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Les problèmes des archives en Afrique. A quand la solution ?
Mban Albert
L'HARMATTAN
16,50 €
Épuisé
EAN :9782296035737
Aucun État, aucun organisme, grand ou petit, ne veut mourir. Vivre passe par la mise en place d'une gestion rigoureuse des fonds ou des collections d'archives, c'est-à-dire du patrimoine documentaire dont l'aspect quantitatif ne cesse de croître. Vivre, c'est s'interroger sur les documents à créer absolument ou, au contraire, à éliminer. C'est créer et traiter les dossiers et assurer leur conservation et leur intégrité. Mais pour de nombreuses personnes, les archives représentent de vieux documents poussiéreux et sans importance. Il importe de se débarrasser de cette idée de vieux papiers attachée au terme d'archives. La théorie des trois âges montre le cycle de vie des documents : comme un être humain, un document naît, vit et meurt. Naissant, il est déjà une archive, mais ne commence pas sa vie au 3e âge ou au stade inactif. Ainsi la place de l'archiviste doit donc être près des décideurs. L'importance des archives pour le développement d'un pays, la bonne marche de l'administration et de l'entreprise, est mise en évidence par l'auteur qui lance un signal de détresse, car les dégâts causés par l'absence d'archives organisées sont tout aussi graves que ceux causés par la guerre. Mais ces dégâts sont sournois, aux conséquences graves et détectées parfois sur un très long terme. Ce signal de détresse est tiré pour un continent dont il connaît bien l'âme : l'Afrique francophone. Ces pays, très fortement marqués par la colonisation et la décolonisation, s'efforcent aujourd'hui de se construire, de se reconstruire dans leur personnalité propre. Mais ils oublient, jour après jour, faute d'organisation, leur passé proche comme leur passé lointain. On peut s'interroger sur cet état de fait. Il n'est pas question ici de douter de la responsabilité et de l'engagement des décideurs. Cependant ces derniers, qui ont pourtant un rôle de première importance, sont trop absorbés par le présent et, par ailleurs, ne sont pas suffisamment alertés sur les dysfonctionnements liés à l'absence de politique d'archivage et d'information. L'auteur s'efforce de montrer non seulement l'impérative nécessité d'avoir des archives bien organisées à tous les niveaux, mais aussi leur apport dans la gestion et la bonne gouvernance et expose le fruit d'une expérience de terrain et d'un travail approfondi. . . Ancien boursier de l'UNESCO au stage technique international d'Archives de Paris, Albert Mban, archiviste diplômé de l'EBAD de Dakar, est également docteur en sciences de l'information de la communication, titulaire d'un DESUP de documentation, d'un DEA d'histoire et d'une licence ès lettres. Il a travaillé au Service des Archives Nationales, à la Direction des Études et de la Planification du Ministère des Finances du Congo-Brazzaville dont il est originaire et comme chargé de mission en archives à la mairie de Villejuif (région parisienne). Connaissant bien l'Afrique francophone après avoir effectué de nombreuses missions d'expert comme Consultant international, il réside en France.
Cet ouvrage vise deux objectifs. Il peut être considéré comme un guide sur les règles de gestion et de classement des documents administratifs ; ou sur les procédures d'organisation et de conservation des documents d'archives. Sur le plan administratif, ce manuel traite de sujets importants relatifs aux fonctions courrier, secrétariat et archives, trois fonctions administratives de base qui ne sont pas toujours organisées de façon rationnelle et efficiente. Sur le plan pédagogique, il est un ouvrage de référence pour enseigner et former les étudiants en sciences de l'information et des archives, transmettre les connaissances techniques et professionnelles aux gestionnaires de documents, ainsi qu'au personnel des archives.
La documentation est une fonction essentielle dans toute administration organisée et moderne. Mais, en Afrique, la fonction documentaire est souvent imbriquée avec l'exercice des responsabilités administratives, car il y a fréquemment confusion entre les dossiers administratifs et la documentation. L'absence de personnel spécialisé, le manque de moyens nécessaires ainsi que l'inexistence de directives précises interdisent l'organisation rationnelle de l'importante masse documentaire produite et reçue régulièrement par l'administration. Tel est l'un des constats majeurs de cet ouvrage. Son point de départ, l'auteur le trouve dans sa thèse de doctorat. Intitulée "Les besoins en information et en documentation de l'administration publique au Congo", cette étude lui permet de démontrer l'existence réelle d'un besoin documentaire non satisfait des agents de l'administration publique congolaise. Plus de vingt-cinq ans après ce travail de recherche, l'auteur s'interroge de nouveau et, relisant sa thèse, tente de mesurer les avancées ou, au contraire, hélas, les piétinements de la situation documentaire, non plus du seul Congo, mais de l'Afrique francophone dans son ensemble. A partir des interventions qu'il a menées sur des terrains et en des lieux diversifiés, il dresse un nouveau bilan qui lui permet de poser le constat d'une demande importante face à une offre toujours pauvre. Alors, sans se décourager, l'auteur analyse avec minutie les raisons de cette pauvreté qu'il attribue, en partie, à la méconnaissance de la fonction de documentation et de son importance pour l'efficacité administrative, la prise de décision, la bonne gouvernance et la modernisation de l'Etat.
Ce recueil de nouvelles donne la parole aux oubliés des villes africaines : un flambeur ruiné par ses excès (La vie de Kota-Yanga), une veuve dépouillée par sa belle-famille (Le veuvage à l'africaine), un médecin impayé qui chronique les nuits de Brazzaville (Rumba et nocturne), ou encore des fonctionnaires et des marginaux confrontés à la brutalité sociale. Chaque récit dévoile les fissures d'une société où la dignité se négocie, mais où la mémoire et la résistance survivent malgré tout. Ce livre est une plongée dans la réalité congolaise, entre tragédie et ironie, entre désespoir et espoir obstiné.
Ce livre est un plaidoyer pour les archives des institutions administratives dont on semble ignorer l'importance, tant pour la conduite des affaires de l'Etat et l'information gouvernementale que pour la bonne gouvernance et la souveraineté nationale, en Afrique francophone. Il a été écrit à l'intention des plus hautes autorités africaines, particulièrement les chefs d'Etats et de gouvernements, car c'est eux qui ont le pouvoir de transformer les paroles en actes. L'objectif de cet ouvrage est de sensibiliser les principaux responsables nationaux à la question primordiale des archives administratives. Cette question n'a jamais été clairement posée ni examinée comme il se doit. Le problème des archives des institutions africaines n'a jamais été considéré par ceux qui ont le pouvoir de décision au sommet de l'Etat, par ignorance et faute d'éclairage nécessaire. Or ces archives, par leur statut particulier, représentent une véritable matière première irremplaçable et essentielle pour tout Etat moderne et organisé.
Boutin Perrine ; Lefur Paul ; Lang Jack ; Tasca Ca
Cet ouvrage propose quinze témoignages d'anciens élèves ou de chercheurs associés du master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle. Devenus professionnels, ils décrivent leur propre réalité, avec leurs mots, pour montrer toute l'étendue d'actions que proposent les didactiques des images. Le master Didactique de l'image de l'université Sorbonne-nouvelle a été créé en 2006, sous l'impulsion d'Alain Bergala, pour s'intéresser aux liens entre éducation et images et ainsi préparer au mieux les médiateurs culturels de demain face aux problématiques de la transmission. Depuis, les générations de diplômés continuent de s'implanter dans les actions d'éducation artistique, en France ou à l'étranger. Un livre sur la trajectoire des anciens d'une formation universitaire, aussi plaisant à lire qu'instructif !
Le 1er août 1909, François Faber remporte la septième édition du Tour de France cycliste. Le " Géant de Colombes ", ancien docker sur le port de Courbevoie, entre dans la légende, mais bien plus qu'un parcours sportif exemplaire son itinéraire est un condensé de la France de la Belle époque. L'histoire d'un gamin de banlieue au physique hors du commun et à l'appétit féroce, grandi entre maraîchages et usines, puis saisi par le démon d'une petite reine qui fera sa fortune. Un enfant de son siècle, qui croise aussi en chemin la terrible crue de la Seine en janvier 1910, le grand Jaurès quelques jours avant son assassinat, puis fauché en pleine gloire en mai 1915, lors de l'une des plus formidables offensives de la Grande Guerre... En s'appuyant sur la presse d'époque et sur de nombreux documents inédits, ce livre retrace le destin romanesque de ce champion attachant, l'un des plus populaires de son temps, né et grandi en France, devenu luxembourgeois à sa majorité sans jamais quitter sa ville de Colombes, puis engagé volontaire dans la Légion étrangère pour défendre sa patrie d'adoption.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.