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Photographie contemporaine & anthropocène
Méaux Danièle
FILIGRANES
24,99 €
Épuisé
EAN :9782350465852
L'" anthropocène " signe une crise civilisationnelle profonde. Les assises, sur lesquelles les sociétés occidentales se sont senties pendant longtemps solidement établies, paraissent désormais précaires. La confiance accordée au progrès technique et aux acquisitions scientifiques est ébranlée. Nombreuses sont les oeuvres photographiques contemporaines qui s'attellent à problématiser et à penser les évolutions de nos modes de vie, de nos valeurs, de nos relations au vivant, au temps ou au progrès. Il s'agit dans cet ouvrage d'analyser la façon dont ces travaux donnent à réfléchir, s'inscrivant de façon féconde dans le débat public. Liste des photographes présentsA : Peter Fischli & David Weiss, Mishka Henner, SMITH, Ignacio Acosta, Mathieu Asselin, Richard Misrach, Yves Marchand & Romain Meffre, Carlos Ayesta & Guillaume Bression, Guillaume Herbaut, Robert Polidori, Céline Clanet, Françoais Delderrière, Petra Stavast, Jan Stradtmann, Marina Caneve, Céline Duval, Batia Suter, Arno Gisinger, Catherine Poncin, Agnès Geoffray, Jan Fontcuberta, Mathieu Pernot, Jean-Marie Donat, Bernard Plossu, Jean-Luc Mylayne, Michel Séméniako, Thomas Struth, Jürgen Nefzger, Bertrand Stofleth, Julien Guinand, Joel Sternfeld, Eric Dessert, Thierry Girard, Beatrix von Conta, Brigitte Bauer, Guillaume Bonnel, Marc Deneyer, Anne-Marie Filaire, Olivier de Sépibus, Geoffroy Mathieu, Ianna Andréadis, Bruno Goosse. "Les termes d'écologie, d'environnement, d'anthropocène ou de réchauffement climatique se trouvent aujourd'hui repris à satiété au sein des médias et convoqués dans les travaux des chercheurs de nombreuses disciplines de sorte que, pour dissiper tout sentiment de dispersion, voire de confusion, il paraît nécessaire de commencer par préciser ce dont le présent livre ne parlera pas. Il ne s'agira pas ici d'étudier des oeuvres photographiques qui, se concentrant sur des substances organiques ou des matériaux bruts, envisagent les éléments naturels comme un médium et relèvent d'une forme d' "âécopoïétiqueâ" . Les travaux proches du Land Art ou de l'Arte Povera mobilisant la prise de vue ne seront pas pris en considération". [... ] Danièle Méaux
Le recours insistant au terme " anthropocène " signe une crise civilisationnelle profonde. Les assises, sur lesquelles les sociétés occidentales se sont senties pendant de longues années solidement établies, paraissent désormais précaires. La confiance autrefois accordée au progrès technique et aux acquisitions scientifiques se trouve ébranlée. Nombreuses sont les oeuvres contemporaines qui travaillent à problématiser et à penser les évolutions de nos modes de vie, de nos valeurs, de nos relations au vivant, au temps, au progrès ou au savoir. Il s'agit dans cet ouvrage d'analyser la façon dont ces réalisations donnent à réfléchir, s'inscrivant dès lors de façon féconde dans le débat public.
Le paysage est très présent dans le champ de la photographie contemporaine. Mais c'est moins l'inscription dans un genre traditionnel qui retiendra ici l'attention que le notable tournant des pratiques qui s'est opéré au fil des quarante dernières années. Que ce soit dans le cadre de commandes ou de projets personnels, nombreux sont les photographes qui s'orientent aujourd'hui vers une investigation du territoire et une écoute méthodique de ses évolutions. A travers la réévaluation des apparences visibles amenée par le médium, les organisations spatiales se trouvent questionnées ; l'image propose ainsi une nouvelle forme de réflexion géographique. La photographie s'avère à même d'interroger la façon dont les modes de vie s'inscrivent dans l'espace, celle dont les hommes habitent un territoire qui est tout à la fois cadre et enjeu de leurs actions. A travers cette auscultation des sites, l'image se fait laboratoire de production de connaissances.
Méaux Danièle ; Tabuchi Eric ; Ballesta Jordi ; Bo
Trois photographes ont porté leur regard sur la ville de Saint-EtienneA : l'investigation qu'ils ont conduite s'est focalisée sur la syntaxe et la morphologie du bâti tel qu'il peut être observé dans la cité. Rien de "A normatifA " donc dans cette "A grammaire de formesA ". Il s'agissait bien au contraire de prendre en considération la variété même des gestes d'aménagement susceptibles d'être décelés au sein de la ville. Celle-ci porte de fait la marque de grands projets planifiés aux effets structurants (dont la mise en place s'est échelonnée dans le temps), mais aussi d'interventions moins concertées découlant des effets du libéralisme, de phénomènes de retrait ou d'abandon liés à la récession économique, ou encore d'initiatives individuelles de faible empan, le plus souvent effectuées avec des moyens rudimentaires. Toutes ces actions d'aménagement, dans leur diversité même, entrent de plein droit dans la "A grammaireA " de la villeA de Saint-Etienne â' dont on ne peut que constater la variét
Résumé : Avec les contributions de : Jean-Luc Bayard, Anne-Céline Callens, Michel Depeyre, Pierre-Régis Dupuy, Georges Gay, Georges-Henry Laffont, Pierre-Olivier Mazagol, Eric Perrin, JonathanTichit. Le Furan demeure quasiment invisible au sein dela ville de Saint-Etienne. Le photographe Pierre Suchet a arpentéses rives, de sa source (au Bessat) jusqu'à sa confluence avec la Loire (àAndrézieux-Bouthéon). Au minutieux travail de prises de vues sontconjuguées les réflexions de géographes, d'historiens... ou de spécialistes desimages, afin d'examiner les rapports qui se sont établis, au fil du temps, entreles hommes et la rivière. Les photographies contemporaines rencontrentégalement, dans cet ouvrage, toute une variété de représentations plusanciennes. Cette approche dialogique a été consciemment choisie afind'essayer de restituer la complexité des usages des habitants du bassin-versantet de leurs affects à l'égard du cours d'eau. Elle est aussi déterminée par ledésir de pousser le lecteur à s'investir lui-même dans une formed'investigation.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.