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Vania de Gila-KochanowskI. Un savant tsigane
Mégret Jean-Claude
L'HARMATTAN
38,00 €
Épuisé
EAN :9782343120850
Vania de Gila-Kochanowski, Tsigane d'origine let- tonne, docteur en linguistique en Sorbonne et en anthropologie à Toulouse, a été le premier grand savant de son peuple. Infatigable combattant pour la cause de sa langue et de son ethnie, il s'est battu sur tous les fronts : linguistique, politique, anthropologique, historique, littéraire et artistique. Cet ouvrage retrace son parcours depuis les forêts lettones où il nomadisait jusqu'au Quartier Latin de Paris, où il continuait ses recherches, en passant par l'Inde qu'il parcourut jusqu'à sa mort. Les Tsiganes trouveront dans ce livre un exposé et une première initiation à ses travaux, mais aussi à l'histoire de leur peuple et à ses enjeux. Le récit est accompagné de nombreuses illustrations ou documents inédits, mais aussi de textes en romani accompagnés de leur traduction.
Le 3 août 1949 se déroula le plus spectaculaire hold-up de l'après-guerre: l'équivalent de six millions d'euros en bijoux raflés en deux minutes chrono, dans l'attaque, à Cannes, d'une Cadillac qui transportait la Bégum et son époux, le prince sultan Mahomed Shah Aga Khan III, honoré chaque année par ses fidèles de son poids en diamants. La personnalité des victimes et l'audace des voleurs donna à l'affaire un retentissement international. Les Lloyd's, assureurs des joyaux, proposèrent une énorme récompense pour récupérer le butin; la police fit pression sur des truands confirmés pour obtenir les noms des braqueurs, certains avocats jouèrent les intermédiaires dans la restitution des bijoux volés dont une partie fut mystérieusement rendue, six mois plus tard. Stupéfiante affaire au cours de laquelle le patron de la PJ accusa son supérieur, le directeur général de la police, d'être, entre autres, le cerveau du braquage. Ce livre, qui se lit comme un polar, retrace avec précision cette ténébreuse histoire, fournit des détails inédits et décrit les méthodes de la police, aujourd'hui dite "à l'ancienne", entre le compromis et le marchandage. Une époque où les plaies de la guerre ne s'étaient pas encore refermées, où les liens d'amitié tissés pendant l'Occupation ou la Résistance entre les voyous et les flics pesaient lourd sur le comportement des uns et des autres.
Résumé : La langue romani (ou langue tsigane) est la langue du peuple romano, originaire de l'Inde et arrivé en France au XVe siècle. Elle est actuellement éclatée en un peu moins d'une vingtaine de dialectes principaux en Europe, et une cinquantaine de par le monde. Elle est parlée par plusieurs millions de locuteurs répartis dans notre pays en divers groupes ethniques, dont les plus connus sont les Roms, les Manouches, les Sinti et les Gitans. Vania de Gila-Kochanowski, un Tsigane d'origine lettonne, docteur en linguistique en Sorbonne et en anthropologie à Toulouse, a été le premier grand savant de son peuple. Il a démontré l'unité profonde de la romani par-delà ses dialectes et l'a adaptée à la communication moderne et internationale sous le nom de "Romani Commune". Ce dictionnaire, romani-français-anglais, puis français-romani, est basé sur ses descriptions et ses propositions. Il présente l'ensemble des mots communs à la plupart des dialectes et donne leur étymologie, leurs variantes, et leurs équivalences.
À travers le récit de son adolescence plongée dans la tourmente des dernières années de l'Algérie française, Jean-Pax Méfret raconte les moments dramatiques de la tragédie vécue par les pieds-noirs. Des mois de désespérance ponctués par les violences meurtrières d'une guerre opposant barbouzes, garde-mobiles et police aux commandos de l'Organisation Armée Secrète. Il revient sur la bataille de Bab-el-Oued, investie par les blindés, sur la fusillade du 26 mars qui fit 80 morts et 200 blessés dans les rangs des manifestants. Perquisitions, arrestations, tortures, ce livre rappelle un chapitre méconnu de la fin de la guerre d'Algérie qui provoqua un douloureux exode. Plus de 500 000 personnes en quatre mois fuirent leurs villes et leurs villages pour débarquer sur "une terre inconnue", devant une population souvent indifférente, sinon hostile. Emprisonné à Alger, puis à Paris, et à Rouen, Jean-Pax Méfret nous entraîne aussi dans la vie cellulaire de ceux qui s'opposèrent souvent par la force au choix du gouvernement. Un récit lucide, émouvant, passionnant!
A l'origine, apparaît un brillant commissaire du contre-espionnage français aux méthodes expéditives dans sa guerre contre les agents allemands et leurs auxiliaires français. Blémant est aussi un policier courageux et habile qui n'hésite pas à utiliser de dangereux voyous lorsque la situation l'exige. Révoqué en 1942 par René Bousquet, secrétaire général de la police de Vichy, et condamné à mort par la Gestapo, il doit fuir en Afrique du Nord lorsque les Allemands occupent la zone libre. Il revient en France avec les troupes du débarquement de Provence en août 1944 et reprend ses fonctions à la Direction de la Surveillance du Territoire. Mais ses manières, ses fréquentations douteuses, son franc-parler agacent. Alors, il donne sa démission et bascule dans le monde de la nuit, prenant des parts dans des cabarets, des maisons closes, des cercles de jeux. Tout en continuant à travailler épisodiquement pour le SDECE et la Sécurité militaire. Il est abattu un soir de mai 1965, sur une route de Provence, victime d'un "contrat" lancé par Antoine Guérini, le parrain marseillais auquel il commençait à faire de l'ombre. La mort de Blémant provoquera la chute de cette grande famille de la pègre. C'est dans un univers de série noire, de Paris à Marseille, que nous entraîne ce livre. De la guerre des espions à la guerre du milieu. Occupation, libération, épuration, banditisme... Des informations provenant d'archives inédites et de témoignages précieux. Mieux qu'un roman, une histoire vraie. Biographie de l'auteur Journaliste depuis 1970, Jean-Pax Méfret est un spécialiste des grandes enquêtes politico-criminelles. Il a été grand reporter puis rédacteur en chef au Figaro Magazine dont il a dirigé les grands dossiers. Il a publié chez Pygmalion: Une sale affaire, Jusqu'au bout de l'Algérie française et 1962: L'Eté du malheur.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.
Au matin du 22 mars 2016, en se rendant à son bureau, Caroline Choplin monte dans le dernier wagon de la rame de métro qui s'arrêtera brusquement à la station Maelbeek. Elle ne le sait pas encore, mais ce choix involontaire lui sauvera la vie. Trois ans après le double attentat qui a frappé la capitale belge, elle revient sur les émotions ressenties ce matin-là et celles des jours et des mois qui ont suivi le choc.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Perrat Benoît ; Pitte Jean-Robert ; Guillot Pierre
Résumé : Grand chef cuisinier aux côtés des Escoffier, des Rambert et des frères Rouzier notamment, le Bressan Benoît Perrat (1873-1957) exerça son art dans les restaurants de tout premier ordre (Lyon, Genève, Paris, York, Berlin, Dresde) puis dans les cours princières et royales d'Europe centrale de la Belle Epoque (Saxe, Bavière, Roumanie, Hongrie). Contraint par la Grande Guerre à quitter ceux qu'il avait somptueusement servis, il retrouve ses terres natales et s'installe quelque temps après à Vonnas (Ain), la "Mecque de gueule", où il tiendra jusqu'à la Seconde Guerre mondiale toujours avec panache et distinction, jusqu'au raffinement ultime, la table et le Grand Hôtel Moderne. Il y rédigera sa célèbre "rhapsodie culinaire et gastronomique", Cornus en Bresse (1932) ? rééditée en 2002 ? et en 1938 sa Hongrie gourmande, restée inédite et publiée ici pour la première fois. Ce recueil surprenant assemble une centaine de ses recettes magyares récolées au gré de ses rencontres, de ses pérégrinations, de ses affectations et de ses enchantements. Récolées... ! C'est peu dire. Benoît Perrat y atteste surtout le "véritable esprit de la gastronomie qui est un patrimoine vivant, en évolution constante, ouvert à toutes les influences extérieures qui sont découvertes, apprivoisées, domestiquées, puis intégrées". C'est donc à une savoureuse déclinaison des riches spécialités danubiennes, parfois "métissées de Bresse", que Benoît Perrat convoque ses lecteurs, au premier rang desquelles le fameux gulash, et bien sûr le paprika, piment-roi de la cuisine magyare. Il les invite surtout à mettre avec lui la main au fourneau puis la serviette au cou.