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Un enfant de Dieu
McCarthy Cormac ; Belleteste Guillemette
POINTS
8,40 €
Épuisé
EAN :9791041413454
L'ultime musique terrestre. Celle de McCarthy, lyrique, dépouillée, tragique, est un très grand moment de littérature". Lire A quel moment Lester est-il devenu un monstre ? Chassé de chez lui, il erre dans les montagnes comme un charognard guettant ses proies. Ses raisonnements se simplifient, les actes laissent place aux pulsions et ses gestes deviennent ceux d'un animal traqué. Un monologue où se mêlent insultes et sanglots s'élève dans sa grotte peuplée de cadavres ; le grognement à peine humain d'un enfant de Dieu. Né en 1933 dans l'Etat du Rhode Island, Cormac McCarthy, auteur de nombreux romans plusieurs fois primés, est l'un des écrivains américains les plus importants de sa génération. Il est notamment l'auteur de La Route et deNo Country for Old Men, adaptés au cinéma. Tous ses livres sont disponibles chez Points. Traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Guillemette Belleste
Depuis sa sortie de prison, Suttree vit sur les berges de la rivière Tennessee, dans la banlieue de Knoxville. Ses errances, imbibées d'alcool, le mènent dans les marges de la société américaine des années 1950 : celle des repris de justice, des vieux paysans désabusés, des chômeurs de tous bords, des prêtres évangélistes et des clochards qui sillonnent les routes.
Résumé : " Depuis quelque temps la route était déserte, blanche encore et calcinée, mais le ciel à l'ouest déjà rouge de soleil. Il marchait doucement dans la poussière, s'arrêtant de temps à autre, courtaud volatile disgracieux vacillant sur une patte, pour examiner le tampon de ruban adhésif qui sortait de la semelle de sa chaussure. " Lorsqu'il écrit ces lignes en 1965, Cormac McCarthy n'est encor qu'un jeune écrivain qui va publier son premier roman. Pourtant, tout ou presque est déjà dans cette phrase inaugurale. Un paysage que le vide rend irréel, où dominent le blanc aveuglant et le rougeoiement du ciel. Un personnage à la Chaplin, qui n'existe qu'à travers ses gestes, ses mimiques, ses attitudes, comme privé de monde intérieur, mais bientôt plongé dans un tourbillon de bruit et de fureur : la Prohibition, la crise de 29, des scènes de chasse au petit matin, de jeunes paysannes a demi nues au bord de la rivière, une voiture noire au capot luisant qui fonce dans la nuit. Et toujours cette nature sauvage, violente, intacte, plus ancienne que l'homme, et qui, probablement, lui survivra.
Lorsque Cormac McCarthy écrit en 1965 ce premier roman, tout, ou presque, de son oeuvre à venir y trouve son inscription. Un paysage que le vide rend irréel, où dominent le blanc aveuglant et le rougeoiement du ciel ; un personnage de Chaplin, qui n'existe qu'à travers ses gestes, ses mimiques, ses attitudes, comme privé de monde intérieur, mais bientôt plongé dans un tourbillon de bruit et de fureur : la Prohibition, la crise de 29, des scènes de chasse au petit matin, de jeunes paysannes à demi nues au bord de la rivière, une voiture noire au capot luisant qui fonce dans la nuit. Et toujours cette nature sauvage, violente, intacte, plus ancienne que l'homme, et qui, probablement, lui survivra. Le Gardien du verger a reçu le prix Faulkner l'année de sa parution.
Résumé : L'action se passe il y a un siècle et demi, au lendemain de la guerre entre le Mexique et les Etats-Unis, dans l'implacable décor de la Sierra Madre, des déserts du Texas au rivage du Pacifique. Au centre du livre, un jeune garçon de quatorze ans, dit le Gamin. Après avoir fui la hutte paternelle au Tennessee, il s'enrôle dans une bande d'irréguliers, payés au scalp, qui traquent l'Indien pour le comte du gouverneur de l'Etat mexicain du Chihuahua. Cette bande de soldats de fortune qui pillent, brûlent et tuent, a pour chefs le capitaine Glanton et son second, appelé le Juge, géant surhumain au savoir encyclopédique. Arrivée au Colorado, la bande est décimée par les survivants d'Indiens yumas. Un long affrontement commence entre le Juge et le Gamin, et la poursuite engagée au pied des dunes de la Vallée de la Mort trouve son grotesque et tragique épilogue, une vingtaine d'années plus tard, dans le bordel d'une bourgade texane. " Un western métaphysique, une équipée nihiliste au terme de laquelle rien n'est révélé, où l'on massacre pour cent dollars le scalp, où l'on ne récolte qu'un collier d'oreilles séchées. Le livre contient des scènes fantastiques et grotesques, certaines inoubliables et incroyablement culottées. " Philippe Garnier, les Inrockuptibles. Publié une première fois en France en 1988, ce livre admirable, sur lequel plane l'ombre d'Edgar Allan Poe, contient déjà en germe ce qui sera plus tard La Trilogie des confins.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.
Résumé : Les trois essais qui composent ce livre constituent la synthèse des recherches poursuivies par Lorenz dans le domaine de la biologie du comportement, et pour lesquelles le prix Nobel de médecine et physiologie lui a été décerné en 1973. S'appuyant sur des observations précises, Lorenz donne à l'éthologie son premier contenu scientifique positif. Il souligne la continuité des sociétés animales et humaines et montre les prolongements philosophiques de son étude de l'instinct.
L'Égypte ancienne n'est pas seulement la terre des pharaons, des pyramides et de fabuleuses richesses. C'est aussi le pays d'un peuple dont ce livre a le mérite de nous montrer, par le texte et par l'image son existence et ses préoccupations de tous les jours : travaux des champs, lutte contre la pauvreté et la disette, croyance dans un au-delà pareil à l'en-deçà, dont les dieux, semblables aux humains, sont souvent incapables de trancher contre le mal en faveur du bien. Au total, ce livre aux images évocatrices, constitue un panorama de la vie quotidienne dans ce qui fut l'un des plus grands empires du monde antique.
Quand Rome est mise à sac (410 ans ap. J. -C.), un soupçon naît chez les Romains adversaires du christianisme : serait-il responsable du déclin de Rome ? Augustin relève le défi de cette interrogation. La force et l'originalité de La Cité de Dieu consistent à proposer un principe pour éclairer le jugement, pour comprendre des événements inédits qui instaurent de nouveaux équilibres. Augustin distingue en effet entre le devenir de deux cités : la cité de Dieu et la cité terrestre. Leur destin ne doit pas être confondu : le règne du Christ et la domination terrestre ne sont pas la même chose. La paix de Dieu et celle des hommes ne se recouvrent pas. La cité de Dieu est certes présente dans l'Eglise, et donc dans le monde : elle n'y est pas "réalisée" et ne le sera jamais. Bien au contraire, la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de Dieu représente un principe critique par rapport à la cité de la terre. En celle-ci, tout - y compris donc l'empire romain - doit être relativisé, même si, dans la perspective du Jugement dernier, tout garde une valeur unique. Le chrétien vit dans cette ambiguïté, constitutive pour lui, de deux histoires. Les résonances politiques, religieuses, culturelles de La Cité de Dieu, dont c'est la première traduction intégrale en "poche", ont été immenses dans l'histoire de l'Occident.