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Enquêtes. Nouvelles formes de photographie documentaire
Méaux Danièle
FILIGRANES
22,00 €
Épuisé
EAN :9782350464640
Certains photographes contemporains conçoivent leurs oeuvres comme des enquêtes menées sur le terrain (ou au sein des archives) et les dispositifs de restitution qu'ils proposent (livres, sites web ou installations) tendent à entraîner le spectateur dans un questionnement du réel. Leurs démarches signent ainsi un renouveau des pratiques photographiques documentaires. Les oeuvres de Lewis Baltz, Gabriele Basilico, John Davies, Emmanuel Pinard, Bertrand Stofleth, Thom & Beth Atkinson, Geoffroy Mathieu, Stéphanie Solinas, Mathieu Pernot, Catherine Poncin... illustrent cette tendance. Elles gagnent à être analysées selon un modèle pragmatique qui s'écarte de conceptions dualistes de la représentation et viennent dialoguer avec les méthodes adoptées en sciences humaines. Danièle Méaux, professeur des universités en esthétique et sciences de l'art à Saint-Etienne, est spécialiste de la photographie contemporaine. Elle est l'auteur de La Photographie et le temps. Le déroulement temporel dans l
Résumé : Avec les contributions de : Jean-Luc Bayard, Anne-Céline Callens, Michel Depeyre, Pierre-Régis Dupuy, Georges Gay, Georges-Henry Laffont, Pierre-Olivier Mazagol, Eric Perrin, JonathanTichit. Le Furan demeure quasiment invisible au sein dela ville de Saint-Etienne. Le photographe Pierre Suchet a arpentéses rives, de sa source (au Bessat) jusqu'à sa confluence avec la Loire (àAndrézieux-Bouthéon). Au minutieux travail de prises de vues sontconjuguées les réflexions de géographes, d'historiens... ou de spécialistes desimages, afin d'examiner les rapports qui se sont établis, au fil du temps, entreles hommes et la rivière. Les photographies contemporaines rencontrentégalement, dans cet ouvrage, toute une variété de représentations plusanciennes. Cette approche dialogique a été consciemment choisie afind'essayer de restituer la complexité des usages des habitants du bassin-versantet de leurs affects à l'égard du cours d'eau. Elle est aussi déterminée par ledésir de pousser le lecteur à s'investir lui-même dans une formed'investigation.
Du rythme même du déplacement dépend la façon dont les sites sont perçus. La lenteur de la progression pédestre, la fréquence et la liberté induites par la promenade ou la flânerie n'entraînent pas les mêmes rapports aux lieux que tes modes de circulation rapides. Le rythme dépend des moyens de locomotion utilisés ; mais chaque voyageur possède sans doute aussi un tempo qui lui appartient en propre et qui détermine sa relation au monde. S'il est différents " arts du voyage ", ceux-ci sont caractérisés par une cadence spécifique, correspondant à une sensibilité et un projet personnels. Et c'est ce tempo singulier que les oeuvres d'art inspirées par le déplacement (qu'elles soient littéraires, picturales, photographiques ou cinématographiques...) font partager à celui qui les reçoit.
Méaux Danièle ; Tabuchi Eric ; Ballesta Jordi ; Bo
Trois photographes ont porté leur regard sur la ville de Saint-EtienneA : l'investigation qu'ils ont conduite s'est focalisée sur la syntaxe et la morphologie du bâti tel qu'il peut être observé dans la cité. Rien de "A normatifA " donc dans cette "A grammaire de formesA ". Il s'agissait bien au contraire de prendre en considération la variété même des gestes d'aménagement susceptibles d'être décelés au sein de la ville. Celle-ci porte de fait la marque de grands projets planifiés aux effets structurants (dont la mise en place s'est échelonnée dans le temps), mais aussi d'interventions moins concertées découlant des effets du libéralisme, de phénomènes de retrait ou d'abandon liés à la récession économique, ou encore d'initiatives individuelles de faible empan, le plus souvent effectuées avec des moyens rudimentaires. Toutes ces actions d'aménagement, dans leur diversité même, entrent de plein droit dans la "A grammaireA " de la villeA de Saint-Etienne â' dont on ne peut que constater la variét
Résumé : Sitôt inventée, la photographie fut exploitée comme outil d'observation et d'archivage des monuments, des paysages, des types humains ou encore des oeuvres d'art. Dans ce cadre, furent fréquemment adoptées des procédures de prise de vue strictes, paraissant à même d'assurer le caractère fiable et exploitable des représentations obtenues. A la période contemporaine, de façon récurrente, la photographie se trouve encore associée à des protocoles fixés au préalable ; ceux-ci sont établis à des fins variées et selon des modalités diversifiées. On peut parler de "protocole" dès lors que le photographe choisit consciemment d'observer lors de la prise de vue un certain nombre de règles (découlant ou non de la technique photographique) dont il fait explicitement un mode opératoire. Cet ouvrage tente d'explorer les causes et les enjeux de cette combinaison récurrente de la photographie avec une procédure préétablie.
En ouvrant en juin 1983 un travail d'une année à Saint-Jean-Brévelay et dans les communes environnantes du Morbihan, le photographe Guy Hersant répondait en voisin lorientais d'alors, à une commande de la BPI du Centre Pompidou à Paris. A cette l'époque, la campagne bretonne bruisse sous le vent d'une modernité qui déferle depuis les années soixante en remembrement, en mécanisation, en stabulations libres et en salles de traite, en ensilage de maïs, en bâtiments d'élevages qui s'affranchissent de la vieille architecture des fermes, en décohabitation des jeunes agriculteurs d'avec les anciens, en coopératives, en Politique agricole commune de ce qui était encore la Communauté économique européenne. La mission photographique avait pour but de témoigner de ce grand virage de la Bretagne agricole dont le Groupe d'études en sociologie rurale du CNRS- organisme partenaire du projet avec la BPI - avait déjà observé les amorces dans la commune à partir justement de ces années soixante.
La ZAD de Notre-Dame-des-Landes de?fraie la chronique depuis plusieurs anne?es et personne n'en a jusqu'alors re?ve?le? la ve?ritable nature. De 2014 a? 2019, Philippe Graton a parcouru la ZAD de l'inte?rieur, photographiant au moyen-format argentique cet univers et la vie quotidienne de cette socie?te? alternative. Cet engagement dans la dure?e nous donne aujourd'hui une oeuvre photographique exceptionnelle, une restitution unique et historique de cette expe?rience marginale dont l'inte?re?t n'a jamais e?te? aussi actuel. Ce livre de?voile plus de quatre-vingts photographies ine?dites, ainsi qu'une retranscription des notes de terrain de l'auteur, a? suivre comme une aventure.