Le saxophoniste ténor Sonny Rollins vient de fêter ses 85 ans. Figure légendaire de la musique noire-américaine, le Colosse du saxophone a croisé les plus grandes figures du jazz : Charlie Parker, John Coltrane, Miles Davis, Thelonious Monk, Max Roach, Art Blakey, Herbie Hancock, Pat Metheny et Ornette Coleman. Le souffle continu réunit deux entretiens avec Sonny Rollins réalisés par Franck Médioni. Le premier entretien a été publié dans Musica Falsa ; le deuxième, souvent présenté comme historique, est un dialogue entre Sonny Rollins et son fils spirituel David S. Ware (1949. 2012), publié dans Jazz Magazine, et traduit dans le monde entier (Etats-Unis, Allemagne, Portugal, Italie, Danemark). Au cours de ces entretiens, il se met à nu, ravive ses souvenirs, son amitié avec Charlie Parker, ses anciens problèmes de drogue. Il révèle l'importance des techniques de respiration circulaire aux sources de l'improvisation comme "exercice spirituel". Ainsi sous l'influence des sagesses extrême-orientales, l'esprit afro-américain du jazz se renouvelle. Sonny Rollins réaffirme son credo : "Le jazz est une force sociale du bien."
Il n'y a pas de comique en dehors de ce qui est proprementhumain" écrit Henri Bergson. Les histoires juives qui formentce recueil révèlent l'être juif dans sa complexité et sasingularité. Dans leur désenchantement joyeux, leurautodérision enjouée, leur désillusion sans ressentiment, leurlucidité sans haine, elles sont profondément humaines.Irrésistibles et pétillantes d'intelligence.
Résumé : Né à Venise en 1707 et mort à Paris en 1793, Carlo Goldoni est l'auteur d'une oeuvre de plus de deux cents titres empruntés à des genres aussi divers que la tragédie, l'intermède, le drame, le livret d'opéra, la saynète, sans oublier ses Mémoires. Continuateur de la commedia dell'arte, il est l'incontestable inventeur de la comédie italienne moderne dont les chefs-d'oeuvre ont pour titres : Les Rustres, La Locandiera, Arlequin serviteur de deux maîtres. Il écrivit en trois langues - l'italien, le vénitien, le français -, vécut les trente dernières années de sa vie à Paris, toujours à la recherche de ce qu'il appelait "la vérité au théâtre", toujours dans l'intention de "raconter le monde", prétendant que sa vie n'était pas "intéressante"...
Quatrième de couverture De l'ordinaire extraire l'extraordinaire. Telle est la force du poème court japonais, le haïku, considéré comme la forme littéraire zen par excellence. Il met en œuvre le satori - suspension du temps -, il saisit le merveilleux tapi au cœur du banal, l'absolu au cœur du relatif, le sacré au cœur du quotidien. Une émotion, une intuition, un sentiment, une perception au sommet d'une montagne, dans un jardin, en pleine tempête ou au coin de la rue ; dans sa fugacité même, un instant est saisi au vol. Selon Bashô, grand maître du haïku, «c'est simplement ce qui arrive en tel lieu, à tel moment». Balade poétique en compagnie de Bashô, Issa, Buson, Ryokan, Shiki, Santoka, Sôseki, Ueshima Onitsura, Fukyo Matoa, Satomura Shôba, Jack Kerouac, Allen Ginsberg, Richard Brautigan, Benjamin Péret, Kenneth White, Louis Calaferte, Zéno Bianu, Tomas Tranströmer et bien d'autres...
L'ouvrage se propose de montrer le sens qu'il y a à s'orienter, en politique, par affinités, tout en distinguant la logique affinitaire d'une logique identitaire et clanique discriminante, et en questionnant son rapport à la prise en compte de la coexistence non choisie des êtres humains, avec la pluralité de leurs préférences et de leurs genres de vie. Il propose la thèse suivante : c'est paradoxalement l'orientation affinitaire, sensible, consciemment partiale, plus qu'une prétention à s'orienter d'après des raisons, qui est la plus à même de faire une place à la coexistence de la multiplicité, parce qu'elle reconnaît l'absence de principe et donc l'illégitimité de toute prétention à l'uniformisation du monde. Cette problématique conduit à poser la question de la place de la raison dans le domaine politique, à penser le rapport entre pensée logique et sensibilité politique. Par là, c'est aussi une éthique des choix politiques qui est esquissée.
Une école d'art est un lieu à part, un lieu bizarre, enchanté, maudit, un abri, un théâtre, un microcosme, une île. Il s'agit dans ce livre de décrire cette île de l'intérieur pour les gens qui n'y sont pas. On y arrive sans trop savoir comment, on en repart sans trop savoir vers quoi. On y scrute les horizons incertains de l'art tout en essayant de donner formes aux questions qu'on se pose sur le monde et sur soi. Et pour peu qu'on y enseigne, on peut y percevoir le bruissement des rêves, des peurs, des désirs, des contradictions de ceux qui l'explorent. Composé par fragments, rêveries, questions, réminiscences, ce texte fait le portrait d'une jeunesse dans ses efforts pour surnager dans le grand marasme du présent. Il est aussi une invitation à réfléchir sur le sens du mot apprendre.
Le b.a.ba de la batterie serait les deux bâtons frappés l'un contre l'autre, produisant un son sec. Rompre ce premier geste en percutant la peau d'un tambour ouvre la musique sur une autre dimension. Inventée au seuil du XXe siècle à la Nouvelle Orléans, la batterie rassemble une grosse caisse, une caisse claire et une cymbale. Elle s'étoffe au fil des ans, et s'immisce dans toutes les musiques. Si Daniel Humair (né en 1938) est l'incarnation de la batterie, il est aussi la mémoire du jazz ! Dans cet abécédaire, Daniel Humair nous mène du jazz à la peinture, voire à l'art culinaire. Fin gourmet, il est aussi un magicien des rythmes et des sons.
Economie Eskimo a ?t? ?crit pour r?pondre ? la question suivante : le bonheur est-il accessible aux terriens ? Et, si oui, comment ? Dans une pratique qui allie ? la fois l'exp?rience et le savoir, et dans lequel on sent grandir sa puissance d'a ecter et d'?tre a ect?. Dans la continuit? conceptuelle et la constitution de la bulle singuli?re. Frank Zappa r?pondrait : dans la musique. Economie Eskimo est un livre sur la pens?e de Zappa : un h?ros ?nigmatique dans le combat des hommes libres contre l'ignorance, la paresse et la peur.