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La Mort de Smaïl-aga Tchenguitch
Mazuranic Ivan ; Sidoti Antoine
NON LIEU
20,00 €
Épuisé
EAN :9782352701071
Ivan Mazuranic (1814-1890), qui fut le premier ban (gouverneur) roturier de la Croatie alors sous administration austro-hongroise, est l'auteur d'un des chefs-d'oeuvre de la littérature de son pays, traduit en maintes langues étrangères, La Mort de Smail-aga Tchenguitch, un poème en cinq chants, composé de 1 134 vers. Inspirée d'événements réellement survenus dans la première moitié du XIXe siècle, La Mort de Smail-aga Tchenguitch raconte une histoire somme toute assez banale en son temps, représentative des rapports turco-monténégrins et, plus largement, turco-slaves au cours des siècles durant lesquels les Slaves du Sud vivaient sous la férule de l'Empire ottoman. Présenté comme un "preux", mais aussi comme un homme particulièrement cruel, l'aga Tchenguitch est un tyran d'Herzégovine qu'une compagnie monténégrine - dépêchée secrètement par le "seigneur" de Cetinje, Petar II Petrovic Njegos (1813-1851) - et des membres de la tribu Drobnjaci tuent en 1840 à Mljeticak, le jour où "la bête féroce" vient sur le territoire de cette dernière percevoir son tribut, le harac. Considéré comme un "chant de haine" par certains, La Mort de Smail-aga Tchenguitch l'est assurément, non pas d'incitation à la haine de son prochain, mais de haine contre la tyrannie et les tyrans, une haine libératrice que, aux yeux du poète, justifie l'atteinte à la liberté et à la dignité des peuples et des personnes commises par les puissants et les impérialismes.
Nominée quatre fois pour le prix Nobel, Ivan Brlic-Mazuranic est l'un des plus grands écrivains croates du XXe siècle. Elle nous conte ici les aventures d'hommes, de femmes et d'êtres fantastiques qui ont façonné l'histoire rêvée de la Croatie. Ses personnages nous transportent dans des décors majestueux, à l'ombre des forêts et montagnes, ou sous les eaux limpides, là où se mélangent les rêves et le réel.
Hérode Ier le Grand (73-4 av J-C), fut roi de Judée de 37 av J-C a 4 av J-C, placé sur le trône de Jérusalem par les Romains. Son histoire est surtout connue par les écrits de l'historien juif Flavius Josèphe qui raconte que, par peur des complots, il fit assassiner son épouse Marianne ainsi que plusieurs de ses enfants. Sa cruauté et son impopularité ont laissé des traces dans l'Evangile selon Matthieu : selon celui-ci, les Sages ayant annoncé la naissance à Bethléem du " roi des Juifs ", Hérode l'ayant hait chercher, il aurait ordonné la mise à mort de tous les enfants mâles de la ville âgés de moins de deux ans. Ce fut le massacre des Innocents dont l'historicité est souvent contestée. Si peu d'écrits le concernent, l'archéologie en revanche a mis au jour de nombreux vestiges de l'oeuvre d'Hérode 1er qui fut un grand bâtisseur. Ernest-Marie Laperrousaz s'attache en particulier a deux réalisations majeures : la reconstruction du Temple de Jérusalem (détruit par Titus en 70) et la forteresse de Massada. Puis il présente deux nouveaux mouvements religieux : l'essénisme et le christanisme.
Voici un livre courageux, élégant et érudit. Au-delà du rapport du Coran à la femme qu'on retrouve le long du texte, au-delà de la représentation islamique finement décrite d'un corps féminin diabolisé ainsi que du statut quasi servile de la femme, le livre aborde des questions taboues, se rapportant à l'institution des "mères des croyants". Il en dévoile les non-dits en décryptant le texte sacré selon une démarche nourrie par les sources les plus autorisées. Comme le souligne l'introduction "le thème profond de ce livre est la contestation féminine à la naissance de l'islam et la façon dont les textes religieux, Coran et Sunna, l'ont étouffée et ligotée, en un mot enchaînée". Mohammed Ennaji "n'a pas froid aux yeux" dans son approche du sacré, l'expression est de Régis Debray dans sa préface à un autre titre du même auteur. Elle se vérifie à nouveau dans "Le corps enchaîné".
L'oeuvre d'Ibn Khaldoun, dont sa désormais célèbre Al Muqaddima, Introduction à l'Histoire universelle, ne fut connue en Occident qu'au milieu du XXe siècle. On découvrit alors un prodigieux savant, dont les travaux, réalisés au XIVe siècle, faisaient de lui un précurseur de génie de plusieurs disciplines scientifiques. Au cours d'une vie tumultueuse, Ibn Khaldoun parcourut les royaumes berbères du Maghreb et séjourna en Andalousie. Acteur clé de son temps, il y fut tour à tour ministre, professeur, juge, diplomate, et savant. A l'occasion du 600e anniversaire de la mort de ce génie maghrébin, Smaïl Goumeziane analyse, sous un angle inédit, et sur fonds d'histoire du Maghreb, les apports essentiels d'Ibn Khaldoun aux sciences humaines. Approfondissant les causes du déclin du Maghreb depuis la chute de Grenade, l'auteur remonte jusqu'au XVIIIe siècle et renoue les fils de la pensée khaldounienne et ceux du siècle des Lumières. Biographie de l'auteur Smaïl Goumeziane, ancien ministre du Commerce d'Algérie (1989-1991), docteur ès Sciences économiques, est spécialiste de l'économie du développement, notamment en Méditerranée. Il a déjà publié: Le Mal algérien (Fayard, 1994); Le Pouvoir des rentiers (Paris-Méditerranée, 2003); Fils de Novembre (Paris-Méditerranée 2004); La Tiers Mondialisation (Corlet, 2005).