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Vivre à Cordoue au Moyen Age. Solidarités citadines en terre d'Islam aux Xème-XIème siècles
Mazzoli-Guintard Christine
PU RENNES
20,00 €
Épuisé
EAN :9782868477781
Au Xe siècle, Cordoue, capitale des Omeyyades d'Occident, forme une vaste conurbation et apparaît comme la plus grande ville de la Méditerranée. Or, autant les chroniques fourmillent de données concernant le groupe détenteur du pouvoir et permettent de cerner les rouages de l'administration, l'entourage du prince ou le cérémonial de la cour califale, autant elles ignorent le monde des citadins et les ressorts sur lesquels la ville s'appuie pour fonctionner. Il faut se tourner vers le monde des juristes pour voir apparaître, derrière les instances officielles qui gèrent la ville, les modes d'organisation sociale qui permettent la vie d'une société urbaine, par définition foisonnante, plurielle et multi-confessionnelle en terre d'Islam. À travers le recueil de fatwas d'Ibn Sahl (1022-1093), se dessinent des espaces urbains gérés par les habitants pour leur commun profit, espaces publics de la ville, espaces communautaires du quartier, espaces de la maison partagés avec le voisin. L'ouvrage examine ainsi le réseau hiérarchisé des rues, le monde du marché, les relations que les hommes entretiennent autour de leurs murs ou de leur système d'évacuation des eaux. Les solidarités citadines qui se développent autour des biens communs à l'ensemble des Cordouans s'expriment surtout au niveau du quartier, l'espace de sociabilité par excellence des citadins : la mosquée en constitue l'élément structurant et on y voit des hommes intervenir dans la gestion de leur oratoire et développer un tissu urbain qu'ils sécrètent en se fondant sué le respect d'un certain nombre de règles tacites répondant au principe fondamental La darar wa la dirar, Ne nuis point à autrui !
L'ethnozootechnie, " zootechnie populaire ", ou encore, " zootechnie traditionnelle " étudie, dans une approche multidisciplinaire les interactions qui se jouent, depuis toujours, entre l'homme et l'animal domestique. Les vingt-quatre contributions du présent volume illustrent les nombreuses facettes de l'ethnozootechnie. L'histoire y tient une place importante. Le zootechnicien s'y intéresse pour le plaisir de la connaissance d'abord, pour intégrer la situation des animaux et de leur élevage clans un contexte évolutif ensuite, pour y puiser des leçons d'humilité enfin : il arrive en effet que des problématiques considérées comme modernes soient en réalité anciennes dans leur formulation et même, parfois, leur résolution. Plusieurs articles, généraux ou spécifiques, portent sur des thèmes historiques diversifiés quant à la période et le lieu. Ils montrent bien que l'histoire de l'élevage est un vaste sujet, qui peut s'avérer passionnant. L'histoire se retrouve dans une série d'études d'ethnologie animale - autre composante de l'ethnozootechnie - où les auteurs traitent d'événements ayant marqué l'évolution de certaines populations, ou bien de la manière dont une race est née officiellement, permettant d'intéressantes comparaisons. Mais l'ethnologie animale, tout comme l'ethnozootechnie en général, d'ailleurs, ne se confondent pas avec leur dimension historique. Ainsi, on trouvera plusieurs communications sur la question très actuelle - pour des raisons patrimoniales et de biodiversité - de la sauvegarde des races locales. Les pratiques d'élevage traditionnelles qui, pour certaines d'entre elles, peuvent être mises au service de la modernité, sont un autre ensemble intégré à l'ethnozootechnie. L'actualité de certaines réflexions n'échappera pas au lecteur, d'autant plus qu'elles suscitent des questions de fond sur des problèmes importants comme la formation, la recherche et le développement. L'élevage d'hier peut donc constituer une source d'enseignement pour l'élevage d'aujourd'hui, comme l'a montré l'?uvre de Bernard DENIS.
Mazzoli-Guintard Christine ; Ariza Armada Almudena
Le programme des concours CAPES-Agrégation d?histoire 2015-2016 envisage sur un temps long de six siècles et un espace extrêmement vaste (l?essentiel des terres d?Islam, al-Andalus, Maghreb, Egypte, Syrie, Hedjaz, Iraq jusqu?en 1258, seules étant exclues l?Anatolie et la Perse) la thématique du pouvoir. Gouverner en terre d?Islam signifie comprendre l?ensemble des conditions dans lesquelles un pouvoir s?exerce sur une population, la domine, la contrôle, autrement dit connaître tout à la fois les théories du pouvoir et les réalités de son exercice, dans ses variantes entre l?Orient et l?Occident, dans les évolutions que connaissent les différentes régions des terres d?Islam. Il s?agit donc de donner les principales clés pour comprendre les diverses formes que prit l?exercice du pouvoir dans le monde musulman entre le Xe et le XVe siècle, de suggérer des pistes de réflexion et de proposer une bibliographie sur les différentes thématiques à considérer.
Le chamane séminole a pour mission d'éradiquer la volonté du Mal. Parviendra-t-il à ses fins ? Un roman ramassé et foisonnant sur fond d'animaux, de botanique ancienne (la mandragore) et contemporaine (les Everglades), d'enfants surdoués, de mythologies.
Résumé : Episode majeur de la pensée architecturale, la Tendenza naît dans l'Italie des années soixante et acquiert, dès le début des années soixante-dix, une renommée internationale. Le présent ouvrage, composé d'un essai analytique et de témoignages marquants des protagonistes de la Tendenza, retrace les grandes lignes de son histoire et ranime la richesse et la diversité des débats qui ont alors éclos dans le champ de l'architecture urbaine. Outre une analyse féconde de la spécificité de ce mouvement dans le débat architectural et urbain de l'après-guerre et une lecture de ses concepts propres, Cristiana Mazzoni propose ici une sélection d'articles, de leçons universitaires, d'extraits ou de préfaces de livres - pour la plupart inédits en français - de ses principales figures. Une mise en relief éloquente d'une période clé de l'histoire de l'architecture de la ville.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.
Pourquoi établir des liens entre des images de films radicalement différents, au-delà des auteurs, des pays et des époques ? Parce que ces images convoquent des motifs visuels qui hantent le cinéma depuis ses origines : la fenêtre, la nuque, l'escalier, le miroir, le labyrinthe, le téléphone, le chat, le cri, et tant d'autres... Ces motifs ont des affinités profondes avec le langage et le récit cinématographiques. Ils sont de ce fait universels, pluriels, ambigus, et chaque cinéaste est incité à les adopter, les transformer et les réinterpréter. Les motifs de cinéma ont une grande agilité à se mouvoir : migrer d'un film à l'autre, d'un cinéaste à l'autre, d'une époque à une autre. Par le jeu des reprises et des différences, ils imprègnent la mémoire émotionnelle du spectateur et ouvrent une nouvelle perspective à l'histoire du cinéma. Les soixante motifs analysés et le millier de films cités donnent la mesure de l'impact visuel et narratif de ces images séminales, souvent reliées à la tradition picturale. Ce livre établit des liens comparatifs entre des créateurs qui ont confronté leur art à un même motif, permettant ainsi d'identifier leur singularité, leur rapport intime et personnel à ce motif, et leur rapport à l'histoire commune des images cinématographiques. Une des ambitions principales de cette riche collection de textes, adossés à des photogrammes choisis par les auteurs eux-mêmes, est de susciter l'émergence d'une possible théorie du motif en cinéma.
La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Une histoire du peuple de Bretagne, de la Préhistoire à nos jours. Les histoires de Bretagne ne manquent pas... Mais celle-ci adopte un point de vue inédit : celui des paysans, des ouvriers, des marins, celui des hommes et des femmes sans histoire, sans papiers. Elle porte attention aux plus humbles, pas seulement aux puissants ; s'intéresse à la vie concrète et aux rêves qui s'y enracinent, pas seulement aux couronnements et aux batailles ; risque d'autres chronologies ; ruine quelques évidences... La crise économique de l'âge du fer, l'arrivée des Bretons en Armorique, la condition paysanne pendant la féodalité, la révolte des Bonnets rouges, la traite négrière, la Révolution et la Chouannerie, le développement du chemin de fer, l'émigration bretonne, la Grande Guerre, la Résistance, la crise du modèle agricole breton, Notre-Dame-des-Landes... Autant de moments de notre histoire examinés d'un oeil neuf. Emergent ainsi de nouvelles figures, émouvantes ou pittoresques, jusque-là noyées dans l'anonymat des siècles. Et de nouveaux sujets : manger à sa faim, lutter pour sa dignité, découvrir de nouveaux horizons, accéder au savoir, devenir citoyen... Pas de jargon, un rythme de lecture facile : cette histoire a été rédigée avec le souci de s'adresser au plus grand nombre tout en obéissant à la rigueur du métier d'historien. Ce livre a été rédigé par trois historiens et un journaliste : Alain Croix, Thierry Guidet, Gwenaël Guillaume et Didier Guyvarc'h. Ils sont les auteurs de nombreux autres ouvrages dont, chez le même éditeur, l'Histoire populaire de Nantes.