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Tout ! Gauchisme, contre-culture et presse alternative dans l'après-Mai 68
McGrogan Manus ; Guerlin Jean-Marie
ECHAPPEE
18,00 €
Épuisé
EAN :9782373090383
Ce n'est qu'un début, continuons le combat !" Après Mai 68, et malgré la répression policière, les groupuscules gauchistes se recomposent et tentent de poursuivre l'aventure révolutionnaire. Parmi eux, les étudiants de Vive la Révolution détonnent. Ces maoïstes tendance libertaire, ou "mao spontex" comme on les qualifiera, militent auprès des ouvriers, notamment immigrés, tout en étant fortement influencés par les mouvements radicaux américains. Leur journal, rebaptisé Tout !, quinzomadaire grand format aux couleurs vives ayant Jean-Paul Sartre pour Directeur de publication, cherche à fomenter une révolution à la fois politique et culturelle. Il ouvre ses colonnes aux mouvements et luttes antiautoritaires qui foisonnent : libération des femmes, antipsychiatrie, combats des homosexuels, jeunes en colère... Bien qu'éphémère, cette extraordinaire expérience d'un journal foutraque se trouve au carrefour de trois courants : gauchisme, nouveaux mouvements sociaux et contre-culture. Pour la première fois racontée, cette histoire montre comment Tout ! a concentré de façon explosive ces influences, qu'il a agrémentées de slogans percutants et d'un graphisme éclatant, pour devenir le fer de lance de la presse alternative.
Nous sommes entrés dans l'ère de la Technopoly. Soit une société dans laquelle la culture est entièrement soumise aux impératifs technologiques. Tout doit y être mesuré, évalué avec le plus haut degré de précision, converti sous forme de données quantifiables et objectives, pour permettre à des machines ou à des experts d'assurer, pour notre plus grand bonheur, la gestion de nos vies. Bien que l'information n'ait jamais été aussi facile d'accès et présente en telle quantité, nous sommes désemparés, incapables d'appréhender un monde devenu d'une grande complexité. D'autant que les institutions sociales (l'école, la famille, les organisations politiques...) et les valeurs au fondement de la culture humaniste - qui structuraient jusqu'alors nos existences tout en favorisant le développement de notre autonomie et de notre faculté de jugement - ont rendu les armes face au monopole de la technique. Les réflexions développées dans ce livre retentissant de Neil Postman, publié pour la première fois aux Etats-Unis en 1992, n'ont rien perdu de leur actualité. Bien au contraire, elles révèlent avec une rare lucidité les fondements des mutations profondes qui n'ont fait que s'accélérer depuis. En remontant aux origines de la science moderne et de l'idéologie du progrès, l'auteur dresse un constat sans appel : la soumission de la culture à la technique menace à terme de détruire les sources vitales de notre humanité.
Publié en 1887, ce livre est un réquisitoire contre l'idéal qui prédomine alors en Angleterre ? : s'enrichir en fournissant le moins d'efforts possible. Toute une population rêve en effet de parvenir à l'état de consommateur passif qui vit aux crochets des autres. A l'économie politique bourgeoise qui détruit la fraternité, Carpenter oppose un tout autre idéal ? : que chacun se dépouille du superflu et se retrousse les manches pour répondre à ses besoins, tout en partageant et en s'entraidant avec ses prochains. S'appuyant à la manière d'un Henry David Thoreau sur sa propre expérience de retour à la terre, sur sa sensibilité à la nature et sur les principes de la simplicité volontaire qu'il expose ici, l'écrivain-maraîcher plaide pour un socialisme anti-industriel. Soit une production à petite échelle fondée sur le travail des paysans et des artisans, qui maîtrisent leurs moyens de subsistance. Non seulement une telle société décentralisée serait plus juste et égalitaire, mais elle permettrait aussi une plus grande liberté et un épanouissement des individus. Car l'homme n'est pas fait pour s'enfermer dans des villes fumantes, mais pour vivre au grand air et travailler avec ses mains. Voici l'une des leçons de ce magnifique traité de philosophie pratique.
Plus l'école et l'éducation sont présentées comme étant en crise, plus l'utopie numérique y multiplie les promesses Même s'il existe une grande variété de situations en matière d'équipements informatiques selon les niveaux et les établissements, l'idée que l'école telle qu'on la concevait jusqu'alors est obsolète et qu'elle doit innover, se réinventer, s'adapter à un monde contemporain ultraconnecté, a triomphé. Ainsi, dirigeants économiques, intellectuels et politiques ne cessent d'appeler enseignants et pédagogues à céder devant l'impératif d'un prétendu progrès technique abstrait, et à s'en remettre les yeux fermés aux apprentis sorciers de la Silicon Valley. Ces mutations profondes, aux conséquences désastreuses, s'opèrent à grande vitesse dans une sorte d'inconscience générale et d'hypnose collective. Rares sont celles et ceux qui osent s'exprimer publiquement pour remettre en cause ces orientations. Ce livre leur donne la parole et montre que les processus en cours ne sont ni "naturels" ni inéluctables. Enseignants, intellectuels, soignants, parents, syndicalistes... y développent une critique des soubassements théoriques et des arrière-plans économiques de la numérisation de l'éducation, de la petite enfance à l'université. Autant de contrepoints qui expriment un refus de se laisser gouverner par des technocrates et autres startupeurs qui entendent révolutionner nos vies.