Notre site web sera en maintenance ce mardi 3 février après-midi. Les commandes enregistrées ne subirons pas de retard de traitement.
Une nuit dans les sissongo
Mballa Meka Elise ; Fame Ndongo Jacques
L'HARMATTAN
18,50 €
Épuisé
EAN :9782296098978
Sexe, amour et beauté, voilà le triptyque conducteur du roman d'Elise Mballa. Un drame dans un sissongo de luxe permet à l'auteure de faire vivre des femmes et hommes, des traditions, des cultures, des sociétés, dans une espièglerie calculée qui du drame initial, va nous emporter dans une lecture vive, tourbillonnante, étourdissante. Quel est le héros de cette oeuvre ? Est-ce Eding qui en est l'incontestable fil conducteur ? Est-ce Akeva qui en est le centre, autour duquel gravitent tous les autres personnages et même la dramaturgie ? Est-ce son mari Ekalé qui nous éclabousse de son infortune, de sa modestie et de cette humanité qu'il incarne avec noblesse ? Nous pouvons citer bien d'autres personnages et c'est là le secret de fabrique d'Elise Mballa qui nous livre une fresque dans laquelle nous avons toute liberté des choix de nos sympathies. On peut se poser d'autres questions. On peut se demander si c'est une oeuvre féministe. Féministe, elle l'est incontestablement. Mais de ce féminisme innové et vivifiant qui ne mure pas la féminité dans un catalogue d'hommasses patibulaires plus ou moins gouinisantes par nature ou par posture de combat. On peut se poser bien d'autres questions et je sais que vous vous en poserez encore, quand vous aurez entendu le clap de fermeture de la dernière page. Et c'est en cela que l'on apprécie une écriture. Gaston Kelman.
Comment faire de l'eucharistie un "modus vivendi", un mode d'exister plutôt qu'un culte ? On ne peut pas communier au corps du Christ, si on n'est pas prêt à communier à ses options fondamentales, car participer à l'eucharistie, c'est s'engager historiquement dans le combat pour l'avènement d'un monde plus juste et plus équitable pour tous, c'est une mystique de l'exode, un chemin de Pâques, une rédemption pour l'avènement des cieux nouveaux et d'une terre nouvelle (Ap.21,1). Et s'engager à assumer les choix de Jésus Christ, assassiné à cause de ses options ; en célébrant sa passion-résurrection, nous adhérons à ses choix. L'eucharistie apparaît trop souvent plus comme un rite qu'une pratique ; or c'est la pratique de Jésus qui l'a conduit à la mort ; c'est parce qu'il a vécu d'une certaine manière qu'il a été condamné. Nous devons revoir notre catéchèse sur l'eucharistie. C'est cela la mystique eucharistique.
Ngawali a vécu toute sa vie en suivant des valeurs inculquées par sa famille. Son univers, centré autour de son mari, s'écroule lorsqu'elle découvre son infidélité. Moment de crise pour Ngawali. La question de la différence entre l'homme et la femme est abordée des femmes et des hommes de différentes générations qui déverseront avec réalisme des souffrances vécues (adultère, trahison, polygamie, violence). L'ouvrage évoque aussi les dangers des traditions rétrogrades, de la dépendance affective ou de l'immobilisme mental.
La Saison des mangues dresse le portrait couleur sépia d'une famille unie par les difficultés, dans un environnement rural coloré, confrontée aux luttes quotidiennes contre la pauvreté, la faim et la perte. Des moments clés, tels que la mort du père, les premières saisons des mangues et les dures conditions de la vie rurale, constituent la trame de scènes vivantes et immersives, jonchées de souvenirs douloureux. Véritable hommage à la mémoire et appel à l'humanité, ce récit poignant de survie met en évidence les réalités de la misère infantile.
Ce roman retrace l'aventure d'une enfant née dans un camp de pygmée. C'est une orpheline qui, de péripéties en péripéties, arrive à l'université avec quelques talents de chanteuse. Elle est admise à l'orchestre universitaire où elle conquiert le public des cabarets et par le cacheton et le farotage, elle parvient à financer ses études. Elle s'approprie un public grâce aux polyphonies pygmées qu'elle interprète. Elle réussit, sans grand mal, à obtenir un diplôme universitaire. Et comme un rayon de beauté, elle fracasse le coeur d'un de ses admirateurs, un parigot grand teint, belle gueule, grand train, poches garnies et nous voilà un soir, ou plutôt un matin, à Paris.
Immobile face à sa femme, il attend les premières séries de l'après-midi. Six mois qu'elle est partie. Elle n'a jamais donné de nouvelles et lui, comme un con, il garde sa photo sur la télé. II s'entend lui chuchoter "ils m'ont viré, tu te rends compte, ces salauds", et il est sûr d'apercevoir aux commissures de ses lèvres l'ébauche désolée d'un sourire. Ici, on voudrait s'aimer et on ne sait pas bien comment ; on parle sans toujours trouver les mots ; on s'accroche au quotidien comme on peut. Au fil des quinze histoires qui composent ce recueil, on croise des individus qui donnent parfois l'impression de marcher à côté de leur propre existence. Le propos est grave, souvent drôle, toujours tendre.
Ce livre constitue un inédit dans le domaine du music-hall. Les cinquante années envisagées s'étalent de la fin du XIXe siècle à la décennie cinquante. Les chercheurs et curieux y trouveront les noms d'artistes de talent qui eurent du succès en leur temps mais ne figurent dans aucun ouvrage, même spécialisé. Ce travail a demandé des recherches considérables mais n'a guère la prétention d'être exhaustif. Un des objectifs consiste également à réparer des injustices et susciter peut-être des rééditions d'enregistrements rares et précieux.
Comme à son habitude, Marie est la première à se proposer pour venir faire les courses avec moi, deux autres jeunes du groupe nous accompagnent. C'est un soir du mois de novembre, il fait froid, nous parlons du temps, va-t-il neiger ou non? L'ambiance est détendue, je raconte une anecdote personnelle Marie, assise à côté de moi se tourne brusquement et me lance froidement "On n'en a rien à faire de ta vie!" Sur le coup je me tais, je ne comprends pas l'agressivité de ses paroles, je passe à autre chose mais au fond de moi je suis blessée. Que s'est-il passé? Pourquoi de telles attitudes, la sienne, la mienne? Pour quelles raisons cela me touche-t-il autant?.
La maladie d'Ehlers-Danlos est une maladie héréditaire qui touche, de façon diffuse mais très variable, l'ensemble du tissu conjonctif, c'est-à-dire la quasi-totalité des tissus du corps humain, à l'exclusion du système nerveux. Le diagnostic est possible, avec certitude, sur un regroupement significatif de signes cliniques et la présence d'autres cas familiaux. La transmission est systématique à tous les enfants de parents dont un, au moins, est atteint. C'est un argument pour éviter l'accusation erronée de violences sur un nourrisson qui présente des ecchymoses ou des fractures spontanées. Toutes les personnes avec un Ehlers-Danlos peuvent avoir des anévrysmes qui sont à rechercher systématiquement. Ce n'est pas une maladie rare mais au contraire très fréquente (2 % de la population française). Ce n'est pas une maladie orpheline puisque des traitements efficaces ont pu être mis en place pour atténuer les conséquences fonctionnelles, principalement des orthèses dont des vêtements compressifs spéciaux et l'oxygénothérapie intermittente. Ce livre vient apporter les réponses que des centaines de milliers de patients attendent pour expliquer leurs souffrances et les multiples situations de handicap qu'ils rencontrent au quotidien, le plus souvent dans l'incompréhension parfois hostile de leur entourage et de leurs médecins.