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Musique, chant et psalmodie. Les textes de l'Antiquité chrétienne
McKinnon James
BREPOLS PUBLISH
18,95 €
Épuisé
EAN :9782503518459
Quelles furent les relations entre la musique et les chrétiens des premiers siècles ? Ombrageuses, à maints égards, en raison de l'enracinement païen de la musique instrumentale, mais pas entièrement négatives toutefois, car ces siècles fondateurs voient l'avènement du chant liturgique chrétien, en particulier de la psalmodie. James McKinnon, professeur de musique à l'Université de New York à Buffalo, en a fait un solide état de la question. Son originalité est de faire le lien entre deux disciplines scientifiques qui ont peu de contacts entre elles : la musicologie et la patrologie. Plutôt que de reprendre les lieux communs, souvent approximatifs, voire inexacts, qui traînent dans les histoires de la musique, il a voulu retourner aux sources, c'est-à-dire aux écrits chrétiens des premiers siècles, principalement ceux des Pères de l'Eglise, et les interpréter en tenant compte des progrès réalisés depuis un siècle en ce domaine. Pour permettre au lecteur moderne d'entrer dans ce processus d'interprétation, il a mis à sa disposition les extraits significatifs de ces écrits, d'accès parfois difficile et rédigés dans les langues anciennes. La synthèse des données qu'on y trouve est souvent prématurée. James McKinnon s'y est pourtant essayé, avec prudence, dans son importante introduction. Il faut lui savoir gré de rendre ainsi service, non seulement aux musicologues et aux patrologues, mais à tous ceux qui s'intéressent à la liturgie, où le chant joue un rôle fondamental.
À l'heure où les idées politiques sur les "valeurs familiales" divisent l'opinion, les psychologues évolutionnistes affirment être les seuls à pouvoir donner une juste interprétation à ces valeurs. A une époque où les idées sur le sexe et le genre connaissent une évolution sans précédent et sont profondément contestées, les psychologues évolutionnistes racontent comment la différence entre les genres sexuels s'est fixée une fois pour toutes dans l'histoire de l'évolution humaine et génétique. Alors que les principes en vertu desquels les êtres humains souhaitent organiser la société nous sont devenus accessibles, la psychologie évolutionniste réduit les relations humaines à un réflexe d'auto-maximisation des gènes régi par la sélection naturelle. A l'heure où l'économie néolibérale anglo-saxonne assoit son empire, tout en étant profondément critiquée, les psychologues évolutionnistes nous servent une théorie de l'évolution offrant une explication naturelle aux valeurs néolibérales (notamment en ce qui concerne le clonage). Bref, au moment où l'urgence de comprendre toutes les nuances de la complexité et de la variété de la vie sociale se fait profondément ressentir, la psychologie évolutionniste témoigne, par les mythes et les fables morales qu'elle propage, d'une approche extrêmement réductrice. Comme le démontre brillamment Susan McKinnon, ce récit détruit non seulement toutes les preuves qui témoignent de la créativité humaine et de la diversité culturelle dans le monde, nais il restreint considérablement notre champ d'investigation.
Louis Antoine (1846-1912), ouvrier autodidacte wallon, un temps attiré par le spiritisme, rompit avec le catholicisme ambiant pour fonder une religion nouvelle basée sur une doctrine et des écritures monothéistes originales : le mal et la maladie viennent de la matière ; l'homme peut s'en débarrasser en prenant conscience de sa nature spirituelle. Le charisme et la réputation de thaumaturge du "Père Antoine" lui attirèrent beaucoup de sympathisants dans les couches populaires en voie de déchristianisation. Après la mort du "Père", son épouse, la "Mère", le relaya dans l'organisation de la nouvelle foi, largement décentralisée et dotée de rites fort sobres. Il existe ainsi en Wallonie et dans le Nord de la France une cinquantaine de temples antoinistes qui accueillent des fidèles, en nombre relativement restreint, mais aussi tous ceux qui cherchent un remède à leurs souffrances. Maître de conférences en psychologie sociale à l'Université de Lille, Régis Dericquebourg a mené une enquête sur le terrain. Resituant l'antoinisme dans le cadre des religions de guérison dont il est le spécialiste, il donne ici la première description systématique et impartiale de cette religion méconnue, dont il souligne l'extrême discrétion, explicite la doctrine, cite les textes principaux et dévoile le fonctionnement concret.