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La réinvention de l'universel
Mbamfon Gervais Noël ; Dupeyron Jean-François ; Wo
L'HARMATTAN
22,00 €
Épuisé
EAN :9782336598413
Cet essai peut nous aider à comprendre que la nécessaire déconstruction de la figure du colonisé comme "damné de la terre" n'est pas suffisante pour bâtir un avenir commun d'émancipation et de justice sociale. La Colonie renaît perpétuellement, ici et maintenant, dans l'esprit et dans la matière, sous de nouvelles formes suscitées par des politiques extractivistes, impérialistes, prédatrices, agonistiques, constituant un véritable cannibalisme planétaire selon le mot de Nancy Fraser. Elle brouille bien des consciences et importe même en Afrique, via des prédicateurs cupides et réactionnaires, des comportements régressifs dont certaines sociétés anciennes auraient eu honte : la haine de la différence sexuelle, culturelle, spirituelle ; le refus de la liberté féminine ; la diabolisation des corps et de la nudité, etc. Autant de plaies relevant aussi de la colonialité du pouvoir, du savoir et de l'être. Autant de motifs de critique philosophique. Il nous reste donc, à toutes et tous, beaucoup de pas à faire vers la "vie philosophique" dont parlait Socrate. Et les fortes paroles de Gervais Noël Mbamfon peuvent nous aider à avancer dans cette direction, même si, la vieille Afrique le sait bien, "seule la route connaît le chemin" .
Cette anthologie montre un rude affrontement des visions du monde. Au nom des droits individuels, des libéraux s'opposent aux communistes qui tiennent aux droits collectifs. Des pragmatistes et des utilitaristes sont contre ceux qui pensent qu'il y a des idéaux à respecter. Des féodaux résistent à ceux qui pensent que tout arbitraire doit s'effacer devant le statut de citoyen. Des manipulateurs de superstitions et de croyances critiquent les rationalistes, les matérialistes et les athées. Des postmodernes s'affrontent contre les modernes. Des néolibéraux, adeptes de la destruction créatrice, se dressent contre les partisans d'un Etat-providence. Ces différentes visions de l'homme et du monde qui s'affrontent dans l'arène de la philosophie camerounaise ouvrent un champ de discussion intéressant pour l'avenir de cette discipline dont l'essence est essentiellement discursive.
Mukendji Mbandakulu Martin Fortuné ; Lianza Zalonk
L'ouvrage s'attèle à montrer le rapport dialectique entre la guerre et la paix. La guerre semble être le lot des hommes. Les causes, les sources de la guerre sont relevées ici. Les théories sur les guerres traditionnelles et modernes y sont développées. Il n'y a pas de paix sans guerre. Bien que celle-ci ait des germes de destruction de celle-là, elle en est aussi génératrice. Les relations entre les états sont sujettes à cette ambivalence. On fait la guerre pour avoir la paix. La guerre ne peut cesser que si les causes des conflits entre les nations, entre les hommes peuvent être extirpées. La paix est préférable mais elle reste à conquérir. Cette étude corrige l'opinion selon laquelle les relations internationales et la philosophie ne peuvent faire bon ménage. La polémologie et l'irénologie sont donc inséparablement liées aux réflexions philosophiques.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
Dans un contexte économique caractérisé par la mondialisation où les fusions, délocalisations et liquidations d'entreprises sont autant de risques pour les managers, la ressource principale de l'entreprise reste la connaissance. Véritable capital technique, social et culturel, il convient de la préserver, de l'enrichir et de la transmettre. Le capital mémoire de l'entreprise ouvre la voie au management des savoirs, à la gestion des connaissances et à l'ingénierie de la mémoire organisationnelle qui, chacun dans son domaine, cartographient les compétences et les savoirs que recèle l'entreprise et en définissent les enjeux stratégiques. Loin d'être un tout homogène, la mémoire de l'entreprise emprunte à de multiples sources, individuelles ou collectives, se pourrit de cultures conflictuelles et se fixe sur des supports composites - simples récits d'anecdotes, documents de presse ou institutionnels (affiche, film d'entreprise, banque de données...). Par-delà les clivages culturels, les querelles de territoires, les tactiques du secret, les justifications plus ou moins excusables de l'oubli, cet ouvrage montre en quoi la mémoire constitue, pour l'anticipation stratégique et la construction identitaire des collectifs de travail, un facteur-clef dé la communication d'entreprise. L'exemple des Chantiers de l'Atlantique de Saint-Nazaire illustre toute là complexité et la richesse du capital mémoire d'une grande organisation.