecture peinte" (point de départ de son activité ultérieure dans le domaine monumental), l'architecture religieuse et funéraire, les demeures, les restructurations urbaines et les fortifications. L'attention se concentre en outre sur des éléments plus précis comme les escaliers, le langage des ordres ou les créations éphémères. L'un des objectifs est de mieux définir le contexte historique et d'examiner le processus d'assimilation de certaines idées héritées de la Renaissance italienne, notamment pendant son séjour auprès de la cour de François ¡Or à la fin de sa vie. l'ouvrage se propose enfin de questionner la fortune de sa pensée architecturale au sein du vaste panorama que constitue l'art de bâtir des XVe et XVIe siècles. Ce livre s'inscrit dans le cadre des initiatives lancées en 2019 à l'occasion du cinquième centenaire de la mort de Léonard de Vinci et a pour objectif d'alimenter le dialogue interdisciplinaire autour de cette figure-clé de la Renaissance européenne.
Le Dictionnaire des Scultprices synthétise des années de recherches minutieuses : explorations des archives publiques ; dépouillements systématiques de livrets de Salons, de dictionnaires d'artistes pour divers pays et de catalogues d'expositions ; lectures de mémoires ou de correspondances d'artistes, d'articles de critiques ou de travaux universitaires. La forme du dictionnaire a été choisie afin de réunir le maximum d'informations sur chaque artiste et cela de la manière la plus factuelle possible en des notices biographiques suivies de la mention des salons et de la liste des oeuvres dans les collections publiques ; toutes informations très concentrées, souvent inédites, utiles aux chercheurs, aux collectionneurs ou aux professionnels du marché de l'art. Avec plus de 3 500 notices, cet ouvrage répertorie les artistes ayant étudié, travaillé et exposé en France de 1550 à 2000. Toutes les nationalités y sont représentées.
Cet ouvrage présente l'ensemble incomparable que constituent les quelque cinq cents "petits bronzes" italiens de la Renaissance conservés au département des Objets d'art du musée du Louvre : sculptures en ronde bosse, reliefs, plaquettes, objets d'usage et médailles, une production qui s'échelonne de la première moitié du XVe jusqu'au milieu du XVIe siècle. Dans le catalogue, établi de façon chronologique selon l'ordre d'entrée des oeuvres dans la collection, l'auteur a choisi de ne retenir que des critères objectifs : provenance, bibliographie, iconographie, historiographie, critique historique. C'est dans les essais de la première partie du livre que l'auteur fait partager au lecteur, parfois non sans malice mais toujours avec pertinence, ses réflexions sur les notions d'unique et de multiple, d'artiste et d'atelier, de répliques et de faux. C'est là aussi que l'on retrouvera les noms de Filarete, de Pisanello, de Donatello, de Riccio et de moins illustres qu'eux, dûment replacés en contexte. Dans chacun des chapitres, conçus de façon autonome mais en résonance les uns avec les autres, ce sont donc ms questions fondamentales, posées sans fard ni pudeur, qui interrogent l'histoire du bronze italien de la Renaissance. Philippe Malgouyres apporte des éléments de réponse à ces questions qu'il nous invite à notre tour à méditer, mettant parfois à mal quelques idées reçues et ouvrant ainsi des pistes nouvelles à la recherche. C'est donc à une redécouverte de ces oeuvres et à l'exploration d'une méthode d'investigation nouvelle que nous convie Philippe Malgouyres à travers cet ouvrage qui nous incite à porter un regard renouvelé sur ces mystérieux "petits bronzes" italiens de la Renaissance.